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& Pour la même raison, il voulait donner le contrat du Pacifique à des personnes ayant des relations zvec le Grand-Trone, et dans ce bat, il a attisé le feu d'une apposition à notre projet ; muis je vis dans ce chemin de fer eunidien-frang is et dans Pappro: he des él'etions générales, où Cartier et d'autres auraient à se présenter devant leurs électeurs pour se faire réélire, un moyen certain d'utt indre mon but, surtout vu que je me propose d'y arriver au moyen du terminus du Pacific.
& Les plans que je soumets sont les plus propres à servir Îles intérêts du Canada, et en voulant les faire adopter par le publie, je fais un acte trè--réellement patriotique ; mais, MÊME dans ce but, il faut trouver des moyens d'influencer le publie, et j'ai employé plusieurs jeunes avocats canadiens français pour écrire en ce sens dans leurs principiux journaux, J'ai souscrit une somme qui peut avoir une influence prépondérante dun le cupital-actions de la compagnie, et j'ai subven.ionné les journaux eux-mêmes, ÿ com] ris les rédacteurs et les propriétüres, Je parcourus le pays que le chemin devait traverser et rerdis visite à piusieurs habitants. Je suis aussi allé voir les prêtres. je gagnai leur amitié, et j'employai des agents pour aller parmi les notubles et parier du su
« Jecommençai alors à tcuir des asrenbiées publiques, j'y assistai personnellement et fis souvent des discours en français, démontrant aux gens où se trouvaient leurs vriis intérêts.
“ Le projet devint de suite populaire, ct je formai un comité pourinfluencer les membres de ja législature. Cela réusrit si bien qu'en très peu de temps, sur les 45, je pouvais compter
sur 27 ; et les électeurs de la division de cctte ville que Cartier lui-même représente, lui notifièrent qu'il n'avait pas besoin de se présenter si le contrat du Pacique n'était pas dunné dans l'intérêt du Bas-Canada ; il n'a pas cru cela. mais lorqu'ii vint ici et rencontra Ses électeurs, il constata, à sa grande surprise, que leur détermination était immuable, Il consentit alors à accorder le contrat à la condition voulue, savoir : qu'il y aurait 17 directeurs provisoires, dont huit pour Ontario, neuf pour Québec, nous donnant ainsi le contrôle.
“ Nous avons de suite org: ni-6 la comprenie [notre si ction]. et on m'a nommé président ; D. Melunes. de Hamilton, vice-président ; EL. de Bel fenile, secretaire; et l'Ho:. J. Dev, Abbott, aviseur-léeal. Nous avons ani:oncé que les livres de sonscription seriient ouverts le 15 juillet aux difiérentes plices mentionnées dans Pacte, et nous a Fons notifié le gouvernement que nous voulions pr ndre le contrat pour la constriction du P cifique aux termes et conditions stipulés dans l'acte,
& Ce qu'il y à maintenant à fire est de sous sipital, ee qui ne doit se faire que par des sujets brit nniques, etil fuvt payer &u mo la souscription dix pour ceut du montant SOuSCTIT.
« Nous avons le droit de souscrire neuf dix-septièmes à présent et de prendre tout ce que les autres ne souscriraient pas à la fin du mots. En même tops, j'ai fit des arrungements pour que, si VOUS envoyi zun crtificat représentant 31.000,000 en or, placé par Jay Cooke et Cie. au crédit de la Banque des Marchands, à Montréal, dans leur propre Banque de New-York, la Banque accepte les chèques pour à souscription ; mais aucun argent ne sortira avant que le contrat ne soit conclu, et alors dix pour cent sur le montant des actions à nous accordées devra être payé au receveur sénéral. Pr conséquent, veuillez m'envoyer au plus tôt des procurations pour sOusCrie à u epitul, et le certificat sus-mentionné ae Jay Cuoke et Ure.
« J'ai reçu plusicurs lettres d'Angl terre m'offrint de prendre toute l'affaire st nous voulions partager, mais elle me semble trop bonne pour m'en dépurtir immédiitement,
« Si vous voulez de nouve lies itforwritions, j'irai à New-York la semaine prochaine, si vous le désirez, et je communiquerui avee vous pu rsonuellement.
« Veuillez télégraphier si vous voulez me voir et m'indiquer le jour.
« Comme vous devez le supposer, l'iffaire n'en est p's rendue là sans berusoup de dé penses, dont une grince ] artie payable seulement après avoir obtenu le contrat, mais je pens: que cela n'ira pas loin de 8300,000 ‘ Tout à vous,
+ (Siuné) « HuGH ALLAN.”
«P S— Je snppose que vous ne voulez pis prendre d'actions gi nous 1 pou vous nous “ : « , ‘ ,
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LLAN." i vous nous
om ce La lettre suivante est adressée an même :
Jowrn#Ar, 7 août 1872.
er V 4e doncaat un compte-rendu détaillé à cotte dite, de to enoats et de ass démarches relativement at chemin de fer
ju Ouaulien du Pcidque, Vous n'avz pis cg & wégrpiios de cette lettre, mis j> présume qu'elle vous est prvenue en in propre. loutefois, la question que je vous posais esb d'mcurée sans répons?, et je viens m.intenant vous informer du progrès qu'ont fait les négociations depuis la date de ma desnière lettre,
& La ligne de conduite que j'ai adoptée m'a bien servi. Lin puissante influence française que j'ai réussi à obtenir a été suffisinte pour contrôler les élections, et dès que le gouvernement a aequis bi eonsietion du f it qu'il ne vouliit pas à Enattre d'ibord, il est entré en né-
eo Lttion aveG mo Lt : t pas néc dre d'éntartrer les différentes pauses d:s nézoctitions, Main je réxtl ÉMIS =NOUS AVONSSES un arrimgenent en vertu duquel, vu certaines
condi ions mouécires il consent à forin r une coms is dont je serai le président, et afin de rencontrer mes vues. de me douner, ainsi qu ns uuis, La plus grands partie lu capitalactions: d'accorder, de plus, à la compile ni foriné:, le cvutrat pour bâtir le chemin aux conditions de l'acte du p rlement, sivoir: à 530.00 000 en argent ct 50 milliois d’acres de terre, avee tous les autres avantages et privilé,es qui p uveut être donnés en vertu du dit ac'e, ctil promet de faire tout en son pouvoir pour uiler et encourast r la compagnie pendant la duré: d s travaux,
« Le contr.t final devra être signé dans six semaines de cette date et peut-être avant. Nos adveisiires auront la plus petiie partie du cipital-actions, et ils nous rearde t avec ja ui: et rancune à cauce de leur défaite; et à cause de cela le gouvernement at obligé de stipuer que nul étranger ue pourra se trouver au nombre des actionvaires, afin d'évi er qu'on nous accuse encore de vouloir nous vendre au Pacifioue du Ncrd ct à l'influcnce étrangère. Les actions souscrites par vous €t Vos autres amis des États-Unis devront être en mon nom pendant quelque temps.
“ N us :urons 85.000,000 du eapital-actions sur le total du cipital de $10,009,000.
w Jo vous deminde de nouveau si les personnes consentent encore à prenire le montant réduit du capitakactions dans les mêmes proportions que ls moutants qu'ils ont a’abord souscrits,
« Je vous les offre d'abord, comme il est de mon devoir de le faire, mais il y a bien des gens qui veulent en avoir, Dix pour cent sur io montants 8 uscrits devront être versés entre les mauvus du gouvernement Com ic warantie, mais seront remboursés, je pense, aussitôt que l'ouvrage gra en pleine opération. Les dépenses eneourucs pour amener l'affure au point où elle est, ont été considérables. J'ai déjà déboarsé environ 8230,000, ec il me restera encore à verser 850.000 avant la fin de e: mois. Je ne sis même pas si cela suffira, mais je l’espère.
& Sans doute, tout ecla devra être piyé pu les souscripteurs aux 5 5,090,000 de cipitalnetions. Ni vous jugez à propos de continuer FL SO iscription, j'irai à New-York vers la fin de
ce mois pour m'euten tre sur les détails avee vous. Veuillez répondre aussitôt qu'il vous
conviendra, « Je suis tout à vous, « (Signé) « Fuan ALLAN.”
« Moxrrféaz, 6 août 1872.
« Caer M. MoMUuLEN,—J'espérais de jour en jour pouvoir communiquer Îles conclu elusions auxquelles nous serious arrivés relativement à la névociation du chemin de fer du Pacifique, mais il est toujours présenté des obstacles | ii ont causé du délai.
ê tituds prise par mes unis canadiens français,
D endant, l'approch » des élections et l'at | Larerais satisfait, ont enfin provoqué
qui ne v uldent m'appuyer qu'au moment où je me dé une crise, et je peuse que la putio que j'ai jouée v terminer heureusement,
“6 [lise nous avons eonela un arrangement en vertu duquel le gouverueut nt s'engage à former uaecompagule ex Jusivement canadienne, suivant mes désirs; ct il est entendu que je
serai uoinimé président, que ines mis et MU! AUFORS la plus grande partit du capital-uctions, ct :+ ; — ÿ Ke Lo € è . ae Yi. Le RS Eve 4 / . CRE
ro ——— —
ue le contrat pour la construction du chemin de fer sera donné à cette compagnie, au terme de l'acte du parlement.
“ Les Américains devront être exclus avee soin de l'entreprise, de crainte qu'ils ne la gacrifient au chemin du Norihern Pacific, mais j'espère que nous pour.ons parer à cela d'une façon ou d’une autre. Nous n'en sommes pas arrivés là sans d'énormes déboursés. J'ai déjà déboursé plus de $200,000 et j'ai encore à payer au moins #100,000. Je tiens à savoir maintenant ce que veulent faire nos amis de New-York. [ls n'ont pas répondu à ma dernière
lettre. :
& out à vous,
(Signé) « Huon ALLAN. " «4 G. W. MOMULLEN : MonrRÉaz, 16 septembre 1872.
« CyEr MONSIEUR, —-Je voulais convaqner pour ce temps-ci une assemblée à New-York, pour voir ce que nos amis de la-bis étaient disposés à faire, mais aujourd'hui j'ai reçu une lettre de........ . m'appiénant qu'il quitte New-York pour Chicago, où il doit rejoindre M et tous deux purtirunt pour Pug tSonud, Ils disent qu'aucune assemblée ne peut être tenue avant le 15 novembre, ce qui ne me convient pas du tout.
“« Je pense que dans dix jours, ou à peu près, le contrat sera siuné, et je désircrais immédiatement après m'embarquer pour l'Angleterre, afin d'ebtenir l'argent nécessaire pour construire le chemin. J'ai payé $ 453,000 en or, dont je veux me rembourser. J'ai encore à payer 813,500, ce qui terminera l': faire.
& J'irai à New-York aussitôt que le contrat sera signé, c'est-à-dire vers le 17 octobre, et
serai heureux de vous y rencontrer.
‘ Tout à vous,
LE
« (Signé) “ HuGH ALLAN.
(Incluse No. 4.) EXPOSÉ DE SIR HUGH ALLAN.
(De la Gazetti de Montréal.)
& En réponse aux Jottres qui ont paru dans le numéro de samedi, Sir Augh Allan à donné l’uffidavit suivant :
« Je, Sir Hugh Allan, de Ravescraig, dans la province de Québec, chevalier, étant dûment assermenté, dépose et dis:
« Que depuis quelques années j'ai pris une part active au développement des communications par voie ferrée dans toute la Puissance du Canada, et particulièrement dans cette partie du pays qui se trouve à l'ouest de Montréal, dans le but d'accroître les moyens de et la partie ouest de l'Amérique, et que, entre autres
communication entre les côtes marities celui de construire un chemin de fer entre
p'ejets, mon attention s'est portée d'abord sur Montréal, comme étant le port de mer Atlantique le plus occidental, et l'océun Pacifique.
& Que dans l'automne de 1871 j'ai appris, dans une conversation avec Sir Francis Hincks, que certains capitalistes américains &v ient proposé au gouvernement, par l'entremise de M. Waddington, d'organiser une compagnie dans le but de construire le chemin de fer du Pacifique Canadien, mais que rien n'avait été décidé 7 litivement à leur proposition,
Que voyant qu'on ne faisait aucune demarche en Cana ta touchant le projet en question, et goutant que l'on pût engager les ea itulistes cinadiens à y souscrire pour de forts montants, j'obtins de Sir rancis Alincks les noms des personnes qui avaient conféré avec le wouvernement, et je me mis humédiitement en € vrespondance aveé ces personnes, afin d'essayer de former une compagnie du chemin du Pacifique avanè l'acoption des mesures que l'on c'attendait devoir être présentées par le gouvernement dan: la prochiine session du parlerent,
: Conséquemment, après certaines nÉgo iations, je conclus un arrangement avec A Sinith, Chicago, et M, MeMullen, — qui était censé représenter un ci rtain nombre de capitalistes
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dans lequel je réservais pour les C nadiens autant d'actions que je croyais pouvoir
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faire souscrire en Canada, le reste devant être souscrit par les Américains intéressés et leurs amis, Par cet arrangement, il était pourvu que les travaux de construction seraient poussés vigoureusement, selon les vues d'1 gouvernement canud'en aussitôt qu'elles seraient connucs, pourvu que les moyens mis à la disposition de la compagnie fussent de nature à justifier les associés d'en accepter le contra’. Et, au sujet de cot arrangement, je déelire positivement et explicitement que, ni dans l’arrangement, ni dansaucune conversation ou négociation y relative, il n’y a eu aucune stipulation, déclaration ou plan dont l'objet fût de retarder les travaux ; il n'avait pour but que leur prompte exécution, tout ei tenant compte de la juste économie qu'il fallait y apporter. Et je déclare, surtout, qu'il n'y à eu aucune intention explicite ou implicite, dans l’arrangement ou les négociations qui l'ont accompagné, rien qui pût permettre au Northern Pacific Railway, où à toute autre compagnie où association d'individus, d’entraver l’entreprise de quelque manière que ec fût.
& Aucune démarche importante n'a été faite par moi où mes associés jusqu'à l'époque de l'ouverture de la session du parlement à Ottiwa, relativement à la compagnie projetée, excepté que je communiquai avec le gouvernement, jui offrant d'orgauiser une compagnie qui se chargerait de la construction du chemin, et discuter Ia question des moyens et de l’aide que le gouvernement pourrait demander au pays; et dans le cour: de ces pourparlers et nésocia:ions, je me suis efforcé, autant que possible, d'obtenir la place de président de la compagnie projetée, position que mes associés consentaient à m'accorder et à laquelle je croyais avoir droit à cause de la part active que j'ai pris: dans la crande entreprise nationale à laqu2lle se rapportaient les négociations dont il est question. Sous ce rapport, et dès le début, j'avais raison de croire que le gouvernement était favorable à mes prétentions. À l'approche de la session du parlement e nadien, je demandai à M. Abbott de préparer la législetion requise; et, peu de temps après l'ouverture du parlement, je me rendis à Ottawa pour m'assurer comment les affaires marchaient et quelle tournure prenait le pre jet de l'entreprise présenté par mol et les personnes qui s'étaient alors associces à moi.
&« Avant cette époque j'avais correspondu avec un grand sombre de personnes en Canada au sujet de la compagnie projetée, demandant leur coopération et leur assistance, et pou: les porter à souscrire tel montant que je jugeais convenable, tout en tenant compte de leur position et de leurs moyens. Et quoique je n’aie pas réussi à me procurer un grand nombre de souscriptions au © ipital, cependant j'en obtins autant que je pouvais l'espérer lorsque j'avais fait mes arrangements avec les capitalistes américuns. Jin conséquence, dans mes négoclations avee eux, j'ai pourvu à la distribution des actions que ces messieurs co..sentuicnt à souscrirefou que je croyais qu'ils souscriraient pour la f'rmation de la compagnie.
4 Lorsque j'ai visité Ottawa, comme il a été dit au dernier paragraphe, je me suis Convaineu et par mon observation personnelle et par mes re! tions avec les membres de la chambre, qu'un fort préjugé s'était élevé contre toute innmixtion des e pitilistes américains dans la formation de là compagnie projetée, ec cela, dans la crainte que ies capitalistes de cette nationalité regarde-
lu Pacifique Canadien ct de favoriser la
raient comme de leur intéêt d'entraver l'entreprise construction du Pacifique du Nord plutôt que d'air dans les intérêts du Uanada en travaillant {tte appréhension et
à la conistruction du chemin canadien, Et quoique je fusse exempt de c C que j'aie toujours cru et que je croie encore que les personnes engagces à s'associer à moi auraient agi dans cette entreprise avec bonne foi et dans la mesure de leur capacite, j'ai jugé i trouvé convenable et expédient de Île
cependant ce sentiment tellement profond que j':
respecter et de consentir à ce que le projet de loi qui devait être présenté à la chambre exclût les étrangers de la compagnie et à ce qu les directeurs fussent exctusivement canadiens, “Un projet de loi incorporant li eourpagnie qu Pacifique Canadien Fut alors présenté à la chambre par le docteur Grant, qui avuit ét l'un des avocats les plus distingué du projet du Pacifique Can dien et qui avait pi | ion précédente une mesure $ mblable, à la requête de fou M, taylor u CEUDINT ul rs de eu pru] {. Bien que le projet le lo présenté tipuiât l'exclusion des étrangers, je n'étais nullement convaincu que le gouvernement Imsisterait sur une tel condition, croyant alors, Comme je le error aujour hui, qu'une toi proposition ct it impolitique et inutile.
‘Je ne me sentis done pas justitiabl de rompre toute relation avec mes associés amerl- Cultis, quoiqi 10 les av rtin: ; ut lt t ff
FOR À AS à à ,
cette question la même attitude que li maj rité de eux dont j'avais pu jger los sentiments à Ottawa paraissait avoir pr se.
ue J'étais an fit du contrôle que, d'après lo di poiiif du proj:t de loi présenté par le ir pouvait exercer retitivemont aux terms du contrat, et je voulus due de L'intérêt qu'il serait P minis aux étrangers de posséder dans cette entreprise, ou s'ils en devaient être complètement exclus. Et jusqu'à ce que cette décision me fût communiquée, je me crus engigé d'honneur, par l’arrangement conclu, de donner à mes collègues américaius libre entrée dans la compagnie, sauf le cas où le gouvernement S'y oposerait positivement. Et en les mettant au courant es progrès de l'affaire en Canada, comme je l'ai fait en certaines 06e sions d'une manière privée et en dehors de la compagnie dont j'étais mem ement à leur éswd. Bit je ne voulais nullement Fer par là, compromis aucun membre
gouvernement, ce dern m'en remettre à 51 décision quant à l'ét
bre. je ne croyais qu'#air honor bl + suivant mon 6pinion je nu lié ou de lu compagnie du chemin de (er du Piciäique Cinidien. à qui je n'ai pas ja É nec:ss 1'e de five part de mi correspondines avee ns ,T mis colizues amériésins, d'autant plus que cette correspondance était entièrement privée et con atielle et qu'elle étiit é lie &v'e pou d'attention, quant à l'ex ctitude des xpressions, Coinmne où doit s'y attendre daus des lettres qui ne devaient être lues que pr les persounes à qui eles étuiunt adressées,
& Pendant mon séjour à Ottawa, j'ai eu avec les membres du gouvernement quelques relations d’un caractère non ofliciel, et j'ai va qu'ils étatsnt encore disposés à reconnaitre la valeur de mes services en cherchant à orgunser une com, agnie. Mais en face de la rivalité qui semblait exister relativement au projet du Pacitique et des nombreux nos sanadiens qui avaient été obtenus par a compagnie Interocéanique comme associés dans son projet, rien ne fut dit par les membres du gouvernemer t à qui j'en parlai qui püt me faire espérer avoir la prétérente pour moi ou la compagnie que j'avais organisée, ni méên0 rien de défini à propos du projet. [lme p:
nions aient été librement exprimées à mon égard, quand aucune autre compagnie que
celle que je proposais d'organiser ne paraissait devoir ètre
wut que, bien que leurs intentious et leurs opi-
6 formée, le fait d'une compétition
armi les Canadiens, pour le contrat, les avait décidés à laisser faire les choses jusqu'à ce qu'ils fussent en état de décider, après la form tion des compignies canadiennes, quelle ligne de conduite serait la plus proëre à pro nouvoir les intérêts du pays.
& En conséquence, il ne fut ait où fait que très-peu de chose p ndant la session qui me permit de connaitre l'opinion du gouvernement relativement à la ligne de conduite qu'il adopterait.
“ A près la session, la compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien, dont j'étais l'un des membres, commença à s'oræaniser et notilia le gouverheénient qu'elle était prête à
rendre le contrat pour la construction et la mise en epération du chemin du Pacifique,
d’après les termes et conditions mentionnés dans le bill du gouvernement: Cette conpaes parties du Canada, confor-
gnie fit ouvrir des livres de souscription au capital dans divers mément à l'acte, fit les démarches préliminaires et prit les mesures nécessaires pour lui permettre d'agir comme corporation organisée, Pou aniès:, il me parut évident que le ux voir une fusion des deux obtenir une plus grand j'ouvris des négociations avec la comt, en même temps, la compagnie
gouvernement aimerait 11e compagnies incorporées par le parlement, afin d'assurer J'unité d'action ei e force dans la forma: tion d’une compagnie canadienne. C'est alors que pagnie de l'Interocéanique, afin d'effectuer cette fusion ; € du Paciñque du Canada se mit en relations avec le gouvernement, relativement a la même
question.
é I] nous a été alors donné à entendre que que la fusion eût
le vonvernement désirait
lieu.
6 Sur ce, M. Abbott, l'un des membre le la compagnie du chemi de fer dan Pacitique du Canada, se rendit à Toronto pour y ren ontrer le sénateur HMaucpherson et, s'il était possible, arrêter des conditions de fusion qui sem lement sutisfisantes aux deux com aies. Et après une discussion du sujet pendant deux où f js jours, à Loi entre lui ei M. Macplerson, il fit rapport d la comp 11 lu Can da qu'il ne paraiss it pas À} avoir «d dificulté sérieuse sur la voie de la fusion, excepté que la demande que 1e faisais d'être
Pi qi président de 11 compagnie fusionnée, et qu'il we fut loisible de nommer, dans la nouvelle
eme ——
con) pas
Inte not laiss gnic den com la d
ent
compagnie, un nombre de membres égal à celui qu: nonmerait M. Mucpher:on, ne pouvait pas être accordée,
‘le “ [a proposition de M. Hacpherson était que, comme représentant la compagnie | Luis Interocéanique, il devait nommer un plus grand nombre de membres que ceux que je L ‘de nommerais duns la compagnie fusionnée et que la question de la présidence devait être ce laissée au bureau des directeurs. Quant à la présidence, M. Abbott informa la compaon- gnie que Sir John Macdonald avait dit qu'il étuit favorable à mon élection comme prési- | le dent, et que toute l'influence que pourrait avoir le gouvernement sur les membres de la | ure compagnie fusionnée serait exercée dans le but d'aider mon élection à cette charge, et que cle la difficulté relative à la nomination des membres de la nouvelle compagnie, qui existait
ne | entre moi et M. Aacpherson, pourrait probablement être surmontée de quelque manière. bre De plus, il fit rapport qu'il ne trouvait aucune divergence d'opinion entre moi et M. Mac-
le pherson, quant à la fusion des deux compagnies.
que À ‘ Après avoir reçu le rapport de M. 4 bbott, touchant les négociations de Torontc,
puu j'étais convaincu qu'aucune difficulté ne nous empécherait de les conduire à bonne fin.
tres Et comme feu Sir George E. Cartier se trouvait à Montréal quelque temps après, et que je
portais un grand intérêt à sa réélection, je le rencontrai et j'eus avec lui des conversations à
ques non oflicielles relativement à la charte, et cela à plusieurs reprises, dans lesquelles j'insis-
dire tai pour que le gouvernement employät son inliuence à obtenir la fusion à telles condio la tions que je considérerais justes pour moi-même et pour la compagnie dont j'étais le prési- LOUIS dent.
ins &“ Sir George Cartier était, à ma connaissance, en cominunication avec l'hon. Pre- ; 1n8 mier, au sujet d'1 chemin de fer du Pacifique ; entre autres questions, et dans une entre- 1êr110 vue que j'eus avec lui, il me montra une lectre de l'hon. Premier, dont voici la copie : Far “ 20 juillet 1873.
que
ition «4 À Sir George E. Curtier, Ottawa.
'à ce 6 J'ai vu Macpherson. I n’a aucune ambition personnelle, mais il ne peut, en jusuelle tice pour Ontario, accorder aucune préférence à Québec dans la question de la présidence
ou dans toute autre affire part'eulière. 11 dit que la question touchant la présidence
1 qui devrait être laissée au bureau. Sous de telles circonstances, je vous autorise à déclarer à duite {un que le gouvernement emploiera son influence pour Ini obtenir la place de président. —— Les autres conditions devront être telles qu'agréées par Macpherson et Abbott. On devra gar-
étais der le silence sur toute l'affaire jusqu'après les élections. Alors deux personnes devront se véte à présenter devant le Conseil Privé, à Ottawa. et établir les conditions d'un arrangement fique, provisoire, C’est la seule solution pratique de la difficulté, solution qu’Allan devrait M PA: accepter de suite. Répondez.
ni « (Signé) Joux A. MACDONALD.” ur lui = . le « Et Sir George E. Cartier me donna à cette occasion l'assurance dont l’hon. Prenr le mier l'avait autorisé, par ce télégramme, de me faire part.
& En poursuivant la discussion avec Kir George sur l'attitude que prendrait proba-
orhaA-
. blement le gouvernement relativement à la fusion et à l'octroi du contrat, j'insistai auprès
agnie de Li sur certains changements à apporter aux termes du télégramme susdit de Sir John
même Macdonald, et en définitive Sir George en vint à émettre l'opinion que j'avais droit à quelques-uns de ces changements et à dire qu'il consentait à les recommander à ses collègues.
nn eût & Désireux d'obtenir une expression de l'opinion de Sir George aussi explicite qu'il était en mesure de me la donner, je le priai de mettre par écrit ce qu'il m'avait communi-
ifique qué verbalement, et, conformément à ma demande, je reçus, le 80 juills’ 1872, la lettre
it pos- suivante :
| — « MonrrÉaL, 30 juillet 1872.
{ ei
: à & Mon cer Sir HtrGu,
d'être & Sous ce pli, ie vous envoie les copies des télégrammes reçus de Sir John À. Macdc- PA, | pies «des azra Serre uvelle nald, et en ce qui regarde leur contenu, je dirai que, duns ion opinion, ic gouverneur en
conseil approuvera la fusion de votre compagnie avec la compagnie Interocéinique sous le nom de Compagnie du chemin de fer Canadien du Puch ux conditions que le bureau pt membres, dont quutre
provincial de la compagnie fusionnée ser compose de
ceront choisis dans !a province de Québec par la compa hemin de fer du Pacitique Canadien, quatre dans Ontario par la compagnie Enteroes trie, et le reste par le gouvernement ; que la compagnie amalgamée aura les pouvoirs sjr0ciiis dans la dixième section de l'acte incorporant la compagnie du Pacifique Canadien, et que l'engagement à une fugion sera rempli par les compagnies dans deux mois à compter le cette date.
& La compagnie du Pacifique Camadien pourrait prendre l'initiative dans l'œuvre de la fusion, et si la compagnie Interocéanique n'exécutait pas un arrangement de fusion à ces conditions dans la période prescrite, je pense que les arrungements projetés devraient être faits avec la compagnie du Pacifique Canadien sous sa charte.
« Lorsque la souscription et le paiement du capital auront été faits suivant les dispositions de l'acte de la dernière session rel itivement à la compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique, je ne puis douter que le gouverneur «n conseil ne s'accorde avec | compagnie quant à la construction et à l'exploitation du cherin de fer Canadien du Pacifique avec les embranchements que l'on décidera de faire, ct r'octroie à la compagnie toutes les subventions et l'Aide que l'acte du gouvernement lui donue le droit d'accorder.
« Je crois qu? tous les avantages que le gouvernement est, de par la loi, autorisé à conférer à une compagnie seront requis pour mener à bonne fin les travaux projetés, et je suis convaineu qu'ils seront accordés à la compagnie fusionnée ou à la compagnie du Pacitique Canadien, suivant le cas.
« J'ajouterai que comme, ploierai tous mes efforts pour les faire mettre à exécution.
« Votre très-dévoué,
j'approuve les mesures dont j'ai jarlé dans cette lettre, j'em-
« Go. E. CARTIER.”
« Je déclare positivement que, jusqu'à la due de cette lettre, je n'ai pas eu d'autre entente d'aucune sorte ou description avec le go ivernement, soit directement ou par l'entremise d'aucune autre personne, que celle contenue dans le télégramme plus haut cité ile Gir John Macdonald, du 26 juillet ; et que ce 1 lésramme et la lettre sus-mentionnée de Qir George Cartier renferment tout ce qui n été dit et décidé, jusqu’à cette époque, par tout membre du gouvernement et moi-méêtne il sujet du projet du chemin de fer du Pacifique.
“ Le même jour que je recevais la lettre qui précède de Sir George Cartier, je fis « part de son contenu à Sir John AMucdonald, et lui demandai son adhésion à sa teneur. « Mais il s'y refusa et lui téléeraphia qu'il ne partageait pas ses idées, et qu'il devait « descendre à Montréal pour conférer avec lui à ce sujet.
& Sur ce, j'informai immédiatement Sir George Ourtier que je devais considérer sa & Jettre comme non avenue. Et à ma connaissance Sir George télégraphia à Sir John qu'il & m'avait vu et que, comme il (Sir Johi) s'objectait à la lettre de Sir (ieorge, elle avait été & retirée. Je télégraphini aussi à Sir John, ïe même jour (31 juillet}, pour lui dire que «e j'avais vu Sir George Cartier et qu'il (Sir John, devait renvoyer ma lettre ou la regarder comme un papier de rebut, et que j'étais satisfait du télégrannne du 25 comme étant l’ex- “ pression des vues du gouvernement.”
« Je déclare positivement ev explicitement que, à l'exception de l'entente entre le gouvernement et moi exprimée dans la précédente correspondance, aucun arrangement d'aucune sorte ou description n’a été conclu, soit verbalement, soit par écrit, par moi ou par l'entremise d'aucune autre personne, au sujet du contrit du chemin de fer du Pacifique, ou d'aucun avantage devant m'être accordé à son égard. Les termes de la charte, la formation de la compagnie, les priviléges qui devaient lui être octroyés, les proportions duns lesquelles le capital social devait être distribué, ont fait l'oljet de uévociations et de débats jusqu'au dernier moment et n’ont été terminés et arrêtés que lorsque la charte a été préparée au commencement de la présente année. Et les personnes qui finalement ont fait partie de la com-
Î es jours seulement avant l'octroi de la charte, n'ayant moiqu'un montant du capital social égal à celui souserii par ies
pagnie ont été choisies que même la permission de souscrire € autres membres éminents de cette compaguic.
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