POUR SERVIR DE POSTFACE
{Au lecteur.)
Une note, pour moi, c'est ut travail commencé.
Aux beaux jours d'autrefois, tout m'étant du grimoire, Je prenais, en lisant, pour aider ma mémoire,
Des notes qu’aujourd’hui je feuillette souvent.
Ces notes ne sont point de celles d’un savant ;
Ce n’est qu'un mot, parfois, sans suite naturelle, Pourvu de Ÿ. B. B.: voir Boiste ou Bescherelle. Mais j'aime à les revoir. Elles ont un parfum
De mon jeune âge actif, qui m'indique chacun
De mes petits travaux et me dit ceux à faire ;
Qui, transportant mon âme aux jours que je préfère, Sait me les faire aimer, ces notes, comme enfant
On aime tout pouvoir qui protége ou défend.
mom
Dans ce carnet, souvent, toute une page entière Roule à bâions rompus sur la même matière :
C’est comme un résumé, pour mieux dire, un projet, Au bas du quel je lis: écrire à ce sujet …
Mais à peine j'ai pu (mon lecteur me pardonne) Nuivre quelques avis que par cent je me donne Dans ces notes ! Pourrai-je, ainsi que je pensais, Elaborer un jour ces projets ? Je ne sais.
Ce que je puis sans crainte, ami lecteur, promettre, Sans vouloir te tromper non plus me compromettre, C'est que, si je reprends la plume à l'avenir,
Je saurai, sois en sûr, bien mieux te convenir. Jai suivi dans “ Mes Vers,” parfois, un goût frivole Qui déjà m'a quitté ; ma jeunesse s'envole.
Sur ce, mon cher lecteur, je dois t’'abandonner… Si je ne t'ai pas plu, veuille me pardonner, Sans venir, sur les os de mon Pégase étique, Par colère, émousser les traits de ta critique.