‹ Mes souvenirs (volume 2)Chapitre 107 sur 302 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Le marquis de Pezaj. — Il écrit à sept têtes couronnées. — Ses trois lettres à Louis XVI. — Le Roi accepte la correspondance. — Necker, banquier millionnaire. — Le notaire Dufresnoy. — M. de Saint-Germain et M. de Sartine. — M. de Maurepas et Pezay. — Éloignement et mort de ce dernier. — Mariage de Madame Clotilde. — Le Connétable de Bourbon. — Madame Clotilde à Pont-de- Beauvoisin. — Le château de Champ. — Mme de Koothe et le maréchal de Richelieu. — Mort du maréchal du Muy. — M. de Saint-Germain ministre de la guerre. — Propos sur cette nomination. — L'Amoureux de quinze ans. — Prédiction faite à M. de Saint- Germain. — Réformes de ce ministre. — Les Invalides et l'École militaire. — Courses de chevaux. — Le comte de Séran, gouverneur du duc d'Angoulême. "■ — Les trois nourrices\ — L'abbé Boscowitch et M. du Bucq. — Dissertation sur la lune. — Sirius.

— Vitesse de la lumière. — Les antiquités de Tusculum, d'Herculanum et de Pompéi. — Le général Laudon. — Le roi de Prusse.

— Sa rouerie au moment du partage de la Pologne.

Le marquis de Pezay (1), qui avait fait longtemps des petits vers avec Dorât et de belles éditions de leurs ouvrages communs , rêve un jour qu'il est un homme d'État, qu'il a les talents nécessaires pour gouverner un royaume, et qu'il doit devenir premier ministre d'un sou-

(1) Alexandre-Frédéric-Jacques Masson, marquis de Pezay, né à Versailles en 1741, d'abord officier de mousquetaires, fut chargé de donner des leçons de tactique au Dauphin, depuis Louis XVI, s'insinua dans l'intimité de ce prince, eut, dit-on, une part à la chute de Terray et à l'élévation de Necker, ne tarda pas à faire l'important, fut éloigné de la Cour par une place d'inspecteur général des côtes, et mourut dans sa terre de Pezay, près de Blois, le 6 décembre 1777.

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