‹ Mesoncelles-en-Brie (dépendance de l'Abbaye de Saint-Denis). Abeilard et HéloîseChapitre 18 sur 21 · DEVISE · texte numérisé non relu

DEVISE

Pnidcnles iil serpentes, simplices iil colamhœ^ Prudent conime le serpent, simple comme la colombe.

Armes parlantes : un colombier d'où s'échappent des colombes et devant lequel se dressent deux serpents, les queues nouées ensemble.

Toujours du diocèse de Meaux, qui a eu l'honneur d'avoir pour évèque Bossuet, l'aigle de Meaux.

Ed 1848, Mesoncelles, vieille moinerie, pensa qu'elle avait un rôle à jouer sur les barricades.

Plusieurs emballés, sous la conduite de la plus forte tête du pays, partirent pour Paris, armés de fusils, de faulx, de fourches, de bâtons, passèrent par Meaux et Lagny, station d'Héloïse et de Jeanne d'Arc, et arrivèrent jusqu'à la capitale. Qu'y firent-ils? Peu, car le lendemain, ils étaient tous rentrés.

Leur campagne était finie.

La commune qui avait perdu beaucoup de ses enfants dans les guerres du Premier Empire, en Crimée, en Italie, eut le bonheur de ne pas perdre un homme en 1870.

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Par contre, les paroisses environnantes et particulièrement la Haiite-Meson eurent à pleurer beaucoup des leurs.

Le village, comme partout, subit les charges ordinaires de logements, réquisitions, contributions, mais ne soutint aucun combat.

Au croisement des roules de Goulommiers, Meaux, Sameron, en plein passage de l'armée ennemie, la commune n'eut qu'à voir les régiments allemands la traverser ou faire halte chez elle.

Son adjoint d'alors, Antoine Abit, accomplit fort bien sa lâche dilïicile, dans ces jours sinistres : le maire avait fui.

C'était le moment de se montrer, il se cachait.

MesonccUes a quelques hameaux, dont certains assez éloignés, mais il appelle volontiers hameaux des groupes de maisons qui touchent à lui et qui ne sont que ses quartiers, comme par exemple Meroger, Montbenard, Ghantemerle, le petit Candi, le Chemin, Cerqueux, la Borde.

Les hameaux éloignés sont plutôt de grandes fermes, comme on n'en trouve qu'en Brie, et tenues par des agriculteurs de premier or<Jre.

C'est d'abord sur la route de Crecy, Roize ou Roëze, petit chcàleau, bois et deux grandes fermes : la première, exploitée par M. Blé; la seconde, [)ar M. Profit.

Le tout fait une chasse magnifique, suus la garde d'hommes actifs, les nommés Renault et Josselin.

Roize appartient h un riche industriel, grand chasseur, M. Fontaine, dont la femme, à la tête de toutes les œuvres de bienfaisance, est partout connue des pauvres.

Puis, sur la route de Meaux, Montgodefroy, de noble mémoire et qui a su garder son large colombier.

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Plus lard, halte de la poste aux chevaux. Un incendie lallaqua, il y a quatre ans, mais fui hieiHùt niaîlrlso,

M. Lucien Vignier fait valoir Moiitgoilefii.y, |n-(>priélë. avec IMciuperthuis, de M. Juhin.

Au sud, La Molle, immense ferme, niais t|iii l(v.iil)e, ;i cetle heure, sous la pioche du terrassier, et plus loin, pivs de Saiul-Blandin el du carrefour do la Maladreiie, le IMê-au\- Rals, autre grande ferme ex[iloilée [K\r AL Vignier, parent du précédent.

C'est à Saint-Blandin que p.is.-ait la voie gailo-roniaiiie, Boulogne, Sens, etc.

Enfin, à l'ouest, sur la roiilu do Coiiloininiors, MoiilLis, rendez-vous de chasse de M, Ghartier, ami généreux du pays.

La Grande-Loge et la Petite-Loge, ces maguiii(pies établissements agricoles qui ont abiilé l.'S fondateurs de .Mesoncelles jusqu'à la Révolution, (iiiinzo siè;les saus cliangor do uia'ns, font partie de communes voisines.

La Grande-Loge, qui nppartCul à M. Gaslollior. ancien député, a vu, il y a une (piaranlaine d'annéos, les llnumos dévorer plusieurs travées do ses granges et moins houreu>e que Montgodefroy, elle perdit sou beau i-olombier cirié.

La Petite-Loge, propriété de Al. Pagnior. a pour foimiiu- nu des plus notables agriculteurs do rairond:s.<e;uonl, .M. .Million.

Peu de maisons bourgeoises à Mosouoellos. Doux copondant frappent la vue : une grande, (:.'.c\i'c s;ii' ro.ni>laceaiont de la maison Guichard, appelée aujourdlr.n lo cliàN'aii do Clianlomerle, lourde construction normando Si)lid,jinonl étabi e, à l'extrémité du village sur la roule de Crécy.

A distance, ou dirait d'un côté une sucreiie, de l'autre, une maison d'arrêt. C'est une gare toute faite pour un futur chemin de fer.

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La petite, mieux placée sur le flanc droit est un élégant cottage des environs de Paris que s'est faii construire l'ancien valet de chambie d'Adolphe Bayard, avec les libéralités de son maître.

Le pays ne se connaît pas de mauvaises terres. Chercher un mauvais champ eu Brie est aussi difficile que d'en trouver un bon en Champagne ou en Sologne. Mesoncelles récolte tout ce qu'un sol gras, riche et fécond peut donner : beaux blés, belles avoines, beaux fourrages, belles prairies, beaux légumes, mais son industrie principale est le fromage de Brie.

Presque tous les cultivateurs, petits ou grands, ont quitté le mouton .

La terre excellente n'a guère besoin de son engrais et son entretien n'est pas en rapport avec les frais qu'il occasionne. Les vaches lui ont été préférées, les vaches qui font les fromages si renommés et si chers.

On n'y trouve pas de beurre à acheter, tout le laitage étant employé aux fromages. Il est curieux de voir des marchands passer régulièrement dans ce pays d'agriculture par excellence pour y vendre du beurre.

Les marchés sont : Coulommiers, le mercredi, Meaux, le samedi et aussi Crécy, le jeudi.

A Mesoncelles, il n'y a [)as de pauvres pour ainsi dire. Tous les habitants possèdent et se suffisent. Ce qui ne les empêche pas de se plaindre « ce qui est comme le rire le propre de l'homme «.

Les principaux cultivateurs sont M^L Bié, Profit, Vignier (de Monlgodefroy), Vignier (du Pré-aux-Rats), Marel, de la ferme de Montbenard à M. Chartier, Charpentier, d'une autre ferme de Montbenard à M. Colleau, octogénaire plein

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de bonté, Bariao, les frères Buvront, les frères Thellier, Soyer, E. Plaisant, Enfrult, Calinot, Gallois, Chanoinat.

Les principaux corps de métiers sont tenus par MM. Bourdon, entrepreneur de maçonnerie, Lemaire et Béclu, menuisiers, Glaisse et Derimais, charrons. Clayette et Fleuriot, maréchaux-ferrants, Griffaut et Coûté, boulangers, Brésillon et Houbé, épiciers, Champin, boucher.

Les aubergistes sont Lemaire, à l'enseigne de saint Grégoire, Cazannois, Chambault.

La nouvelle subdivision de pompiers réorganisée avec soin sur la proposition du conseiller municipal Brunet, se compose ainsi :

Bourdon, lieutenant honoraire.

Glaisse, lieutenant-commandant, ancien maréchal des logis d'artillerie.

Béai, sergent-fourrier.

Fleuriot, caporal porle-étendard.

Lecoq, caporal.

Th. Cazannois, tambour.

Olivier Isambert, clairon.

Desjardm?, sapeur.

Chambault, sapeur.

Louit, sapeur.

Josseiin, sapeur.

Gandin, sapeur, Tuffin, sapeur.

Y. Buvront, sapeur.

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