À MAD. C. D
Madame, adieu! l'heure fatale avance :
Bientôt je vais partir.
De vous revoir j'ai bien peu d'espérance … Gardez mon souvenir.
O loin de vous mon cœur, forcé de croire Au plus triste avenir,
De vos bontés chérira la mémoire !… Gardez mon souvenir.
Lorsque là-bas coulera ma carrière, Sans bonheur, sans loisir,
Pensez à moi; vous serez la première, Vous, dans mon souvenir.
Lorsqu'une fête enivrera votre âme D'un extrême plaisir, Peut-être, moi, je pleurerai, Madame. .
À votre souvenir !
Si le destin, qui loin de vous m’entraine, Se rend à mon désir,
Je reviendrai vous raconter ma peine :
Gardez mon souvenir
Mais si, là-bas, ia mort, dans une hière, Voulait me détenir,
Rappelez-vous ma dernière prière :
Gardez mon souvenir.
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Madame, adieu ! l’heure fatale avance … Hélas ! je vais partir !
De vous revoir j'ai bien peu d'espérance.
Gardez mon souvenir.