CHAPITRE XV
M. Necker maître du champ de bataille. — Sa conduite avec les Parlements. — Licence des écrits. — L'abbé llaynai et Tabbé Mably. — Fête de la rosière de Suresnes. — Incendie des magasins de Réveillon. — Les États provinciaux du Oauphiné. — Illusions sur M. Necker. — Protestation des princes. — Défiance mutuelle de Necker et de Coster. — Exposition et défense. — M. Barentin m'obtient mon congé. — Place des pairs et des membres du Parlement aux États. — Propos du duc de Lujnes, du comte de Bar et de M. de Montmorency. — Duval d'Esprémesnil. — Un dîner chez M. de Bonneuil. — L'échelle de Monsieur. — Isolement de M. d'Esprémesnil chez Mme de Polignac.
— Décret du 17 juin. — Ministère du maréchal de Broglie. — Le camp de Paris. — L'Assemblée nationale. — Serment du Jeu de paume. — Séance rojale du 23 juin. — Apostrophe de Mirabeau au marquis de Brézé. — Réunion du clergé et de la noblesse au tiers état. —Mouvements dans Paris. — L'archevêque de Vienne, président de l'Assemblée constituante. — Renvoi de M. Necker.
— La Vierge Target. — Les tribunes de l'Assemblée nationale.
— La justice et la loi.
J'ai dit ailleurs comment, à la Saint-Louis de l'année 1788, Tarchevêque et le garde des sceaux furent culbutés, et comment leur retraite força le rappel du banquier genevois. Celui-ci, maître du champ de bataille, ne songe plus qu'à profiter des fautes qu'a faites le gouvernement, et des troubles que les Parlements eux-mêmes ont excités dans toutes les provinces. Il renouvelle solennellement la promesse d^ la coavocation des États, et, afin qu'elle ne puisse être retardée davantage, il continue d'attiser le feu dont il a suivi les progrès avec tant de plaisir. La Cour s'était brouillée avec tous les Parlements; il lui fut