WEBSTER, N.Y
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compagnie du Pacifique Canadien. Le motif qui me porte à frira cet exposé, c'est que j'ai été l'objet, comme vous le savez, des plus viles elomaies de Et part de la presse miniitérielle, L'intensité et l’ibondance de ces calomnics m'imposent impéricusemet le devoirde dire ce qui s'est passé réellement. Comme nou: avons eu ensemble dans cette cffire des relations amic les et que vous avez eu connaisse Ce bien des faits, je vous prie de me donner une lettre à ce sujet et exposant ce dont vous vous rappelez,
“ Je crois avoir droit de vous demander cela, quand mon caractère a été si odieusement attaqué.
“ Votre réponse sera reçue avec reconnaissance et me rendra à jamais votre obligé.
“ Votre dévoué, ‘ G, W. MoMvuLLen. "
‘ WATERLOO, 16 juillet 1873.
«6 G, W. McMuzzex, Ecr.
‘ CHer MONSIEUR, — J'ai eu cecssion de parcourir l'exposé quo vous faites relativement à vos relations avec la compagnie du chemin de fer du Pacifique, qui m'a été soumis dans le but mentionné dans votre lilre du 15; et voici ce que j'ai à en dire :
“ Pour se aui est de 11 première partie de votre récit, je suis personnellement ignorant des faits, comme nos relations ensemble n’ont pas commencé avant l'ouverture de la session de 187 2, lorsque nous fimes connaissance, grâce à M. Abbott. Jusque-là, mes négociations au sujet du Pacifique avaient été avec Sir //ugh Allun et M. Abbott, quoique depuis le commenvement je connusse l’arrangement fait avec les Américains que vous représentiez.
‘ J'ai té associé durant la session de 1872 avec Allan, Abbrtt ct vous dans toutes les démarches faites pour obtenir la charte du chemin de fer du Pacifique et pour assurer à cette compagnie le contrat pour sa construction, et par conséquent j'ai été au courant de bien des choses qui se rattachaient naturellement à cela. J'ai üébattu avec vous ce que serait ma position personnelle sous l'empire de l’arrangement proposé; et avec vous, Alan et Abbott les points principaux de la législation projetée ou jugée nécessaire pour atteindre le bus que l’on avait en vue. Comme vour le dites, il y à eu des difficultés pour conclure l’affiire, et je connaissais l’arrangement fait avec M. Zanmgevin dont vous parlez, car il en a été souvent question entre M. Abüott et nous. Je connaissais aussi, dès le commencement, l'opposition que Sir George E. Cartier faisait à Sir Zugh Allun et les moyens par lesquels il a été amené à se désister de cette opposition.
“ Four ce qui est du paiement de certaines sommes d'argent pour les élections, j'étais instruit de l’arrangement fait avec Sir George E. Cartier, ct on m'a aussi montré le télégramme de Sir Juhn À. Macdonald le ratifiant, J'ai compris que l'affaire était en substance ce que vous dites, et j'ai raison de croire que des sommes considérables ont été dépensées pour les élections en vertu de cet arrangement.
‘ Votre dévoué, etc.
‘A, B. Foster.”
(Incluse No, 6.)