L. Calinot, sapeur
Bomain, sapeur.
Tous anciens soldats bien commandés et ayant bonne tenue.
[Hi MESONCELLES-EN-BRIE
Le lieulenant Bourdon a dû quitter son commandement après 39 ans de service. Il ne lui manquait qu'une année pour atteindre la fin de son temps, ses 40 ans, quand le maire, de Witte, lui demanda sa démission. Mais le vieil olficier ne voulut jamais la donner. 11 avait conscience de ses droits, consacrés par plus d'un sauvetage, eutfautres celui d'un de ses hommes qu'il alla chercher presque sans vie sous la fumée asphyxiante et mortelle dans l'incendie des bergeries de Roize.
Son remplaçant, par délicatesse, ne prit officiellement le commandement de la subdivision qu'après que son ancien eut atteint sa quarantième année de service.
Le conseil municipal est ainsi composé :
MM. De Witte, maire.
Barian, adjoint. Calinot.
Buvront aîné.
Buvront jeune.
Brunet.
Profit.
Georget.
Le garde-champétre, vieux serviteur de la commune, qui touche à son siècle, se nomme Bouchet et le facteur diligent et actif, Ch. Pollier. Les cantonniers s'appellent Desjardins, Louit, Thellier.
On se demande pourquoi des gens comme MM. Fontaine, Bié, les deux Vigner ne font pas partie du conseil.
C'est bien simple, blessés, tourmentés par le maire, ils ont remercié.
MESONCELLES-RN-RRIE AUJOURD'HUI 183
M. L. YigDier. nommé malgré lui, premier coDseiller sur la liste et ensuite maire, donna sa démission.
L'abstention de ces habitants est regrettable (I).
La maison d'école est occupée depuis peu par M. l'insliluteur Martin.
Pourra-t-il se renfermer exclusivement dans l'accomplissement des devoirs de l'enseignement ?
L'avenir le dira.
Il y a quelques mois à peine, son prédécesseur était encore M. Barba, depuis 14 ans dans la commune, mais le maire lui rendit la vie si dure qu'il demanda et obtint son changement.
Il fallait une tète de turc, devant l'autorité, à ce magistrat d'occasion. Quand il commettait une maladresse, il disait que son adjoint était un ignorant, comme si l'adjoint ne connaissait pas mieux que lui la commune. Quand les journaux (2) lui reprochèrent d'avoir été le seul maire du déparlement à ne pas hisser le drapeau de la France pendant les fêtes russes, il prétendit qu'il avait obéi à son coaseil muoicipal.
Ce maire peu intelligent, incapable de rédiger les délibérations de son conseil en bon français, autoritaire, plus religieux que chrétien, conseiller municipal le dernier de la liste, maire (k une voix) grâce k la démission de M. Vigoier, k la campagne faite par le curé et aux complaisances de l'adjoint, s'appelle, nous l'avons vu, le baron de Wilte.
Aucun lien de parenté avec les Cornélis de VVitt-Guizot. Le nom du reste ne s'écrit pas de même.
(i) Le Briard de Seiiie-et-Mir.ie.
(2) Dénio'-rale de Seine et-Marne^ i6 iiov. 1893