‹ Mes vers [microforme]Chapitre 71 sur 155 · MES VER · texte numérisé non relu

MES VER

La culture du sol est la carrière ouverte À vous, jeunesse pauvre et de haïllons couverte | À vous qui mendiez sans redouter l’affront Et même, trop souvent, avec l'audace au front ! À vous, qui, jeune encore, embrassez la carrière D'un père infortuné qui fait de sa misère Une excuse à l'erreur qui l’engage à tenir Son fils à mendier... sans soucis d'avenir!

Avez-vous un tel père, est-il capable encore De subsister sans vous que son but déshonore ? Vous avez la santé ? Remerciez-en Dieu, Dites à votre père un temporaire adieu.

Allez aux champs, jeune homme, où vous attend un maitre Qui vous protégera ; soyez digne de l'être !

Et votre ambition à devenir l'espoir De l’auteur de vos jours, vous le fera revoir Bientôt, pour lui donner le courage et l’aisance, Fruits hâtifs du labeur et de la diligence.

Et vous direz alors : J’ai fait le meilleur choix : Oui, les cultivateurs sont du pays les rois.

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La culture est encore offerte à la jeunesse Qu'un esprit mal paré conduit à la faiblesse De se croire, avant tout, destinée à remplir Une profession qui devra l’anoblir;

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Espère-t-elle. Erreur! Erreur que je signale

Au reste de bon sens de ceux qu’elle ravale !

Vous perdez temps et peine à pâlir sur Potier

Pour envier, plus tard, le profit d’un métier ;

Pour envier, peut-être, une charge encombrée

(Et partant sans profit, par toute la contrée)

De commis de marchand, de commis de bureau.

Pour arriver, un jour, à briller au barreau:

Il faut à des talents de bien longues études !

Il faut livrer sa vie à mille inquiétudes!

Il en est Étape encor, revenez au devoir:

Et crainte de passer du pupitre au comptoir,

Allez apprendre, aux champs, l’art de l’agriculture ;

Allez voir au grand jour le beau de la nature. Vous vous direz bientôt : J’ai fait le meilleur choix : Oui, les cultivateurs sont du pays les rois.

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