‹ Mes souvenirs (volume 5)Chapitre 106 sur 285 · LE DOCTEUR PASQUIER · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR PASQUIER

f^le capitale dans les guerres civiles : ne Jamais permettre un contact quelconque entre la troupe et l'insu^, maintenir la troupe hors du rayon d'action, et ne la /aire donner qu'au moment où son intervention devient indispensable. Mais, malgré tout, on se demandait comment se conduiraient en face les uns des autres ces hommes qui venaient de vivre et de comï»attre à côté les uns des autres. La mort d'un homme en décida.

Avec la première compagnie, marchait un médecin militaire, nommé le docteur Pasquier. Quand il vit que les ^TTiies s'apprêtaient, et qu'en face des soldats les fédé- *^3, massés de l'autre côté du rond-point de Courbe- ^oie, allaient faire feu, il dit à un officier qui était à «cheval à côté de lui : « C'est trop bête ; je vais aller '*ire entendre raison à ces gens-là. d Et il partit en *^ant, en parlementaire amateur, agitant son mouchoir *t faisant des gestes d'apaisement. Les fédérés l'ac- '^eillirent par une décharge qui le renversa mort. . '^tait fini. Les soldats, en le voyant tomber, prirent ^**Stantanément leur parti. « Ah ! c'est comme cela ! Us *<ent nos médecins ! Attends voir ! n Voilà ce que t*^nsa Dumanet, et Dumanet fit feu. Et quand Duma- **^t eut fait feu, il continua. Les gardes nationaux, les ^^irieux qui étaient venus pour voir s'enfuirent en 'lésordre vers Paris.

Le lendemain 3, eut lieu une seconde sortie. Elle fut *iésastreuse pour les gens de la Commune. La 2' division de cavalerie, qui contenait deux régiments de gendarmes à cheval, balaya ou captura bon nombre <ie gens qui étaient venus jusqu'à Rueil et dont la fetraite se trouvait coupée. Ce fut là que périt Flou- T-ens, celui qui, pendant le siège, s'était affublé du titre Vûxarre de » major de rempart n. I! fut surpris à la porte d'un estaminet, au moment où il cherchait à s'échapper, sa valise à la main. Un capitaine de gen-

darmerie nommé Desmarets lui fendit la tète d'un cou de sabre. Ce capitaine fut décoré pour cela. Après retraite, il est mort, je crois, juge de paix en Ven

Les premières nouvelles de cet engagement qui vèrent à Versailles étaient assez contradictoires que M. Thiers, redoutant par-dessus tout un échec, qui eût doublé la force morale de rinsurrecticr-^^ m'envoyât d'urgence, à Viroflay, Tordre de ramasser tc::::::^^^' ce que je trouverais de troupes et de les mener, guise de renfort, au général Vinoy. Je partis en h^^ avec quelques compagnies de la brigade Lamariot^^^ Msds, entre Garches et Vaucresson, je rencontrai j^ général Vinoy qui rentrait, fort satisfait de cette pr-«. mière journée et de l'attitude de ses troupes.

Les opérations actives du second siège de Paairns étaient commencées.

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