‹ Mes souvenirsChapitre 81 sur 113 · I. Mémoires d'an Royaliste, t. Il, p · texte numérisé non relu

I. Mémoires d'an Royaliste, t. Il, p

3. Le Théâtre du Gymnase, dont Eugène Scribe était le fournisseur attitré et que la duchesse de Berry avait pris sous sa protection, porta, depuis le 8 septembre 1834 jusqu'à la révolution de Juillet^ le nom de Théâtre de Son Altesse Royale Madame.

de mon départ, connaissant mon admiration pour Victor Hugo, il insista pour me faire accepter l'exemplaire d'IIernani qu'il avait acheté sous les galeries du Palais- Royal quelques jours après la première représentation. Je conserve précieusement cet exemplaire qui porte, sur la feuille de garde, cette signature ou plutôt cette griffe : Hierra .

Le salon et la bibliothèque communiquent directement avec la chapelle. « S'il en eût été autrement, écrit M. de Falloux, ma femme et ma fille n'eussent pu, comme elles le faisaient tous les soirs, dire à haute voix la prière avec tous les gens de la maison. Cet usage était commun au château et à la ferme. Il est assez général en Anjou, et nous y tenons beaucoup'. » — Ce que M. de Falloux ne dit pas, c'est que sa chapelle était une merveille. L'autel, un des plus beaux morceaux de la sculpture sur bois de la fin du xv" siècle, est orné de sept bas-reliefs en ronde bosse représentant l'histoire de la Passion. Au-dessus des bas-reliefs s'élèvent des couronnements formés par un système fort compliqué de petites constructions architecturales dans le genre de celles qui couronnent les stalles de la cathédrale d'Amiens. L'autel est peint et doré dans toutes ses parties avec le plus grand soin et conformément aux anciennes données. Les vitraux ne sont pas moins remarquables. Les quatre fenêtres de la chapelle encadrent seize médaillons représentant les principales circonstances de la vie de la Sainte Vierge. La voûte et les murs sont enrichis d'une brillante polychromie: l'azuret l'or dominent dans les parties élevées: dans les au-

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