‹ Message [microforme]Chapitre 42 sur 49 · E, PARENT · texte numérisé non relu

E, PARENT

« Sous-Secrétaire d'Etat,

6 Hon. D. LL. MACPHERSON, « Président de la compagnie du chemin de fer Interocéanique,

« Toronto.”

« BurEAU DU SECRÉTAIRE D'ETAT.

« Orrawa, le 16 octobre 1872.

« Monsieur, — Je suis chargé de vous transmettre la copie ci-ineluse d’un ** Mémoire d la compagnie du ch min de fer du Pacifique du Canada, relativement à l'exposé soumis au gouvernement du Canada par la compagnie du chemin de fer Interocéanique.

i J'ai l'honneur, ete.

«. E. PARENT, « Sous-Secrétaire d'Etat.

«& L'Hon. D. L. MACPHERSON, « Président de la compagnie du chemin de fer Interocéanique,

6 'f'oronto.” Drm eire € . . nn . . , } 2:

e Mémoire du comité exécutif de la compagnie du chemin de fer Interocéanique, relativemtnt à un mémoire soumis au gouvernement pur le comité crécutif du chemin de fer du Puct-

Jique du Canadien date du 12 octobre 1872.

t le comité exéeutif de la compagnie du chemin de fer Intertion à l'honorable Conseil Privé de 11 communication Pacifique du Canada, relativement à la

& Les soussignés forman océanique, ont l'honneur d'aceuser 'écep qu’il leur a faite d’un mémoire de la compagnie du communication adressée au gouvernement par la compagnie de l'Interocéanique, le 30 septembre dernier, et duns laquelle sont exposées les raisons pour lesquelles cette dernière compagnie ne peut consentir à opérer Sa fusion avec la compagni: du Pacifique du Cunada.

« Les soussignés ont l'honneur de déclarer qu’en transmettant cet exposé au pouvernement, la compagnie de l'Interocéanique n'avait pas l'intention d'entamer une controverse avec la compagnie du Pacifique du Canada par l'intermédiaire du gouvernement. - Muis ils ne regrettent pas que le gouvernement ait jugé convenable de communiquer leur mémoire à la compagnie du Pacifique du Canada, L'unique objet de ln compagnie de l'Interocéanique était de communiquer franchement au gouvernement les raisons qui l'ont empêché d’acquiescer à la demande que leur faisait le gouvernement de fusionner les deux compagnies.

& La compagnie de l'Interocéanique ne s’est décidée à rejeter le projet de fusion qu'après avoir imûrement délibéré et avec la ferme conviction qu'elle agissuit ainsi dans les véritables intérêts du pays. Les soussignés vont maintenant passer brièvement en revue le mémoire du comité exécutif de la compagnie du Pacifique du Canada. ;

« Les soussignés ont constaté que le ie du Pacifique du Canada

comité de la compagn admet pleinement l'opinion de la compagnie de l'Interocéanique, savoir qu’on ne saurait exac'rer l'importance, pour le Canada, de posséder un chemin de fer Canadien du Pacifique exploité comme entreprise essentiellement canadienne.

Il est à regretter que la compagnie du Pacifique du Canada, où du moins le promoteur F

rincipal de son organisation, n'ait pas toujours eu cette opinion ; Si tel eût été le cas, il est probable que la compagnie de l’Interocéanique n'aurait jamais cherché à se constituer iéguiement,

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« Le comité de la compagnie du Pacifique du Canada semble désireux d'établir que Îles pro eEeR de l'organisation de cette compagnie sont } lus Canadiens que les organisateurs de a compagnie de l’Interocéanique, parce que le projet de charte tel qu'originairement soumis à la législature par la première de ces compagnies spécifiait que tous les directeurs devaient être sujets britanniques, tandis que la charte de la compagnie de l'Interocéanique exigeait cette qualification seulement d’une majorité de ses directeurs. Les soussignés sont vivement surpris

u’on semble attacher de l'importance à un fait qui n'en a aucune ct qui tombe même dans le

omaine des banalités. Pour rendre la compagnie réellement canadienne, il est nécessaire que le plus grand nombre des porteurs l'actions soient bond fide Canadiens et sujets kritanniques, “ La compagnie de l’Interocéanique s’est efforcée d'atteindre ce but, et, cela fait, elle ne voyait aucune raison d’exelure de f: gestion des affrires de la compagnie aucun citoyen, qu’il fût né dans le pays ou qu'il appartint à la classe des aubains.

« Les actionnaires d’une compagnie ont le pouvoir de contrôler ses actes, les directeurs ne sont que leurs agents ou substituts. Si les Canadiens sont porteurs d’une majorité des actions du chemin de fer du Pacifique du C'inada, ils verront à ce que les directeurs, quelle que soit leur nationalité, gèrent l’entreprise pour l'avantage des actionnaires et du Canada; mais Si une majorité des actions passe entre les mains de citoyens et habiteuts des Etats-Unis, intéressés au succès d'une ligne rivale, ces actionnaires veilleront à ce que les directeurs favorisent leurs plans sans avoir égard aux intérêts canadiens; et quand même la loi exigerait que chaque membre du bureau de direction soit sujet britannique et réside en Canada, les actions étant réparties comme on vient de le dire, si quelques-uns des dirceteurs manifestaient des sentiments trop patriotiques et refusaient de mettre à exécution les projets des actionnaires étrange.s, ils seraient déis, et l'on élirait à leur place des hommes plus dociles. Le comité de la compagnie du Pacifique du Canada raisonne longuement pour établir qu'en adoptant son projet de fusion il deviendrait impossible d'appliquer la moindre partie des subsides publics à d’autres objets que ceux pour lesquels ces subsides auraient été accordés et que toute tentative dans ce sens aurait pour résultat d'annuler la convention passée. Les soussionés ne voient rien dans cet argument, et même, s’il à quelque valeur dans les limites de son application, cette valeur est, après tout, de peu d'importance. En effet, si désirable qu’il soit d'assurer aux Canadiens les avantages résultant de la coustruction du chemin de fer, ces avantages sont bien insignifiants quand on les compare à ceux qui sont réservés aux propriétaires de la liune une fois construite, c'est-à-dire la propriété d'un vaste territoire au centre du Canada et le contrôle d’un vaste trafic à travers le continent,

& Les soussignés regrettent que le comité de la compagnie du Pacifique du Canada, touten admettant la haute respectabilité des directeurs de la compagnie de l'Interocéanique choisis dans la Province de Québec, ait dirigé contre trois de ces mossieurs des attaques insidicnses. Les messieurs dont il s'agit sont trop bien connus en Canada et à l'étranger, comme riches et honorables marchands exerçant une grande influence, pour qu'il soit nécessaire de chercher à les venger de cette attaque aussi injustifiable que peu courtoise, [ls n'ont rien à envier à aucun des messieurs qui forment le bureau provisoire de la compagnie du Pacifique du Cinada ou de tout autre bureau de directeurs en Canada.

« Les soussignés ne savent pas ce que veulent dire les lignes suivantes extraites du mémoire du comité de la compagnie du Pacifique Canadien : # Quant aux autres messieurs de la ‘ Province de Québec dont les noms se trouvent dans le Bili de la compagnie de l'Interocéanique, & mais qui n'ont pris aucune part à cette assemblée, les circonstances bien connues dans lesquelles 4 ils ont été admis dans cette compagnie exeluent tout espoir qu’ils puissent exercer une influence « quelconque en sa faveur.”

« Si cette phrase a pour but d’insinuer que le dans la charte de la compagnie de l'Interocéinique, foi e nombre des requérants pour la charte, à leur insu où sans leur consentement, les soussionés opposer. le démenti le plus for sel à cette accusation, Des ecnt s:pt noms inscrits dans la charte de cette compagnie, pas un seul n'y à été mis autrement qu'à la demande où avec la permission de ja personne nommée ; d'autre part, Îes sou ssirnés ont été informés que sur les dix-huit noms inscrits dans la charte de la compagnie du Pacifique du Canada, plus d'un et

4: nomme de certains messieurs ont été inscrits | “nme directeurs provisoires, soit au

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