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COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER INTEROCÉANIQUE DU CANADA

« Toronto, 26 septembre 1972.

& A une assemblée des Directeurs Provisoires de la compagnie du chemin de fer Interocéanique du Canada, tenue ce jour, étaient présents en personne ou par procurateur.

& L'Hon. D. L. Macpherson, président ; & Charles H. Fairweather, Ecr., vice président ;

& MM. l'Hon. Wm. MeMaster, l'Hon. John Simpson, l'Hon. Frank Smith, l'Hon. G. W. Allan, l'Hon. Is. Thibaudeau, l'Hon, John Carling, F. W. Cumberland, Eecr., C.$. Gzowski, Ecr., J. G. Worts, Ecr., John Walker, Ecr., W. H. Howland, Ecr., David Torrance Ecr., John Boyd, Ecr., T. Kenny, Ker., Edwin Russell, Ecr., J. F. Randolph, Ecr., John Starr, Ecr., l'Hon. D. E. Price.

& Lecture fut donnée d'une communication du gonvernement suggérant que l' compagnie du chemin de fer Interocéanique devrait s'unir à la compagnie du chemin de fer du Pacifique du Canada. Lecture fut aussi donnée du rapport suivant du comité exécutif :

“ Aux Président, Vice-Président et Directeurs Provisoires de la compagnie du chemin de fer Interocéanique.

& Votre comité a examiné une communication venant du gouvernement et qui exprime le désir que la compagnie du chemin de fer Interocéanique s'unisse à la compagnie du chemin de fer du Pacifique du Canada, et il a maintenant l'honneur de faire rapport :

“ Qu'il a examiné cette proposition avec la plus sérieuse attention dans l'unique but d'arriver au prompt et heureux achèvement du chemin de fer Canadien du Pacifique.

« La construction et l'administration d'une entreprise qui comporte des intérêts aussi vastes et aussi variés doivent, daas son opinion, dépendre surtout, pour réussir, de leur complète identification avec le seutiment publie du pays.

« L'aide pécuniaire, quoique considérable en elle-même, est encore insignifiante relativement aux frais énormes que devra entraîner l'exécution de l’entreprise. La compagnie ayant à compter sur la vente des terres pour faire face à la plus forte partie de ses dépenses, il est dévirable, et même nécessaire, qu'on fasse en sorte que toutes les énergies du pays soient uti isée: pour l'établissement de ces terres aussitôt que possible.

& [l est done d’une importance extrême que la compagnie qui doit construire le chemin de fer soit essentiellement et éminemment nationale,

“ },es sources d'où la compagnie doit tirer ses moyens sont de deux sortes:

& 1o. Canadierne ;

‘ 20 (et surtout) Anglaise.

& Dans l'opinion de votre #omité, le succès sur le marché monétaire anglais dépendra en grande partie du plus ou moins d'intérêt que la population canadienne prendra dans l'entreprise.

“€ [1 est parfaitement futile de compter sur l’aide des Etats- Uni, eur ectte entreprise sêra nécessairement la rivale des différents chemins de fer du Pacifique qui existent actuellement.

&« Bien que cette remarque s'applique à son avenir comme entreprise commerciale, elle est encore plus applicable et a plus de poids relativement aux mesures nécessaires pour le prompt établissement des vastes régions que traversent les lignes rivales dans les États-Unis. La compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique doit travailler en Angleterre ct dans toute 1 Europe pour y diriger une émigration, et ceei ne peut être fait ni avrrtageusement ni avec vecès en s'associant aux intérêts américains engagés dans le trafic transcontinentnl. La recommandation de fusion avec la compagnie du Pacifique du Canada, plus généralement connue comme étant celle organisée par Sir Æuyh Atlun, impose à votre comité l'exumen des questions dont ilest fuic mention plus haut.

ie TL est de notoriété publique que la première proposition de Sir Zugh Allan, relativement au chemin de fer du Pacifique du Canada, a été faite de concert avec les citoyens américains les qius intéressés duns Îe chemin de fer Pacifique du Nors. On pense, généralement, que gouve ment n'ignore pas ec fait, ct c'est surtout à cause de la crainte de voir passer entre de,

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« Le publie du Canada a compris instinctivement que si on permettait aux intéressés du chemin de fer Pacifique du Nord de contrôler la ligne canadienne, unetelle combinaison serait un obstacle à l'alliance matérielle aussi bien que politique avec les possessions anglaises des côtes da Pacifique, et retarderait et mettrait en danger l'établissement du fertile territoire occidental du Canada.

& D'une extrémité de la Confédération à l’autre, mais surtout dans la grande provine?2 d'Ontario (sur la population de laquelle doit retomber le fardeau de la plus grande partie des frais de ectte entreprise), sont partis des indices indubitables de l'opinion publique sur cette question, et les noms des personnes intéressées dans la compagnie Interocéanique font voir d'une manière concluante la détermination générale de reudre cette entreprise exclusivement natio

nale et eandienne,

& On pourrait être taxé de jalousie en relative de l’organisation de la compagnie Interocé Hugh Allan, mais cette nécessité ne peut être évitée, fusion.

& Votre comité doit donc faire remarquer que ment la plus considérable et la plus influente réunion qui pourrait être formée en Canada, n'étant pas limité sentant toutes également et généralement.

& Quant à l’autre compagnie, votre cor Confédération dans un sens large ou national.

& Son influence active est presqu’exelusivement restreinte à la province de Québec, et dans cette province à la cité de Montréal ; mais sauf Sir Hugh Allan lui-même et deux ou trois autres messieurs, elle ne peut pas, avec quelque justice, être considérée comme représentant le capital et l’esprit d'entreprise de cette ville même.

« Ce n’est pas commettre une injustice de dire que les prétentions de la compagnie de Sir Huyh Allan ne reposent point sur l'appui public en général, mais surtout sur la position de

Sir Hugh Allan lui-même.

‘“ Quoique nous ne soyons encore qu’ Pacifique, la nature dangereuse d'une orgar êtes invités à vous fusionner, a déjà été rendue eu recours à l'arène politique pour obtenir la force et Pl mérites intrinsèques.

& D'un autre côté, la compagnie Interocéanique n'a compté que sur l'appui public généra et n’a semblé en aucun cas désireuse d'exercer sur le gouvernement des influences indues,

& Qi le chemin de fer Canadien du Pacifique doit être l'objet d’une pression indue et impropre exercée par une section de la Confédération au préjudice des autres, il aura bientôt une réputation qui détruira la confiance publique dans l'entreprise et entraînera, soit son abandou . soit son achévement à des sacrifices beaucoup plus grands que ceux auxquels le pays s'attend aujourd'hui.

« Votre comité admet volontiers qu'il ser combinées du Canada an soutien de cette entreprise, € Hugh Alan représentait réellement les intérêts canadiens, d'avoir s1 co-opération.

6 Mais, malheureusement, l’impression existe encore partont que Île premier projet de Sir Hugh Allun n'est pas modifié, et que sa compagnie doit co-opérer avec des Américains intéres- «és dans le chemin de fer du Pacifique du Nord ; et votre comit”, partageant ce sentiment, ne peut considérer la proposition de fusion que comme mal-avisée et dangereuse pour l'intérêt

établissant des comparaisons entre l'importance anique et celle de la compagnie de Sir attendu qu'il s'agit d'une proposition do

la compagnie Interocéanique est probable de capitalistes et d'hommes de position e À une seule province, mais les repré-

nité fait remarquer qu’elle ne représente pas la

au début de l'histoire du chemin de fer Canadien du isation comme la compagnie avec laquelle vous apparente par le fait que ses promoteurs ont appui que ne peuvent lui donner ses

ait désirable de s'assurer toutes les influences t& si la compagnie organisée par Sir quoique locaux, il scrait avantageux

public.

& Votre comité est convaineu qu'une tel dans la compaguie comme entreprise anadienne, & [] croit que si la fusion était opérés, les mc seraient leur concours, et qu'en conséquence 1 trouverait

le fusion détruirait de suite la confiance publique

illeurs amis de l'entreprise en Canada rofu-

une exouso pour lu placer sous le

PNUD RENE

contrôle de 11 compagnie rivale amérierine où celui de ses principaux promoteurs, dans l’espérance illusoire qu'ils pourraient l’achever.

& Votre comité ne peu. trouver une raison suffisante pour demander à la compagnic de ’Interocéanique de se dép:rüir de son iudividualité.

& Partout le publie lui témoigne sa conftance telle qu'elle est.

« Toutes les provinces de la Confédération (sauf Manitoba) ont donné l'assurance que la

prrt de capital acco: dée à chicune d’elle par l’acte d'incorporation serait souscrite, et que dans

quelques provinces il serait souscrit plus que la part fixée. & De cette manière toutes les classes de la population seraient intimement'identifiées avec cette grande entreprise nationale, et l’accomplissement de ces assurances rendrait la compagnie très-forte dns ses négociations en Angleterre ct sur le continent européen.

& De it, en confiant l'exécution du chemin de fer du Pacifique à la co: pagnie de l’Inle gouvernement traiterait avec les représentants de sa propre population. instre et chrique acre de terre seraient appliqués au l’aide, et que les terres ne passeraient années ou jusqu’à ce que

terocéanique,

& Tl aurait l'assurance que chaque ] seu objet que le Parlement avait en vue en accordant de pas sous Un contrôle étranger ou resteraient inexploitées pendant des celles de là compagnie du chemin de for du Pacifique du Nord seraient occupées. Votre comité ne peut éviter d’at irer votre attention sur le fuit que lex promo’enrs de la ligne qui est notre rivale la plus proche, les messieurs avec lesquels agit Sir ul Allan, comptent entièrement sur la vente de leurs terres pour ohtenir les moyens de conitruire ce» chemin de fer. Il est donc d'une extrême importince pour les promoteurs de cette ligne, le Pacifique du Nord, d'obtenir le contrôle des terres anadiennes (qui égilent presque (n étendue l'Angleterre et l'Ecnsee), et d'en retarder l'établissement jusqu'à ce qu'ils ‘ent disposé des leurs.

& La population du Canada ne pourrait suivre une politique plus nuisible à ses intérêts qu’en permettant à sos rivaux d’avoir dans cette entreprise nationale un intérêt qui leur donnerait virtuellement la propriété et le contrôle de 50.000,06 d’acr:s de trritoire canadien ; Jeur confierait la direction du systèrue d’émigration qui doit êtr: inauguré pour l'établissement de ces terres ; leur conférerait le pouvoir d’influenecr La constrnetion et les progrès du chemin de fer, ct leur accorderait à perpétaité le monopole du trifie sur ln route canadienne, qui est la ligne transcontinentale Ja plus courte et Ft mi leure.

6 Votre comité croit fermement que la Fusion si nifie l'admission de et intérêt américain rival dans l'organisation de lntreprise einadienns, et qu'une fois admis, ilse rendrait bientôt maître de la représentation canadienne divisée et affitlic. Il considère que ce danger a beaucoup plus de poids que tous les avantiges possibles qui pouiratent résulter d’une union avec Sir Zlugjh Allan et sos assoviés. Ilest convaincu que le publie éviterait de co-opérer pécunirirement à l'entreprise.

& (est pourquoi il recommande respectnousement que le bur il ne peut accepter la fusion avec la compagnie du

arringement au nom de la comfer Canadien du Pacifique.

au des directeurs de cette

compagnie informe le gouvernement Pacifique du Cnadn, mais qu'il est prêt à entrer de suite en pagnie de l'Interocéinique pour construire et expl'iter le chemin d & Le tout humblement soumis.

& D, L. MACPÿERSON, « (t, M, l'AIRWEATHER, & W, SHANLY, « Frpn. CUMBERLAND, W, H. HowLaAND é Après la discussion durapport ci-dessus, lurésolution enivanten été adoptée à l'unanimité : & Que le rapport du comité exécutif qui vient d'être lu soit approuvé ot adopté, et que & Je président soit pris d'en tr:nemnttre copie nu gouvernement comme ex osé des motifs boinin de fer du Pacifique

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du Can: An. ” ue Cotte résolution est fidèl:ment extraite A+ procès verbaux du eonsoil provisoire de la compaguis du chaisin de fer Entercet nique du Canada, & Jonn FAGUR, 66 Moront », 28 reptembre 1872.” « Secrétaire Provisoire,

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« (rrAwA, 7 octobre 1872.

; votre lettre du 28 du mois dernier

« MoNSIEUR, — J'ai reçu ordre d’accuser réception d et de ses incluses, par laquelle vous informez ce département que la compagnie du chemin de fer Interocéanique du Canada refuse de se fusionner avec la compagnie du chemin de fer du Pacifique du Canade, tel que proposé par le gouvernement, ei que votre compagnie est prête à entrer en arrangement pour li construction et l'expivitatien du chemin de fer Canadien du Pacifique.

ce J'ai, etc.

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