‹ Mes souvenirs (volume 3)Chapitre 240 sur 307 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Mariage de ma fille. — Présentation de M. de Glédat aux amis qai nous restent. — Achat de biens d'Église par les Nicolal et le maréchal de Noailles. — Arrivée à t]hambourcy de la famille de Laval. — Encombrement de Rouen. — Le manifeste du duc de Brunswick. — Bruits répandus sur notre compte. — Dumouriez me dépouille de mes pensions. — Lacoste et Chambonas. — MM. de Montmorin. — Mme de Mailly. — Retour de La Fayette. — Les Marseillais & Paris. — Le Corps législatif. — Abominables écrits des Brissot, des Marat, des Audouin. — La société des Jacobins.

— La Fayette à l'Assemblée législative. — Le député La Source.

— Le célèbre Cambon. — Pétion, maire de Paris. — Le !•» janvier 1793. — Arrestation des girondins. — Les Récollets, prison d'État. — Mon arrestation et celle de Mme de Sainte-Hermine. — > Grassous, représentant du peuple. — Numéraire et assignats. — Le chantre Meury. -— M. et Mme de Molins. — Mme de Talaru» prisonnière à Paris. — Le 9 thermidor. — Libération de Mme de Sainte-Hermine et la mienne. — Les représentants André Dumont et Thibaud. — Procès des Carrier, des Fouquier-Tinville, etc.

— Réouverture des églises. — Mariage de Mlle de Sainte-Hermine avec M. Clock. — Retour à Chambourcy. — La famine. — Autodafé de mes papiers. — Reconstitution de ma bibliothèque.

— Les savants étrangers : l'évéque d'Anvers, Ëlyas de Lusac, de Leyde, M« Gras.

Ce fut pendant l'hiver de 1791 à 1792 que se termina heureusement l'affaire du mariage de ma fille. Celle-ci m'a quelquefois accusé d'être faible et plus souvent encore d'être maladroit. Pourtant, elle a un bon mari et elle est heureuse; je n'ai donc rien à me reprocher. Eh bien! si j'avais été plus ferme et plus habile, elle ne serait pas Mme de Clédat, car alors elle ne voulait pas se marier. Mme de Duras, qui nous avait demandé sa main pour

Page 1