ESQUISSE
La femme, écrit ua maitre Sot de renom,
Par le cœur est un être Homme et démon.
O femme! je diffère De sentiment … Et moi, tout moi profère
Bien haut qu’il ment !
Un démon, le modèle De la douceur, Qu'avec joie on appelle Ou mère ou sœur !
La tendre créature, L'être parfait
Sans lequel la nature N'aurait rien fait !
La bonne et douce Reine Qui sanglota D'angoisse sur l'arène Du Golsothaà !
Le généreux athlète Qui, sans effroi,
Peut payer de sa tête Sa vive foi !
Cette terrestre sainte, Au cœur fervent, Qui vieillit dans l'enceinte D'un noir couvent !
Un démon, celle, à France.
Qui de tes camps
Fut la douce espérance, Aux rudes temps !
La timide pervenche De nos vallons, Qui tout le jour se penche Nur les sillons !
La sublime martyre À déployer
Ses soins avec délire Dans son foyer !
L'inconsolable mère Qui pleure un fils, Et dit sa peine amère Au crucifix !
Toutes ! toutes les femmes, Que nous aimons,
Ces douces, chastes âmes.
Sont des démons ?
Anathème... anathème Au faible esprit
Qui fit sur ce beau thème Un fol écrit !!
La femme est méconnue ; Et c'est en vain
Qu'on cherche dans la nue L'ange divin ;
C’est l'ange de la terre.
L'homme méchant Fausse son caractère, En l’approchant.
Qu'elle ait un entourage Propre à son cœur,
Et l'on revoit l'ouvrage Da créateur :
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On le revoit sublime Et gracieux,
Tant l'esprit qui l'anime Lui vient des cieux.
Sa douce voix caresse :
Même, sans art,
Elle donne l'ivresse Comme un nectar.
Sa bouche, que la rose Doit jalouser,
Demande qu'on y pose Un doux baiser.
Son œil est comme un livre Rempli d’ attraits :
Chacun le cherche : il he re De doux secrets.
On y lit le plus tendre Des sentiments
Qu'être humain, ait pour rendre
Les cœurs aimants.
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On y lit l'assurance Qu'elle a d'aimer.
On y lit l'espérance De tout charmer.
On y lit Iitendresse D'un doux oiseau, Quand son regard caresse Son cher berceau.
On lit de sa belle âme La pureté
Et tout ce qu’on réclame De charité.
Enfin, je le déclare Avec raison :
La femme est le dieu lare De la maison.
C’est là qu'il faut la suivre Avec transport…
C’est là qu’elle doit vivre, C’est là son fort.
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La FEMME À} A PART
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