LE NEUVIÈME CORPS D'ARMÉE
Ancien colonel aux grenadiers de la Garde, le général Metman avait commandé, au siège de Metz, une division du 3* corps. Il avait son quartier général à Sedan, en attendant qu'il pût le transporter à Châteauroux. Sa division comprenait les 33e et 34e brigades d'infanterie. Dans la 33e brigade figuraient le 68* d'infanterie, colonel Dardier, en garnison à Givet avec son dépôt à Issoudun; le 90e, colonel de Brem, en garnison à Sedan avec son dépôt à Châteauroux. Elle avait pour chef le général Henry. La 34e brigade contenait le 114e de ligne, colonel de Maureilhan de Polhès, en garnison à Montmédy avec son dépôt à Châtellerault ; le 125e de ligne, colonel Sabattier, en garnison à Poitiers, son séjour normal. Elle avait pour chef le général Nayral.
Fils et petit-fils d'officiers généraux, le général Fauvart-Bastoul, mon second divisionnaire, dont le père commandait le Ier régiment de cuirassiers, quand le maréchal de Mac Mahon y vint faire son stasre d'officier d'état-major, avait remplacé à la tête de sa division le général Bataille, grièvement blessé à Borny. Sa division comprenait les 35e et 36* brigades d'infanterie. La 35e brigade contenait le 32e de ligne, colonel Thibaudin, provisoirement à Angers, en attendant l'achèvement de sa caserne à Tours, et le 60e de ligne, colonel Bardin, à Tours. Elle avait pour chef le général de Gramont. La 36e brigade était provisoirement au camp de Châlons. Elle contenait le 77e de ligne, colonel Sautereau, et le 1356 de ligne, colonel Dufour d'Antist. Elle avait pour chef le général Bounetou. Le bataillon de chasseurs à pied du corps d'armée était le 13e, stationné à Tours sous les ordres du commandant de Revanger. Depuis, on a détaché les bataillons de chasseurs à pied des corps d'armée, et on a trouvé pour cette troupe d'élite des positions plus judicieuses à la frontière et dans les Alpes.
Le corps d'armée comprenait en outre une brigade de cavalerie, la 9e, commandée par le général de Boërio et réunie à Tours. Elle contenait le 2e régiment de chasseurs, colonel baron Petiet; le 3e de dragons, colonel Barbut. Le colonel Barbut est une vieille connaissance pour mes lecteurs. Je leur ai raconté dans la première série de ces Souvenirs comment, maréchal des logis chef de l'escadron du capitaine Gentil de Saint- Alphonse, il avait survécu au désastre de Sidi- Brahim, et comment il avait échappé au massacre général ordonné par Abd-el-Kader, en se faisant passer pour un officier, grâce au double galon cousu sur sa manche.
La 5e brigade de cuirassiers, destinée à faire partie d'une division indépendante, était aussi stationnée sur le territoire du 9e corps. Elle était commandée par le général Bouttier et contenait le 7e de cuirassiers, colonel Boré-Verrier, et le 10e, colonel Iuncker, à Angers.
La brigade d'artillerie, commandée par le général de Bar et formée du 20e, colonel Mallarmé, et du 330, lieutenant-colonel Liégeard, était réunie à Poitiers. Un peu plus tard, le 26 régiment de pontonniers fut créé à Angers, où il trouva les ressources nécessaires à son instruction. Le directeur du génie était le colonel Lévy, qui est parvenu rapidement au grade de général de division.
Les services accessoires comprenaient le 9e escadron du train, à Châteauroux, et les 9" sections de secrétaires d'état-major, des commis et ouvriers militaires d'administration, à Tours. Enfin, je retrouvai un de mes camarades aux spahis, le colonel Perottin, qui commandait la légion de gendarmerie.
Telle était la composition du 9e corps. Pendant les cinq ans qu'il passa sous mon commandement, il fut complété par la rentrée des corps détachés, et quand je le quittai, tout y était en ordre définitif. Sur son ter-