CHANT
Assurément, c'est bien étrange ! . .
Sur les douze coups de minuit On voit le spectre de Solange Arriver sans faire de bruit.
Et, dans sa main, est une lettre Qu'elle sem])le lire en entier. . . .
P]nsuite, l'on voit disparaître Le speotre de Castel-hanté.
KIOFRATN
{Lina ci Mme du Casielhanté)
C'est ainsi qu'un niaftiiifique domaine
Peut devenir une maison d'horreurs. . . .
On dirait (juc la noV)le châtelaine
A, seule, droit à toutes ces splendeurs.
(Lhio) seigle.
])u ciel, la voûte est radieuse, T/('i()ile hrillo. . .mais, soudain, Une peur susperstitieuse Fst sur nous: elle nous étreint. . . . Tar nous savons qu'en ce domaine, A minuit et sans y manquer, Revient la noble châtelaine.
Le spectre de Castel-Hanté.
(au refrain)
(Lina) parlé — Demain, le No-taire sera ici; j'ai confiance en lui!
(Mme du CaMelhanfc) — Le Notai n: no pourra rien contre une. . . .ombre. . .
(Lina) — Nous verrons bien!. . .11 est on.^.-^ heures, ma mère; allons prendre un peu de r^pos; quelques heures de sommeil changeront nos idées.
vs
{Mme (lu Castelhanté) — Du repos! Du sommeil? Nous avons presque oublié la sij2;nification de ces mots, Lina. Cependant, je vais me retirer dans mes appartements. . .Tu viendras me rejoindre bientôt, Lina?
(Lina) — Dans quelques minutes, et je vous a[)})orterai votre verre d'orangeade. (Mme du Castelhanté sort)
(Lina) — Dans ce verre d'orangeade, je vais mettre une de ces poudres que le médecin m'n données et j'en prendrai une moi-même. . .Tl faut que nous dormions, toutes deux, il le faut ! (Lina verse le confrnu d'iDi pot à l'eau dans deux verres et elle met dans chacun de ces verres une poudre blanche puis elle sort, emportant les deux verres sur un cabaret
(Le piano joue l'air du refrain)
'Tassants, entendez-vous,'' de l'ouverture. — Dans les coulisses, le choeur chante le refrain en cniier, après lequel le Spectre du Cast(d arrive .^nr la ^cènc, })uircJtant //y'.s- lentement et sans bruit et portant une lettre ouverte à la main. Le Spectre se place à l'avant-scène. Le piano joue en sourdirie. . . Un temps.
Ensuite: sept antres Spectres arrivent sur la scène, marchant lentement et sur la mesure
d'une 'marche funèbre que doit jouer le piano. Le premier Spectre se joint aux sept derniers arrivée et tous exécutent une marche avec diverses iîijiires, inie sorte de défilé solennel. (Pour cette marche-drill-solennelle, Ad lih)
Aux dernières mesures et à la dernière figure de la marche, les Spectres sortent lentement et le rideau tombe.
"Marche des Specires\ . . Musique par iantenr de "Mes trois Castels".
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