MES DEBUTS
Devoirs ministériels. — Les avocats. — La tribune. — Enterrements civils. — Premier discours. — Une réplique. — Les Quarantecinq. — Le Prince Napoléon. — Essais de tir. — Le général Frossard. — S. M. le Schah. — Fusées et ballets. — Faux départ. — Le Schah et le Roi.
Une entreprise humaine quelconque, qui aurait été soumise au régime imposé à l'armée française par nos désastres et par nos institutions politiques, depuis un quart de siècle, n'y résisterait certainement pas. La moyenne du temps pendant lequel les ministres de la Guerre ont été en fonction ne dépasse pas une année. Les trois quarts d'entre eux n'ont pas pu appliquer eux-mêmes les réformes qu'ils avaient préparées, ni ordonnancer les crédits qu'ils avaient demandés. Une boutique, un atelier, une étude d'avoué ou de notaire, une charge d'agent de change, une usine, dans de pareilles conditions, deviendraient les clients nécessaires des syndics de faillite. C'est que le rôle d'un ministre de la Guerre, même dans les périodes où il n'est que l'administrateur, et non le chef réel de l'armée, est d'une importance considérable pour l'existence même de cette armée . Il ne suffit pas que le ministre de la Guerre ait assez l'expérience des choses pour