CORRESPONDANCE ENT AMÉRICAINS
(Du Herald de Montréal.)
« La ile suivante de la preuve écrite, démontrant la ui ont eu lieu entre Sir Hugh Allan et le gouvernement, au chemin de fer du Pacifique, est tombée en notre possession.
&« Pointesaux-Pères, 8 octobre 1871.
nature vénale des négociations sujet de l'octroi de la charte du
( Télégramme.) « (, M. Suiru, de Chicago, « Metropolitan Hotel, New-York.
aux soins de AUun frères & Cie, Liverpool, les noms de ceux
‘ Envoyez-moi par la poste, qui sont engagés avec nous dans l'entreprise du chemin de fer. (Signé) « H, ALLAN. ”
(Lettre.)
« Lonpres, E. C., 4 novembre 1871.
Cuer M. Smirn, —- Je trouve que les notre projet d’un chemin de fer da Pacifique de | onds ici pour faire marcher l'affaire, je n'ai aucun
doute que nous pourrons les obtenir.
* La traduction des lettres comprises dans cet envoi est tirée du Enauêteurs. (Note des Traducteurs.)
financiers ici prennent beaucoup d'intérêt à a Puissance, et si nous désirons prélever des
An rapport officiel des Commissaires-
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G. À Gaz Pen drai sur
rand « Je n'ai rien appris du gouvern< aent à ce sujet, et je suppose que rien ne sera fait avant mon retour. J'ai l'intention de m'exubarquer avant lu fa du mois. ‘# Tout à vous, (Signé) « Hucx ALLAN.”
(Télégramme.) “ MonrréaL, 7 décembre, 1871.
‘“ ©. M. SuiTH, banquier.
« Je ne crois pas que le gouvernement à Ottawa soit prêtà traiter avec nous avant le baux 18 courant. Sir Francis Hincks est ici et pense qu'il serait nécessaire de demander des soumissions afin d'éviter le blâme.
(Signé) « Hucx ALLAN. ” (Télégramme.) : « Monrr£au, 8 décembre 1871.
‘“ ©. M. SuiTH, banquier.
À | & J'ai vu Sir Francis aujourd'hui; il dit que le gouvernement à décidé de faire des rnier, annonces, et qu’il est inutile d'aller à Ottawa maintenant. Je vous écris par la malle. de fer (Signé) Hucx ALLAN. du 16 Fee
(Lettre.)
\ «MonTREAL, 8 décembre 1871.
' «©, M. Suiru, Ecr., Banquier.
« Cner MonstEUR, — Sir Francis Hincks est veuu à mon bureau aujourd'hui, et m'a informé qu'il désire plus que jamais faire des arrangements avec nous au sujet du chemin de fer, mais que le gouvernement pense que s'il conclut un arrangement avec nous Sans donner des avis pour soumissions, il sera attaqué dans la Chambre à ce sujet. Je crois que ceci peut
ÉS | être vrai, ct avec cette perspective je ne vois pas qu'il soit utile pour nous de nous rendre à Ottawa pour le moment ; mais je pense que nous devons nous rencontrer et DouS$ entendre sur les préliminaires nous-mêmes et décider de la conduite à tenir. Aiusi, si vous venez ici le 15 courant, j'irai à New-York avec vous le 18 ct nous pourrons alors mettre l'affaire en bonne forme. Veuillez m'apprendre si cela vous convient.
ciations Tout à vous, arte du “ (Signé) « Hucx ALLAN. ” 1871. « Monrr£az, 29 décembre 1871. |
« @. W. MoMuzcen, Eer., Picton, Ont.
« Cyr MonstuR, — J'ai votre lettre de Picton, mais je n'ai rien reçu de New-York
ä : depuis que j'ai laissé cette ville.
… 4 « Plusieurs rümeurs cireulent concernant les affaires du chemin de fer, et j'ai bonne rai- ” É son de croire que M. Brydges exerce tout? l'influence qu'il peut avoir sur C'artier pour con- L ï trecarrer nos projets. Non pas qu'il ait aucune proposition à faire, mais il veut empêcher la
construction même du chemin du Pacifique. Déjà des personnes qui trivaillent dans l'intérêt de la compagnie de la Buic d'Hudson, MM. Donald À. Smith, M. Melnness, G. Laidlaw,
1871. ‘ G. Stephen. Daniel Torrunce de New-York, et un ou deux autres, ont donné avis dans la intérêt à È Gazette Officielle qu'ils feraient application pour une charte pour la construction du chemin de lever des à Pembina au Fort Garry. C'est le seul qui nous affecte. Je vais à Ottawa mercredi et revienir. : drai samedi, Je saurai là ce qui se passe, mais je pense que nous devons compter sûrement Re è sur l'opposition de Cartier.
au « Tout à vous amissAires- ë 1 « (Signé) « HucH ALLAN. ”
oi 0 SEE ere EEE reemennns pomme piments — ]
« MoxrRéaL, ler janvier 1872.
( Privée.)
“ Caen Mowsteur MoMuLLEN, — J'ai vu M. Brydges hier, et j'ai découvert assez exactement ce qu'il exigera pour se joindre à notre projet de chemin de fer, Ses conditions sont très-dures, mais comme il est probable qu'elles concernent d'autres que lui, nous devrons peut-être les accepter. Il pense néanmoins que le gouvernement n'aura pus le courage d'entrer dans l'affaire, et qu'il ajournera la chose jusqu'après les élections. Je vais à Ottawa mercredi, et je verrai ce qu'il propose de fuire. Je vous écrirai aussitôt que je le saurai. J'ai intention de revenir ici samedi soir.
« Vous faisant les compliments de nouvelle aunée, Je demeure,
“ Votre, etc., « (Signé)
« P, 8, — Je reçois ce matin un télégramme de vous, m'informant que vous vous rendez
à New-York. En conséquence, je vous envoie cette lettre à l'hôtel St, Nicolas.
« HuGH ALLAN."
es
“« MoxrTréaz, 24 janvier 1872.
MM. Cas. M. Suira er Gr0. W. MoMuULLEN.
« Messteurs, — Ma souscription d'un million quatre cent cinquante mille piastres au stock dela compagnie projetée du chemin de fer Canadien du Pacifique comprend une somme de deux cent mille piastres fournie par vous et moi conjointement, liquelle doit être transférés, en tout ou en partie, à M. C. J. Brydyes, À condition qu'il entre dans l'organisation et lui accorde le bénéfice de son appui et de son iufluence, Dans le cas où il refuserait ou négligerait d'entrer dans l'affaire avant le 19 avril prochain, je transporterai immédiatement ensuite, à vous conjointement, cent mille piastres de la souscription susdite, et dans le cas où l'influence et la coopération «e M. B. pourraient être obtenues pour une part dans la compagnie du chemin de fer moindre que la somme susdite, je vous transporterai alors la moitié de ce qui restera dans ces deux cen: mille piastres après que l'entréc de M. Brydges dans la compagnie aura été assurée ; il est entendu cependant que toute partie ou résidu de cette somme de deux cent mille piastres pourra être employé à obtenir tout autre influence que vous et moi pourrions trouver désirable ou importante, aux mêmes conditions que proposées relativement à M. B:ydges, etqui pourront s'appliquer à d'autres en sus de lui.
+ Tout à vous, « (Signé)
“ HuGH ALLAN. ”
MoxrréaL, 5 février 1872.
« Crer Monsteur MoMucuex, — Je suis revenu hier d'Ottawa. Tout a bonne apvarence jusqu’à présent, mais je vous dis contidentiellement qu’il y a des symptômes de refroi- ‘bi dissement entre Sir John ct Curtier, provenant des avances (coquetting) faites par ce dernier à Blake et McKenzie pour former une alliance afin d'emporter les éle:tions l'été prochain et Jaïsser John À. à l'écart, (Ceci ne serait pas aussi bien pour nous; mais je vais à Toronto le 7 courant, afin de voir à nos intérêts. Nous sommes très-bien avec Île Globe. Vous ne m'avez pas encore envoyé les conditions d'arrangement siznées par les parties. Envoyez-les moi immédiatement, car’ j'en ai besoin pour mes négociations, J'aurai besoin que vous veniez ici plus tard pour nous entendre à propos de la compagnie et nous consulter eur d’autres affaires.
“ N'yatilpas une erreur dans le Biil impritué, à propos des terres et de la taxation ? Voyez-y.
( Fout à vous,
“ (Signé) « [luc ALLAN.”
« G. W. MoMuLren, Écr., Chicago.
« P. S,—Je vous ai écrit, mais je n'ai reçu encune réponse. |
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