AMBASSADEUR EXTRAORDINAIRE
Aimci'Voui le» voyages ? — Mes instructions. — Mon coUtgne. -^ Aadience solennelle. — S. M. Oscar II. — Les missions étrangles. — Mon toast. — Le sacre. — Fites et distractions, — Demande embarrassante. — Une convetsation politique. — Tcis mol informé! — Nouvelles imprévues. — A qui la lettref^fl Chei M. Thiers. ■
Un soir des derniers jours d'avril 1873, j'étais venu à la réception quotidienne de M. Thiers. Je trouvai le Président au milieu d'un groupe d'hommes politiques, donnant la réplique à un député, qu'à ses allures solennelles et .sa parole sentencieuse, je jugeai devoir être au moins président d'une chambre de notaires.
— Non, monsieur le Président, disait ce personnage au moment où j'arrivai, non, vous ne pouvez pas tenir que votre politique soit en conformité avec l< pacte de Bordeaux ! Vous méconnaissez le pacte Bordeaux !
Le pacte de Bordeaux n'éveillait en mon esprit des idées fort confuses, et, dans ma coupable indifférence pour la politique, je n'éprouvais pas le besoin de les préciser. Aussi, après avoir salué le Président, je m'esquivai pour aller rejoindre, à l'autre bout du salon, le général de Cissey. Mais M. Thiers, peut-être en- ■ ■ïnté d'échapper à l'étreinte du champion du