L'ANGLAIS, LE CURÉ ET SON ANE
Un fanfaron anglais traverse une rivière, In jour, dans une barque, avec un vieux curé, Qui tenait à deux mains son âne à la crinière, Afin que l’animal ne fut point effaré.
omme l'âne tremblait, l'anglais demande au prêtre, Avec un air moqueur :—Dites-moi la raison Qui fait trembler votre âne ainsi, près de son maitre ? —L'ami, dit le curé, si, comme cet anon, Vous auriez corde au con, fers au pieds et, pour guide, Un prêtre à vos côtés, dites-moi, s’il vous plait, Ne trembleriez-vous pas comme lui ?
Froid, livide,
L'’Anglais, tournant le dos, parla moins qu'il parlait.
18 MES VERK
EPITRE SUR MUSKET.