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6. Subséquemment, sur invitation du gouvernement canadien à lui transmiso, pendant son séjour à Rome, par l'intermédiaire de Monsieur Langevin, Parti de Rome ministre des Travaux Publics, Mgr. l'archevèque Taché revint en
le 13 janvier, Canada, pour mettre ses services à la disposition du gouvernement 1870 ; arrivé à 4
Otiawa le 0 fédéral. À son arrivée à Ottawa, il reçut une nouvelle copie de la février. proclamation du Gouverneur-Général et une lettre officielle d'instruc-
tions, signée de M. Howe, Secrétaire d'Etat, —lettre dont voici la copie :— DÉPARTEMENT DU SECRÉTAIEE D'ÉTAT POUR LES PROVINOES,
OrTAwA, 16 février 187 A Sa Grandeur l'Evéque de St. Boniface.
lu Mowse1anEUR,—Son Excellence le Gouverneur-Général m'a enjoint de vons remerre cier de l’empressement avec lequel vous avez mis vos services à In disposition du n. gouvernement, et entrepris un voyage pénible en hiver, afin d'aider, par votre prént sence et votre influence, à la répression des troubles imprévus qui ont surgi dans le le Nord-Ouest.
Pour votre information, j'ai l'honneur de vous transmettre : — dx 1. Copie des instructions données à l'honorable William McDougall, la 28 sepse tembre dernier ; PA, ve x 2. Copie de nouvelles instructions adressées à M. William McDougall, le 7 co novembre ;. d ve + 3. Copie d’une lettre renfermant des instructions au révd, vicaire-général Thibault, Fe le 4 décembre ; MS pe 1 4. ce d’une proclamation de Son Excellence le Gouve:neur-CGiénéral aux habi “4 tants des Territoires du Nord-Ouest, émise selon le désir exprimé par la Reine ; sé 5. Copie d’une lettre adressée au Secrétaire d'Etat, par Donald A. Smith, écr., ; | de Montréal, datée du 24 novembre ; M 6. Copie d’une lettre renfermant des instructions adressées par moi à M. Smith, ] | le 10 décembre dernier ; 4 7. Lettre semi-officielle du ministre de la Justice à M. Smith, du 3 janvier 1870 ; it ; 8. Copie de la commission donnée à M. Smith, le 17 janvier 1870. IL La proclamation émise par M. McDougall, à ou près Pembina, et la commission me donnée au colonel Dennis ayant été publiées dans les journaux canadiens et très sie répandues à la Rivière-Rouge, ne vous sont pas transmises pour la raison légitime hrs qu'il vous est facile de les avoir ; mais il est important que vous sachiez que les actes qui ont mis en danger, pendant un temps, la vie et les biens de la population de la 44 Terre de Rupert, ont été désavoués et condamnés sur-le-champ par le gouvernement es ÿ. de ce pays, ainsi que vous le verrez par ma dépèche à M. McDougall, en date du 2: "a ; décem re, dont copie est ci-incluse. VA x ; Ces documents indiqueront à Votre Grandeur quelle était et quelle est la politi- PS j que que le gouvernement canadien veut établir au Nord-Ouest, Le peuple canadien RS î n'a aucun intérêt à créer dans la Terre de Rupert des institutions que l'opinion publisd $ que condamnerait ; il ne désire pas non plus voir une population jalouse de ses droits ei ; vivre dans le mécontentement et l'insubordination, par l'imposition d’un manvais % système de gouvernement, état de choses pour lequel ne sont pas faits les sujets brià tanniques. Ce qu’il espère, c'est l'établissement d'institutions calquées sur celles dont # jouissent les autres provinces, et il regretterait amèrement que les libertés civiles et ng à religieuses de toute la population ne fussent pas suffisamment protézées par les EL à arrangements temporaires que la prudence peut aujourd'hui sugeæérer, nt; Une convention a été convoquée et elle siége actuellement à Fo:t-Grarry, dans
le but de consulter le peuple sur les pouvoirs que le parlement peut sagement lui conférer et sur ceux que la législature locale devrait être appelée à exercer, Lorsque les travaux de cette convention seront communiqués au conseil privé, vous pouvez
vous attendre à recevoir une autre lettre de moi, et s'il arrivait qu’en route il vous fût donné connaissance des décisions de cette convention, Son Exeellence serait heurouse d’être favorisée de toutes les observations que vous pourrez avoir le loisir de lui prése nter à ce sujet.
Vous savez déjà que le très révd. vicaire-général Thibault, M. Donald A. Smith et le colonel Charles de Salaberry sont rendus dans la Terre de Rupert et chargés d'une commission du gouvernement. Sous ce pli se trouvent des lettres destinées à ces messieurs, et vous m'obligerez en les leur faisant tenir. Le désir de Son Excellence est que vous coopériez avec ces messieurs dans leurs efforts pour amener une paisible solution de difficultés survenues dans les Territoires du Nord-Ouest, diffcultés qui ont causé beaucoup d'anxiété à Son Excellence, mais qui, j'en ai l'espoir, ne tarderont pas à disparaître, grâce à vos communs efforts.
J'ai, etc.
Joserx How.
7. En même temps, Monseigneur recevai’ de Lord Lisgar la lettre suivante : Le (ouverneur-Général Sir John Young à l'Evéque Tache.
Ottawa, le 16 février 1870.
“ Mon onErR EvÊQuE,—-Je désire vivement vous exprimer, avant votre départ, ma profonde reconnaissance pour & avoir bien voulu quitter Rome, abandonner les grandes et intéressantes préoccupations qui y demandaient votre présence, et entreprendre, durant cette rigoureuse saison, la longue traversée de l'Atlantique, puis ce long voyage à travers le continent, dans le but de : rendre service au gouvernement de Sa Majesté, et d'accomplir une mission pour la cause de la paix et de la civilisation, Lord Granville désirait tout d'abord obtenir votre précieux concours, et je suis trôs-content que vous ayiez voulu l'offrir d'une manière si prompte et si généreuse. Vous connaissez pleine ment les vues de mon gouvernement et du gouver nement impérial qui, comme je vous l'ai dit, désirent voir le Territoire du Nord- Onest s'unir au Canada à à des conditions équitables. Pas n’est besoin de vous donner d'instructions “pour votre gouverne, autres que celles que contient le message télégraphique que m'a envoyé Lord ftranville, de la part du cabinet anglais, la proclamation que j'ai rédigée conformément à ce message, et les lettres que j'ai adressées au gouverneur McTavish, à votre vicairegénéral et à M. Smith. Dans cette dernière lettre je disais : ‘ Tous ceux qui ont des plaintes à faire où des désirs à exprimer dovioits s'adresser à moi comme le représentant de Sa Majesté, et vous pouvez dire avec la plus grande confiance, que le gouvernement impérial n’a pas d'autre intention d'agir ou de per mettre aux autres d'agir qu'avec une bonne foi parfaite à l'égard des habitants de la Rivière-Rouge et du Nord-Ouest.
“ La population peut être certaine que tout le respect et l'attention seront portés aux différentes croyances religienses, que les titres de tous les RrRANISS seront protégés avec soin, et que tous les droits de franchise qui ont existé, ou que la population pourra être en mesure d'exercer, seront continués ou libéri lement accordés.
& In déclarant quels sont les désirs et la détermination du cabinet de Sa Majesté, vous pouvez en toute sûreté employer les termes de l’ancienne formule, que justice sera faite dans tous les cas.
“ Je vous souhaite, mon cher évêque, un heureux voyage et du succès dans votre
bienveillante mis: ion.
“ Croyez-moi, très-respectueusement,
‘ Votre tout dévoué,
4e ni « di Fr (Signé,) JGunN Youna.
# Au très-révérend évêque Taché. ”
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A RTS APR vraies
Cette lettre était accompagnée d'une lettre particulière de Sir John Macdonald Voirlivre blen, ne l'on trouve à la page 19 du livre bleu canadien, et dont voiei un page 19. des derniers paragraphes :
“ Si l’on soulevait la question relative à Ia consommation des effets ou mar- “ chandises appartenant à la compagnie de la Baie d'Hudson par les insurgés, vous “ êtes autorisé à informer les chefs que si le gouvernement de la compagnie est rétabli, non-seulement une amnistie générale sera accordée, mais dans le cas où la compagnie demanderait à être remboursée pour tels effets, le gouvernement canadien verra “ à donner toute la protection nécessaire aux insurgés.”
8. À l’époque où ces communications étaient adressées à Mgr. l'archevèque Taché on ne savait rien encore de l’action de Riel relativement à Scott, En attendant. des nouvelles une convention de quarante résidants du Nord-Ouest avait été organisée pour entendre MM. Donald Smith, Thibault et de Salaberry, et apprendre d'eux ce qu'ils étaient chargé de dire au nom du gouvernement canadien. Sur les représentations de M. Smith, la convention résolut d'envoyer à Ottawa trois délégués chargés de Voirlesrela- C0MmMuniquer aux autorités fédérales les demandes de la population du tions de M. Nord-Ouest et de régler les conditions auxquelles elle entrerait dans la Donald Smith, Confédération. Cela fait, la convention s'occupa de former le ‘ Gouver-
ea livre ment provisoire,” comme on l'appelait, dont Riel fut nommé président. Cela se passait le 10 février.
Le 4 mars, Scott était fusillé !
10. Le 9 mars, Mgr. l’archevèque Taché arrivait à la Rivière-Rouc:e, et dans une lettre datée du 9 juin 1870, informait le Secrétaire d'Etat, M. Howe, qu'il avait promis au nom des gouvernem .nts impérial et provincial, à tous les insurgés, en général, et à
tiel et Lépine, en particulier, amnistie complète pour toute infr: iction aux lois dont ils s'étaient rendus coupables, y compr is le meurtre de Scott. Au reçu de cette communication, M. Howe répondit à Mgr. l’archevèque Tache dans les termes suivants :
L'Honorable Joseph Howe à l'Archevéque Taché 1 1 )
‘OrrawaA, le 4 juillet 1870.
“Monse1anEUR,— Votre lettre du 9 juin, qui m'est parvenue hier, a été soumise au conseil privé, qui l’a prise en considération.
“Votre Grandeur dit que, personnellement, elle n'éprouva aucune hésitation à donner, au nom du gouvernement canadien, l'assurance d'une amnistie complète,
“Votre Grandeur a sans doute lu le débat et les explications qui ont eu lieu en parlement lors de la discussion sur le bill de Manitoba. La question de l’amnistie vint sur le tapis et les réponses et les explications données par les ministres dans la Chambre des Communes, sont que le gouvernement canadien n'avait pas le pouvoir d'accorder cette amnistie, et que l'exercice de la prérogative du pardon était exclusivement réservé à Sa Majesté la Reine,
& Le révérend Père Richot et M. Scott ont dû, à leur arrivée, avoir informé Votre Grandeur que, dans les entrevues fréquentes qu'ils eurent avec Sir John À. Macdonald t Sir George E, Cartier, ils furent informés très explicitement que le gouvernement ‘anadien n'avait pas le pouvoir, comme gouvernment, d'accorder une amnistie; et
j'ajouterai que le gouvernement n'est pas en mesure d’interposer sa médiation pour
obtenir de Sa M: ijesté l'exercice de la clémence royale.
“ Les ministres impériaux de Sa Majesté peuvent t seulement aviser la Reine dans une matière aussi importante, lorsqu'ils sont appelés à le faire. Il n’y a pas de doute que Sa Majesté, avisée par ses ministres, après un calme examen des circonstances, saura remplir ce devoir de haute res ponsabilité d'une manière modérée et judicieuse.
“Ces explications sont données à Votre Grandeur, afin qu'il soit bien compris que la responsabilité de l'assurance d’une amnistie complète donnée par Votre Grandeur ne non ait retomber aucunement sur le gouvernement canadien
“ Les entrevues dont parle Votre Grandeur comme ayant eu lieu entre Votre Grandeur et quelques membres du cabinet canadien, alors que Votre Grandeur était à Ottawa, vers le milieu du mois de février dernier, ont dù nécessairement se rattacher
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