‹ Mes souvenirs (volume 3)Chapitre 203 sur 309 · LES DEUX DRAPEAUX · texte numérisé non relu

LES DEUX DRAPEAUX

Dénombrement. — Monarchistes et républicains. — La mission de M. Cheneslong. — Le droit héréditaire. — L'ordre et la marche. Que pense le ministre de la Guerre ? — Conspirations de salon. — Drapeaux combinés. — Un procès-verbal. — Acte d'indiscipline. — Un général politique. — Effondrement. — Le prétendant à Versailles.

Évidemment, comme le maréchal de Mac Mahon le disait lui-même, ce n'était pas pour fonder la République que l'Assemblée nationale l'avait nommé. C'était donc pour fonder la monarchie. Et, les princes d'Orléans s'effaçant, le comte de Paris, chef de leur branche, allant, le 5 août 1873, saluer à Frohsdorff le comte de Chambord, comme chef de sa Maison et seul représentant de la monarchie en France, la monarchie qu'il s'agissait de fonder était et ne pouvait être que la monarchie dite légitime. La majorité était donc décidée à consacrer les mois qui s'écoulèrent entre le 25 juillet, date de la prorogation de l'Assemblée, et le 5 novembre, date de la reprise de ses travaux, à préparer la restauration. Et la visite du comte de Paris à Frohsdorff marqua l'ouverture de cette campagne.

La majorité pouvait se répartir en quatre groupes : Ier groupe : l'extrême droite, quatre-vingts membres, appelés aussi les chevau-légers. Ceux-là voulaient le Roi pour le Roi, avec ses principes, avec son drapeau,

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