À MAD. J. V. M
À genoux près d’un crucifix,
Dans trois ou quatre ans, bonne mère, Ce n’est point un rêve éphémère, Aïnsi priera Bertrand, ton fils :
—Marie, écoute ma prière ;
Et pour qu'elle aille jusqu’à Dieu, Qui se rend à ton moindre vœu, O sois mon intermédiaire …
Ma mère m'a dit aujonrd’hui :
“ Le Seigneur entend la demande “Du jeune enfant qui recommande
“Sa pauvre mère à son appui.”
Dieu, donne à ma mère si bonne !
La sauté dont elle a besoin.
Pour mieux te bénir de ce soin, De mes sous je ferai l'aumône.
De vertus j'ornerai mon cœur Et ma mère en sera la garde, Pour que toujours je te le garde À t'adorer rempli d’ardeur.
Sur les autels où tu reposes Je porterai de beaux bouquets De dahlias et de muguets,
De tubéreuses et de roses.
Je délivrerai les oiseaux
Que je restreins dans leur volée :
Ils s'en iront dans ta vallée
Faire entendre leurs chants si beaux !
Marie, écoute ma prière.
Et pour qu'elle aille jusqu’à Dieu, Qui se rend à ton moindre vœu, O sois mon intermédiaire.
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