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“ Prié pour moi les cieux !
Plus loin : “ Mon père ! 6 toi dont la fille chérie “ Repose sous ce tertre, ici, viens, je t'en prie, “ T'agenouiller souvent.
“ Je souffre de te voir, seul, sur la triste plage ‘“ Où je perdis la vie, écoutant le langage ‘ L'e (ue Et | “ De la vague et du vent...
Arrétons nous enfin près d’une fosse vide.
À sa vue, à vivant ! ton front devient livide Pantelants sont tes bras.
Un vertige de mort te saisit et te voute…
C'est que la fosse parle, et que dit-elle ? écoute : “ AUSSI TOI, TU MOURRAS ! ”
Toutes ces voix, parlant sans rompre le silehce, Sont sûrement les cris de notre conscience Nous dictant un devoir.
Vivant, réponds aux vœux des voix que le cœur porte, * Et que le moindre vent roulant la feuille morte Fait qu’on croit percevoir.
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Lorsque viendra je Jour où tes pieds immobiles,
Malgré tous les efforts de tes muscles débiles, Ne pourront plus marcher ;
Lorsque déjà ta main, engourdie et tremblante,
Vers celle des amis se portera plus lente, CGrlacera le toucher ;
Quand tes yeux, obscurcis et troublés, aux approches De la mort, porteront leurs regards sur tes proches Pour la dernière fois ; Quand tes lèvres pourront articuler à peine Les saints noms de Jésus et de la Vierge-Reine, En embrassant la CrOIX ;
Quand ton esprit craintif s’emplira de fantômes : Lorsque viendront, enfin, les suprêmes symptômes De Ia destruction … O comme alors, vivant, tu voudras, de toute âme, À voir eu pour les morts plus d’amicale flamme Et de dévotion !
Tu voudras, même au prix des plus affreux supplices, Avoir pu d'un seul mort convertir en délices” Les peines à souffrir :
Car, hélas ! être sûr qu'au ciel quelqu'un nous aime, Intercède pour nous à cette heure suprême, Encourage à mourir.
Prions, puisque l'Eglise aujourd’hui le commande ; Prions, puisque le cœur de chacun le demande Pour des frères défunts.
Prions ; car la prière, encens expiatoire, Peut seule anéantir les feux du purgatoire Sous ses flots de parfums.