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LE TÉLÉGRAPHE POSTE-AUX-BOTTES

(CONTE

Qui trop se fie À soi Souvent fauxse La lot

Un écolier se trouvant sans chaussures, Télégraphie à l'auteur de ses jours,

Homme des champs : ‘ Aux plus promptes mesures,

Pour me chausser, mon père, ayez recours.” En s’accusant de torts inexcusables, :

Le brave père achète, dès le soir,

Chez un bottier qu'il paie sans surseoir,

Pour dix shellings, des bottes inusables.…

Du même pas, il se rend au chemin

Où, depuis peu, passe un fil électrique :

Il les aura, dit-il, pour sur, demain,

Par cette poste étonnante, magique.

Puis il accroche au fil, près d’un poteau,

Avec grand soin, la chaussure attendue,

Et qui devait être à son fils rendue

Quand Jui serait encor dans le hameau …

Ïl arriva qu'un pâtre de la plaine,

Au point du jonr traversant cet endroit, De ses souliers fit l'échange sans peine : De tout garder, il avait, même, droit.

one de père à la place des bottes

Vit les souliers, il se dit: C’est au mieux !

We)

On me dira, malgré tout : tu radotes !

Quand je dirai ce fait si merveilleux.

Suffit ! l'enfant a reçu sa chaussure, Puisque voici ses vieux souliers percés.… Le télégraphe est une poste sûre, , Une merveille acquise aux gens pressés.

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