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gement ou entente considérée désavantageuse aux intérêts canadiens, et qui, d’après les rensoiguements qu'ils possèdent et dont il a été fait mention plus haut, existe encore actuellement, ccntinuera à être la cause que la population canadienne s’abstiendra de contribuer au capital de toute compagnie où figureront Sir Hugh Allan et ses associés comme principaux directeurs. Les soussignés sont aussi d'opinion que loin d’être limité à uu petit cercle, ainsi que le prétend le comité de la compagnie du Pacifique du Canada, ce sentiment est partagé par tout le pays.

« Les soussignés se permettent de rappeler au gouvernement que pour la souscription au capital de la compagnie du Pacifique du Uanada, des livres sont restés ouverts pendant des mois dans les capitales et grandes villes de toutes les provinces de la Confédération.

i La compagnie du Pacifique du Canada a pu ainsi juger de la considération dont elle jouit parmi les capitalistes et la population du Canada.

& Il est aussi quelque peu étonnant que dans son mémoire le comité de cette compagnie ne fasse pas connaître au gouvernement quelle somme de capital a été souscrite jusqu'à un jour indiqué, soit jusqu'au ler octobre dernier. Dans son mémoire, le comité garde au contraire le plus profond silence sur le concours que sa compagnie espère obtenir des capitalistes canadiens.

‘ Sans les protestations réitérées que sa compagnie serait purement anglo-canadienne, ce silence serait de nature à faire croire que les directeurs n'ont que peu ou point d'espoir qu'il en soitainsi, Pour les raisons données plus haut et pour celles que comporte leur lettre du 30 septembre dernier, les soussignés, au nom de la compagnie de l'Interocéanique, se trouvent dans la nécessité de refuser encore de se fusionner avec la compagnie du Pacifique du

Canada ; mais d’après les assurances qu'ils ont reçues en cette province et dans ies autres et en Angleterre, ils prennent la liberté de dire encore que, comme organisation indépendante, la compagnie de l’Interocéanique peut entreprendre la construction et l'exploitation du chemin de fer du Pacifique, car elle a pleine confiance u’elle pourra mener à bonne fin cotte entreprise avec le concours d’actionnaires canadiens et britanniques. .

« Le tout respectueusement soumis, “« D. L. MACPHERSON,

C, H. FAIRWEATHER, ‘4 W. SHANLY, « W. H. HowLanp.

« Bureau du chemin de fer Interocéanique, du Canada.

& Toronto, 25 novembre 1872. ” « Je certifie que ce qui précède est la reproduction exacte du registre des procès-ver-

baux de 11 Compagnie du chemin de fer Interocéanique. ‘“ Joux HAGUE,

“ Secrétaire Provisoire.

& Toronto, 25 novembre 1872, ”

& DÉPARTEMENT DU SECPÉTAIRE D'ETAT, 4 OrrawaA, 22 octobre 1872.

« Moxsteur, — J'ai instruction de vous transmettre la copie ci-incluse d’un arrêté en conseil au sujet de la correspondance échangée entre le gouvernement du Canada et le comité exé cutif des directeurs provisoires de la compagnie du chemin de fer Interocéanique projeté, concernant le chemin de fer Canadien du Pacifique.

&« J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, « FE. PARENT, « Sous-Secrétatre.

6 Hon. D. L. N.-pherson, “ Président de la compagnie du chemin de fer Interocéanique, « Toronto, Ontario. ”

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