Mes treize premières Lanternes
La France contient, dit l'Almanach impérial, trente-six millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement. Avant d'essayer devant mes confrères en sujétion une sorte de cavalier seul dans le cotillon politique, je dois au public, qui m'a montré souvent tant de sympathie, le diable m'emporte si je sais pourquoi! je lui dois, dis-je, quelques explications sur les différentes particularités qui ont présidé à l'élaboration de la Lanterne :
Par une froide matinée d'hiver, je me suis vu tout à coup sans un journal à qui confier mes petites idées sur nos grands hommes. J'avais encore le droit de discuter l'organisation du Cercle des
patineurs ou d'additionner la moyenne des voitures suspendues qui, de quatre à six heures, remontent tous les jours les Champs-Elysées; mais étant donnée la violence inouïe de ma polémique, il m'était défendu désormais de faire allusion à M. Rouher, si ce n'est pour exalter son désintéressement, et de nommer M. Pinard, à moins que îe ne consentisse à vanter sa haute taille.
Des correspondances étrangères avaient même prétendu que le ministre de l'intérieur avait fait entrevoir à M. de Villemessant, mon rédacteur en chef, que s'il continuait â me laisser circuler sans muselière, le Figaro payerait de sa vie cette imprudence. Jamais je n'ai cru un traître mot de ces prétendues injonctions, dont les conséquences pouvaient être fort dangereuses pour celui qui se les serait permises. En effet, je suppose que demain j'écrive ceci à M. de Rothschild :
« Monsieur le haron,
» Si ce soir, entre huit et neuf, vous n'avez pas déposé, rue Lafïitte, sous le onzième pavé à gauche (en venant par le boulevard), la somme de cinquante-cinq mille francs en billets ayant cours, avant la fin de la semaine, votre hôtel, vos bureaux, votre caisse et vr us-même, tout cela nu sera plus qu'un cadav.vc. »
Il est clair que je serai poursuivi comme prévenu de menaces sous conditions, délit prévu par les articles 305 à 308 du Gode pénal. Or, imaginez un ministre appelant en consultation un rédacteur en chef pour lui dire :
— Vous avez chez vous un écrivain qui ne me va pr.s. J'admets qu'il n'ait jamais attaqué les vélocipèdes sur les grandes routes, mais il ne me va pas. S'il continue à politiquer chez vous, ne soyez pas surpris de voir votre journal mourir prochainement de mort subite.
On ne peut nier que la menace sous condition, prévue et punie par les articles 305 à 308 du Gode pénal, ne soit tout aussi caractérisée dans le second cas que dans le premier. M. Pinard a été trop procureur général pour l'ignorer. Ces rumeurs, dont l'agence Havas ne s'est jamais occupée, il faut lui rendre cette justice, ne reposaient donc absolument sur rien de sérieux ; d'autant plus que, si j'avais eu des preuves qu'elles étaient fondées^ j'aurais cru manquer à tous mes devoirs de citoyen en n'actionnant pas le ministre, conformément aux lois. J'eusse été, il est vrai, obligé d'adresser au conseil d'Etat une demande en autorisation de poursuites, et l'unanimité touchante avec laquelle elle m'eût été refusée me rend les yeux humides d'attendrissement.
C'est alors que, poussé par L'esprit de vertige — Dieu me pardonnera-t-il ? je ne le crois pas — je me rendis coupable d'une affreuse plaisanterie. J'envoyai chercher une feuille de papier-ministre et j'écrivis à celui de l'intérieur pour lui demander la permission de fonder un journal politique. J'avais accumulé dans ma pétition les formes les plus louangeuses : « Respectueux dévouement, » « l'honneur de votre réponse, » tout y était. 11 me semble même avoir tracé sur mon papier stupéfait le mot « Excellence. » Je n'oserais l'affirmer, mais je le crois. Mon calcul, qui était odieux, était en même temps bien simple :
— On va, me disais-je, me refuser d'emblée. Je raconterai ma mésaventure âmes camarades, qui la répéteront dans leurs journaux, et ma position de victime m'attirera, pour celui que je veux fonder après le vote de la loi sur la presse, une quantité de lecteurs que je n'aurais jamais eus sans cette machination.
Le ministre de l'intérieur avait, pour me couler à tout jamais, un moyen bien facile : c'était do m'accorder immédiatement ce que je lui demandais. En effet, si quelques journalistes ont pu se déclarer surpris de me voir solliciter une faveur de cette nature, ils l'eussent 316 bien davantage
en apprenant que je l'avais obtenue par le retour du courrier.
— Ah çà, n'eussent-ils pas manqué de se dire, comme c'était leur droit, M. Rochefort, qui pose pour l'indépendant et même l'intraitable, il paraît qu'il n'est pas avec le pouvoir aussi en froid qu'il voudrait le faire supposer, puisqu'il obtient au premier mot des autorisations qu'on refuse à tant d'autres.
De là à être appelé mouchard, il n'y a qu'un tout petit pas. Et vous savez que, une fois appelé mouchard, un homme, montât-il sur l'échafaud pour ses opinions, ne parviendrait pas à reconquérir la confiance publique. Il se trouverait des gens pour déclarer qu'ils ont vu le bourreau, tout en le hissant sur la planche fatale, lui glisser dans la main ses appointements du dernier trimestre.
Aussi, une fois ma lettre mise à la poste, je l'avoue, j'eus peur. Je me réveillais quelquefois, la nuit, pour me faire ces réflexions :
« Si le ministre est aussi intelligent que ie prétendent ses amis, je suis perdu. Il va me répondre par un « oui » charmant, et pour peu qu'il donne à la Lanterne le privilège des annonces judiciaires, il ne me restera plus qu'âme brûler la cervelle. »
Plusieurs camarades à qui j'avais fait part de mes inquiétudes m'assuraient d'autre part que
M. Pinard était bien trop fin pour donner dans le piège.
Heureusement, ils se trompaient ; M. Pinard est peut-être fin, mais, à coup sûr, il ne l'est pas trop; car, après quelques jours d'intolérable attente, je reçus, signée de lui, une lettre où il me refusait sans commentaires. J'étais sauvé!
Ce que je raconte là ne tend certainement pas à briguer la place de ministre de l'intérieur, sous prétexte que je me suis montré plus diplomate que celui qui l'occupe. Je tiens uniquement à établir que les interdictions profitent généralement, non à ceux qui les ordonnancent, mais bien à ceux qui les subissent. En effet, je m'adresse directement à M. Pinard et je lui dis :
« La main sur la conscience ou la conscience sur la main, croyez-vous que le refus d'autorisation que vous m'avez adressé n'ait pas été plus nuisible aux intérêts dont vous avez accepté la défense que ne l'eût été l'apparition de la Lantcrne deux mois plus tôt? Yous aurez beau me répondre qu'un infime chroniqueur est bien hardi de s'imaginer avoir le pouvoir de peser en quoi que ce soit sur l'opinion publique. Je sais que je suis chroniqueur et aussi que je suis infime; mais c'est vous qui, en m'accordant les honneurs de la persécu-
tion, pouviez faire croire aux autres et à moimême que je ne le suis pas.
Si mon journal n'a aucune importance, pourquoi en avoir empêché si soigneusement la publication? S'il peut en avoir une, pourquoi n'avoir pas essayé de l'amoindrir en me compromettant par une autorisation dédaigneuse ? La moralité de cet apologue, où j'ai été obligé de parler de moi pour avoir le plaisir de parler de vous, c'est que l'arbitraire est une arme à un si grand nombre de tranchants, que ceux qui la tiennent s'y couperont éternellement les doigts. Vous aviez sur les journaux, avant la loi sur la presse, un pouvoir absolu, illimité et sans contrôle, et quand je vous ai mis en demeure de l'appliquer pour un petit journal in-32, vous n'avez seulement pas su vous en servir.
Ce qui me réjouira éternellement, du reste, c'est l'amusante situation que les gouvernements acceptent vis-à-vis des écrivains.
Hier, on me disait :
« Vous êtes un adversaire ; vous ne pouvez avoir un journal à vous. »
Aujourd'hui qu'un article de la loi, mitigé par
beaucoup d'autres, me donne le droit d'avoir à moi ce journal qu'on me refusait, on ajoute ce correctif:
« Soyez notre adversaire, mais payez-nous cinq centimes de timbre par exemplaire en échange des choses désagréables que vous êtes appelé à nous dire.
— J'en conviens, répond le journaliste, je ne serai pas toujours gracieux, mais plus mon opposition contre vous sera violente, plus ma feuille se vendra et plus le total de vos cinq centimes s'augmentera. Je vous abreuve de chagrin, mais nous savons tous les deux ce que ça vous rapporte. Gomme jamais on n'a cité l'exemple d'un État refusant les cinq centimes en question, sous prétexte que sa dignité s'oppose à ce qu'il reçoive de l'argent d'un ennemi, je serais bien naïf de me gêner : Si vous trouvez que mes cinq centimes viennent d'une source impure, vous n'avez qu'à ne pas les prendre.
Bien, en effet, ne renverserait plus absolument toutes les idées émises sur la dignité humaine que d'assister à ce dialogue entre deux individus :
« Monsieur, je brûle du désir de vous appeler en public goitreux, hydrocéphale et même veau à deux têtes. Combien ces épithètes réunies me coûteront-elles ?
— Monsieur, vous en auriez eu l'année dernière pour trente francs par jour. Mais j'ai baissé un peu mes prix; ce ne sera plus que vingt-cinq francs.
— Très-Lien, monsieur; voici les vingt-cinq francs demandés; je cours vous traîner dans la boue. »
Tel est le timbre, qui nous donne bien le droit d'avoir une opinion à nous, puisque ceux qu'elle choque ne voient aucune humiliation à s'en faire de magnifiques revenus, que nous leur servons sur nos propres deniers ,\ ce qui, toutefois, ne nous autorise pas à grand'chose. J'ai, par exemple, ce journal, qui est hebdomadaire et politique. Eh bien, vous allez beaucoup rire quand je vous prouverai que, sous des peines afïlictives, sinon infamantes, je suis forcé d'avertir mes lecteurs qu'on les a indignement trompés et qu'il n'y a jamais eu en France ni Sénat ni Corps législatif.
Au premier abord, cette énonciation vous étonne et moi aussi ; mais, à mon grand regret, j'affirme de nouveau que le Corps législatif et le Sénat n'ont jamais existé que dans l'imagination de quelques confrères égarés par la passion. En effet, supposons qu'un village, un hameau si vous voulez, soit tellement perdu dans les bois que, par suite du peu de confortable des chemins vicinaux, il ne
puisse recevoir d'autre feuille que la Lanterne. Ma publication étant hebdomadaire et d'un format assez restreint, je ne puis reproduire in extenso, comme l'exige la magistrature, tous Les discours prononcés pendant la semaine dans ces deux sanctuaires.
Or, la magistrature l'exige encore ainsi, je n'ai pas ie droit de citer l'opinion, quelle qu'elle soit, d'un député ou d'un sénateur sans être aussitôt mis en fourrière et condamné pour compte rendu illicite et pestilentiel. Donc, les habitants d'un hameau qui auraient la mauvaise chance de ne rece : ■voir uue mon journal en arriveraient nécessairement à se dire, le suiy, devant leur feu de sariuenl :
— Il est évident qu'il n'y a en France ni Sénat ni Corps législatif, sans cela il en serait question dans la Lamente, puisque son rédacteur a déposé un cautionnement de trente mille francs pour avoir le droit de parler politique. Or, comme il n'a jamais soufflé mot de ce qui devrait nécessairement se passer dans l'une ou l'autre de ces assemblées , c'est évidemment qu'aucune des deux n'existe.
Voilà, cher lecteur, les immenses libertés dont je jouis moyennant mes cinq centimes. Ce n'est pas pour récriminer, mais le gouvernement ino
passerait mon timbre à deux centimes et demi qu'il ieraiS encore 'me "magnifique affaire.
Le Corps législatif et le Sénat étant pour moi comme s'ils n'étaient pas, il me reste à peine, vous le voyez, ce m' on peut appeler les épluchures de la politique. Il est vrai que M. Baroche, ministre, en 1868, de la justice, qu'il a devancée vingt ans auparavant, a, prétendent plusieurs organes de la presse, adressé aux procureurs, impériaux une circulaire pour leur recommander de fêter la nouvelle loi par une certaine indulgence à l'égard des journalistes,
Au premier abord, cette circulaire paraît le fait d'un cœur généreux. Mais en y réfléchissant quatorze secondes, on s'aperçoit qu'elle renferme le dernier mot de la naïveté judiciaire. Un procureur impérial a donc le droit d'être ou de ne pas être indulgent, selon la circulaire qu'il a reçue le matin ? Je pensais innocemment que le délit commis il y a trois mois était juste aussi condamnable que le délit commis le matin même. S'il en était autrement, il n'y aurait plus moyen de s'y retrouver. Je prends un homme ayant, par exemple, écrit cette phrase en janvier 1867.
« Les usuriers passent en police correctionnelle quand ils s'appellent Gobseck, et quand ils s'appellent Jecker ils sont criblés d'honneurs et de décorations. »
Je suppose, en outre, que mon homme ait été condamné à trois mois pour avoir traité d'usurier ce Suisse ami des gouvernements besoigneux. Si en juillet 1868 un autre écrivain publie textuellement la même phrase, il ne sera donc, en vertu de la circulaire précitée, condamné qu'à 3 francs d'amende? Mais alors le premier aura le droit de demander à toutes les juridictions de France et de Navarre comment il peut se faire que ce qui valait trois mois de prison l'année dernière ne coûte plus que 3 fr. cette année. Il réclamera au greffe ses 90 jours d'incarcération, en faisant observer que les jugements se rendent avec la conscience et non avec des circulaires, et que si la justice s'amusait ainsi à être sévère le lundi soir et indulgente le lundi matin, il ne lui resterait plus le temps d'être juste.
Il avait même été question un moment de pousser l'indulgence jusqu'à une amnistie générale pour tous les délits de presse, mais, tout bien con-
MES TREIZE PREMIERES LANTERNES lo
sidéré, il a été décidé qu'on reprendrait ce projet quand les anciens partis auraient désarmé. Rien n'est beau comme ce mot « anciens partis », avec lequel on arrête tout depuis quinze ans. C'est au nom des anciens partis que Ruy-Blas a été défendu. Lorsque quelqu'un demande à ouvrir une boutique de prunes et chinois, on lui répond que l'autorisation est ajournée jusqu'à ce que les anciens partis, qui pourraient choisir son magasin pour s'y donner des rendez- vous aient commencé leur désarmement. Si j'avais la moindre influence sur les anciens partis, je leur conseillerais une démarche qui gênerait terriblement le pouvoir : ce serait de faire insérer dans les journaux cette lettre solennelle :
« Monsieur le rédacteur,
» Le gouvernement a promis tant de choses pour le jour où nous consentirions à désarmer, que nous nous sommes décidés à le faire. Nous n'avons plus seulement chez nous un couteau à dessert. Que l'Etat cesse donc de se retenir pour nous octroyer ces réformes dont il brûle de nous faire hommage, comme la liberté de la presse, l'abaissement des impôts, l'abolition de la censure
et tant d'autres faveurs dont les anciens partis Din jusqu'à ce jour arrêté l'essor.
Veuillez agréer, etc.
» Signé : Feu les oMciens par lis, »
Ainsi mis au pied du mur, les fonctionnaires ne sauraient plus où donner de la tête, et ils finiraient par recruter dans les carrières d'Amérique des individus à quarante sous par jour rpi seraient chargés de représenter les anciens partis, dont il devient tous les jours plus impossible de se passer.
Moi qui vous parle, quand je suis aile au ministère de l'intérieur m'informer du sort probable de ma demande en autorisation de la Lanterne, j'ai été accusé par l'employé supérieur qui m'a reçu d'être un ennemi déclaré de l'état de choses actuel et un soutien de ces fameux anciens partis.
Cette insinuation était d'ailleurs d'autant moins fondée, que (je n'ai pas à m'en cacher ici) je suis profondément bonapartiste. On me permettra bien cependant de choisir mon héros dans la dynastie. Parmi les légitimistes, les uns préfèrent Louis XVIII, d'autres Louis XVI, d'autres enfin placent toutes leurs sympathies sur la tête de Charles X. Comme bonapartiste, je préfère Napoléon II; c'est mon droit.
J'ajouterai même qu'il représente pour moi l'idéal du souverain. Personne ne niera qu'il ait occupé le trône, puisque son successeur s'appelle Napoléon III. Quel règne ! mes amis, quel règne ! Pas une contribution, pas de guerres inutiles, avec les décimes qui s'ensuivent ; pas de ces expéditions lointaines dans lesquelles on dépense six cents millions pour aller réclamer quinze francs, pas de liste civile dévorante, pas de ministres cumulant chacun cinq ou six fonctions à cent mille francs pièce ; voilà bien le monarque tel que je le comprends. Oh ! oui, Napoléon II, je t'aime et je t'admire sans réserve... Qui donc osera prétendre maintenant que je ne suis pas bonapartiste ?
Mes opinions politiques étant ainsi nettement définies, je me plais à croire, sans oser l'espérer, que les personnages officiels voudront bien accepter sans trop d'exaspération les critiques douces ou simplement douceâtres que je croirai de mon devoir de leur adresser. Nos hommes d'Etat ont tout pour eux (c'est pourquoi, d'ailleurs, il ne reste plus rien aux autres) : honneur, loyauté, dévouement, convictions. Ce qui, malheureusement, paraît leur manquer de fond en comble, c'est l'es-
prit. La plaisanterie la plus amène les fait rire jaune. Ils mettent à se prendre au sérieux une ténacité imperturbable. Si un journaliste écrit que depuis le désastre du Mexique et l'achèvement de l'unité allemande, la France est tombée au troisième rang parmi les nations européennes, nos hommes d'Etat ne disent trop rien; mais si vous avez l'impertinence de faire remarquer que M. Rpuher a un défaut de langage, et que M, Pinard ayant voulu faire remercier M. Saint -Paul, son chef de cabinet, a été battu à plate couture, ces messieurs deviennent roicles comme 'des croquets et tournent à l'aigre pour des mois entiers.
Je me suis longtemps douté que tous mes malheurs venaient de ce que je m'étais permis de traiter sans un respect suffisant, l'habit bleu barbeau d'un satellite du pouvoir. Si j'avais simplement demandé la responsabilité des ministres, avec bien entendu, leur mise en accusation immédiate, eh! mon Dieu! je serais peut-être sous-préfet depuis plusieurs années. Que dis-je? j'aurais eu probablement déjà le temps de me faire destituer.
Je n'aurais jamais pris la liberté d'apprendre à nos gouvernants qu'ils n'ont aucun esprit, si, dans
ma conviction, chacun d'eux ne s'était déjà répondu à lui-même :
— Il est possible que je n'en aie pas; mais pourquoi ? C'est parce que j'ai du génie.
Cette opinion, que je partage, me permettra de commencer mon dépouillement des particularités de la semaine par ce que j'appellerai :