ASSEMBLEE DES MEMBRES DU PARLEMENT A OTTAWA
(Du Montreal Herald.)
4 Les messieurs opposés à la prorogation tinrent une assemblée dans la chambre du comité des chemins de fer, aussitôt après là prorogation.
‘ L'hon. M, Æolton dit qu'il croyait que les membres de la députation chirgée de porter le mémoire à Son Excellence le gouverneur devraient faire un rapport du résultat de leur dé-
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marche. Ce mémoire avait été signé par quatre-vingt-treize membres (93), ce qui était cer t inement là majorité des meinbres généralement présents aux séances de la chambre, Ce mémoire ne demandait à Son Exe :llenc : que de suspendre soi jugement afin de ne pas empêcher la chambre des communes de frire une enquête sur les fraudes politiques et électorales les plus mo ‘strueuses dont on ait jumuis entenila parler, (Ap laudissements prolongés.) Le rcsultat pratique à été que le représentant de La couronne a triité ce mémoire avec mépris dans sa réponse. La plus grande insulte possible a done été faita par un gouverneur-général agissant sous l'inspiration d'hommes qui étaient prévenus de crimes qui équivalaient presque à une trahison.
M Cartwright dit, comme président du comté, qu'ils avaient été reçus de la manière la plus courtoise par Son Excel'ence, at qu'elle Sympithisiüit boincoup avec les membres de la députation, mais qu'elle était obligée de suivre l'avis 1es membres de son gouvernement. Elle sjouta qu'elle avait nommé une commission n y ile composie de trois hommes de loi, et qu'elle convoqnerait Li chambre d'ici à denx mois. Quant au désaveu de la Loi des serments, Son Excellence dit qne son souvernement ne devait pas en être blâmé. Elle ajouta qu'elle devait refuser d'acrorder la demande des pétitionnaires, eur en l’accordant ce serait renvoyer ses ministres et reronniître leur culpibilité, Son Everllence av it demandé de ne rien publier avant qu'elle ait donné sos raisons prérit. Que M Cunningham avait fait remarquer à Son Excellence qu: la députation regard at là prorogition du parlement comme un empiètement sur les priviléges de la caambre, mais que Son Excellence n'avait point discuté ce point, comme de raison.
ME Cunningham (Manitoba) dit que quand Son Excellence parla de renvoyer son ministère, lui (AZ. C.) avait mentionné que les quatre-vingt-treize membres qui avaient signé la pétition considéraient que les accusations portées contre le ministère étaient devant la chambre et non devant Son Excellence, et que tant qu'elles n'auraient pas été portées devant elle, clle n'avait pas le droit 4e nommer de commission ou prendre aucune autre mesure à ce sujet,
MM. Burpee et Church confirment ces avancés.
ML Pâquet dit de plus que Son Excellence avait fait un exposé des faits en tout som. blable à celui publié dans les jonrnaux ministériels, et n'avait ricn dit de plus que ce qui y est dit, sinon que la démarche qu'elle allait adopter lui avait été conseillée unanimement par ses aviscurs, Que Son {Excellence avait ajouté de plus qu'il était impossible au parlement de procéder, puisqu'en conséquence de l'entente qui avait eu lieu, ni les membres de Manitoba, ni ceux de la Colombie n'écatent présents ; et on lui répondit en montrant M, Cunningham, et en lui assurant que Manitoba était sutisamment représenté. T1 était bien facile de voir de quel côté penchait Son Excellence.
“Lhon. M. Cauchon dit qué quoique M. Mackenzie, à là fin de la séance, ait invité Ceux qui étaient opposés à la prorogation à s’assembler ici, il y avait sans aucua doute quelques membres du parti opposé qui se seraient rendus de grand cœur pour protester contre la conduite tenue dans ectte circonstance, s'ils n'avaient ‘u pour de leur parti, M. C. combat l'idée que cetie réunion est une assemblée de pirti. (fcoutez, écoutez.) Chaqu: membre a été javité à veair iei et à agir à l'unisson sur cette question. Ils seront tous ccoutés avec attention et pourront exprimer leurs sentiments, (\pplaudissements,) Quelle que soit ja décision de l'assemblée, les sentiments de tous seront respectés. (Appliudissenents.)
M. Laflumme, appelé à grands cris, dit qu'il ne croit pas que ce soit à lui à parler Sur un sujet aussi impurtant, que cette tâche devrait être laissée à de plus anciens membres que lui, que chacun devait ressentir l'outrage qu'on venait de leur faire. (Écoutez, écoutez.) Ce n'est pas une question de partit il s'agit simplement de savoir si un gouvernement libre eUun droit d'enquête libre existent réellement, tel que votv, comme chacun le sait, par la constitution anglaise, Cette question est si giave et si importante qu'il laissera à de plus vieux politiques que lui le soin de la discuter, Il soutient que le comité peut procéder à l'enquête 66 aftirme que ni le peuple ni ses représentants ne se sonmettraient à se voir privés des droits, des libertés et des privilèges dont ils jouissent en leur qualité de sujets anglais, (Applaudissements.) Autant qu'il pouvait voir, une commission royale était touta-iuit sans nécessité, puisque la question devant eux concernait l'intéerité du'parlement,
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Comme il l’a déjà dit, c'est un sujet à laisser discuter aux plus anciens membres. Quant à lui, en véritable Français, il avait senti son sang bouillir dans ses veines à la vue de l’outrage et des insultes faites au peuple et à ses représentants. (Ecoutez, écoutez. ) Il termine afin de laisser la parole aux chefs. (Cris de Blake et Mackenzie.)
“ M. Blake croit qu'il serait bien que M. Mackenzie continuât son discours qui avait été si brutalement interrompu dans la chambre.
“ M. Mackenzie dit qu'il avait eu une telle difficulté à présenter sa motion à la chambre qu’il avait presque perdu la voix. A ce que viennent de dire MM. Laflamme et C'auchon, il n'a que peu à ajouter; mais il fera cependant remarquer que quatre-vingt-quatorze députés de la chambre ont signé l'adresse au gouverneur-général.
Une voix.—Il y a maintenant quatre-vingt-quinze signatures.
M. Mackenzie continue: —A part ceux qui ont signé la requête, il y a aussi des dénutés conservateurs qui ont senti que la prorogation de la chambre était un acte inconveuant dans les circonstances actuelles ; s'ils n’ont pas signé la protestation, c'est qu'ils ont euxmêmes protesté. Il à été parfaitement compris que quelques-uns des conservateurs qui ont signé la principale pétition ont agi plus ou moins avec nous ; mais ceux qu’ila mentionnés ne sont pas de ce nombre (écoutez écoutez), car personne ne peut voir de sang-froid l'acte qui vient de s’accomplir ; il doit être considéré comme unoutrageintolérable. (Ecoutez, écoutez. )
“ I] sait parfaitement que dans des circonstances analogues où des outrages avaient été commis par le gouvernement, on s'était exprimé avec plus d'énergie que le comportaient la prudence et la situation ; mais, dans ce cas, une tentative a été faite pour saper les fondements de l'indépendance du parlement. (Applaudissements.)
“ Depuis qu'il siége en chambre, il a toujours eu en vue l'indépendance du parlement ; mais aujourd'hui on veut la violer pour sauver des ministres qui ont contre eux d’excellentes preuves prim facie de la plus honteuse corruption. (Applaudissements.)
‘ Il ne doute pas qu’à son point de vue le gouverneur avait raison de dire qu’il devait prencre l'avis de ses conseillers ; mais un écrivain anglais, qui fait autorité en droit et en histoire, a dit autrement. Cet écrivain, Goldwin Smith, dit en termes bien ciairs, dans une lettre qui a paru dans le Witness, aussi bien que dans un article publié dans le Cana. dian Monthly, que les membres du comité d'enquête avaient raison de s'opposer à se laisscr remplacer par une commission royale nommée par les accusés eux-mêmes, Il dit que le ministère n’est pas en position de donner son avis au gouverneur-géneral sur la prorogation où la nomination d’une commission ; mais que, dans les circonstances présentes, cette prérogative appartient à lui seul. (Ecoutez!) On doit se souvenir que ce parlement a nommé un comité qui n’a pu procéder à cause des obstacles qui ont été créés par l'administration. (C’est vrai ! C’est vrai !) Il explique que la majorité de ce comité a été nommée par les ministres eux-mêmes, qui étaient les parties accusées, et que cette majorité s'était opposée à ce que les témoignages fussent pris autrement que sous serment, lorsque la minorité con. sentait sans aucune difficulté à ce que les témoins, même les ministres, fussent entendus sans prêver serment, ne craignant pas qu'ils dissent de mensonges. (Applaudissements.) Les choses en étaient là lorsque le parlement s’est réuni aujourd'hui : constitutionneliement, il n'y avait aucune utilité d’assermenter les témoins, si ce n’est de les mettre sous le coup de la loi qui punit le parjure, s'ils s'éloignaient de la vérité. La raison est que la chambre pouvait agir à son goût à ce sujet, et punir s’il y avait nécessité, quoiqu’on n’en vit pas lutilité. Les membres voulaient laisser passer le bill des serments. Les témoignages pouvaient être entendus sans là prestation du serment, car celui qui ne rougit pas de dire un mensonge n’est pas arrêté par la sainteté du serment,
‘ C'est dans cet état de choses que les conseillers du gouverneur-général lui ont donné l'avis de proroger le parlement et a’éloigner ainsi les représentants du peuple sans leur donner l'opportunité de discuter la question ou de considérer les résolutions qu'il avait rédigées pour prévenir cotte violation. Bien plus, l'huissier de la verge-noire a reçu ordre de frapper à la porte au moment même où les membres se réunissaient, dans le but d'empécher toute discussion et de ne pas permettre à la chambre de s'occuper de sa résolution, Cependant, il parvint à la remettre entre les mains de l'Orateur, qui est le protecteur des
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membres du parlement ; mais loin de là, il a fait tout en son pouvoir pour que les résolu tions ne parviennent pas entre ses mains et qu’elles ne soient pas entrées dans les minutes. Il dit hautement que dans un pays qui se trouve, comme celui-ci, sous le régime parlementaire, un cri général doit s'élever contre une telle indignité, et que si le gouvernement parvient à échapper aux conséquences de son crime, l'indignation contre lui ne fera que grandir.
‘ C’est maintenant le devoir des députés , comme les représentants du pays, de ne rien faire à la légère, de prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir leur dignité, eë en même temps de se servir de tous les moyens légaux et légitimes pour obtenir l'avis du pays.
“ Une voix.—Cest l'avis de tous.
# M. Blake ne pense pas qu'il lui reste grand chose à dire après le discours de M. Mackenzie. Jusqu'à présent, il a cru de son devoir de ne pas intervenir dans l'affaire et de ne pas exprimer d'opinion à cause de la position dans laquelle ilse trouvait. Mais maintenant les choses sont changées. Les fonctions du comité sont terminées, et il n’est plus arrêté par cette considération. Il donnera done des explications sur sa conduite à Montréal lors de la réunion du comité, ainsi que sur celle de son ami, M. Dorion, et les sentiments qui les ont fait agir.
# La position qu ils occupaient le 2 juillet était remplie de difficultés peu communes. Ils désiraient et ils savaient que le pays tout entier désirait que l'enquête se fit promptement et efficacement ; mais après avoir réfléchi sérieusement, tls avaient pris la responsabilité de refuser une commission royale. 1ls savaient qu’en acceptant la commission, l'enquête pouvait marcher immédiatement ; mais ils sentaient qu’ils avaient un devoir bien plus important à remplir, qu'ils recevaient leurs instructjons de la chambre des communes, et qu'il était de leur devoir de maintenir la dignité et l'indépendance de ce corps.
“ Comme délégués du peuple, leur devoir était fmpérieux, et les instructions de la chambre n'étaient pas révoquées, et ils étaient encore moins autorisés à changer de tribunal. La demande d'une commission royale avait été faite plusieurs fois en chambre par le premier ministre ; mais aucun mer.bre ne parla en faveur de cette proposition, ct le président du comité, l’hon. /, 7, Cumeron lui-même, avait montré les inconvénients qui en résulteraient. Ces inconvénients étaient si grands que le Premier abandonna son projet à cause du sentimenc de la chambre, et ce sentiment était juste ; mais la question aujourd’hui est infiniment plus importante que de savoir si la question est vraie ou fausse. (Applaudissemente.) La question aujourd'hui est de savoir sil’on peut enlever au parlement le droit de faire le procès des ministres pour leurs crimes, (Applaudissements prolongés.) Ces ministres, en face de la représentation de plus de cent membres du parlement (car il appert que plusieurs qui n'ont pas signé le mémoire, et en nombre assez considérable, avaient fait de pareilles représentations), ont conseillé à la couronne de proroger.
“ La pétition était modérée, puisque les signataires demandaient seulement que le parlement eût l'occasion d'exprimer une opinion et d agir d’après cle. Une des raisons données par Son Ex. pour la prorogation, est l'absence des députés de Manitoba ct de la Colombie Anglaise. Mais tous les députés de Manitoba étaient présents et ont signé la pétition, et on aurait pu facilement faire venir de Montréal un des représentants de la Colombie Anglaise. Mais pourquoi ces messieurs et bien d'autres ne sont-ils pas présents ? C’est parce que, au lieu de leur recommander de venir, le ministère les à engagés à rester chez eux. Le gouvernement a fait son possible pour faire le vide dans la chambre, afin d’avoir l’occasion de dire au gouverneur qu’il étuit impossible de s'occuper de la transaction des affaires. Mais cela ne justifiait pas la prorogation, Ou aurait pu y remédier par un ajournement, quoique c’est une cause de plainte pour les messieurs qui sont venus de 1,100 milles pour la dépêche des affaires. Cependant, tel était le sentiment publie de eeux qui s'étaient rendus ici, qu'il n’y avait aucun doute qu'ils étaient prêts à dire aux ministres qu'ils attendraient jusqu’à ce qu'ilseussent réuni leurs partisans,
“ Quelles seront les conséquences de la prorogation ? M. Starnes a entre les mains un paquet de documents secrets ; il ne serait pas impossible qu’à la suite de la prorogation de la chambre et de la dissolution du comité d'enquête, ces papiers tombent en d’autres mains.
Peut-être que ce qu'il dit maintenant pourra prévenir cet événement, mais il n’en est pas moins vrai qu'hier la chambre avait le contrôle de ces documents et que depuis deux heures ce contrôle à cessé,
“ Le ministèr n'aurait pas agi ainsi si] n'avait pas bien compris qu’il avait tout à gagne dans un délai qui peut amener la perte de quelques papiers importants et pendant lequel peut se produire un décès qui intevromprait toute l'enquête; eur le ministère ayant admis l’authenticité des documents publiés, sa position est on ne peut plus humiliante et honteuse, et l'infamie en rejaillit sur le pays.
& IL est maintenant bien 1dmis que lorsque Sir Ævgh Allan a réclamé le contrat du chemin de fer Canadien du Pacifique, il a rencontré l'opposition d’une partie du cabinet, et ce n'est que lorsqu'il eût menacé les ministres de faire agir contre eux certaines ifluences pour: gêner leurs élections, qu’il obtint une promesse qu'il resard it comme satisfaisants, Depuis, il a fait tout on son pouvoir pour eux, et les a aidés de sa bourse et de son influence. Nous sn. vons malheureusement que les ministres ont reçu des sommes très-considérables pour achet:r leurs comtés, cela d'accord avec l’'arrangement du 30 juillet, que Sir Æugh trouvait satisfait. sant, Si ces papiers sont authentiques, rien ne peut atténuer l'infunie de cette transaction. Il y à eu an marché pour donner à na: individu le bénéfice d’un contrat, et en même temps les ministres ont :ccepté de jui, en cadeau ou prét, une immense somme d'argent pour corrompre ls électeurs.
“ Ces hommes d’ailleurs sensés n'ont pes eu honte de dire que Sir Æugh a eu le contrat, qu’il a dépensé des sommes énormes pour les élections, mais que ces deux choses n’ont aucun rapport entre elles! Quelques personnes disent que Sir Zu est un politique ardent et qu'il à payé pour supporter son parti, (Rires.) Ses lettres prouvent-elles cet avancé ? Oui, mais Goldwin Smith a dit que c'était dans la politique des steambouts et deschemins de fer, et que son paiti est Sir Hugh Allan. (Inmenses applaudissements.)
“ Nous avons à ce sujet les lettres de Sir Hugh; ne nous à pas dit qu'il avait menti, mais simplement qu'il avait commis quelques inexactitudes, comme il peut s’en glisser dins la conversation, puisqu'on est censé ne dire la vérité que quand on parle en public.
“ Il n’en est pas moins vrai qu'il a dépensé de l'argent pour obtenir le contrat.
‘On à prétendu que M. Huntington était obligé de prouver que chaque membre du gouvernement était directement concerné dans l'affaire. Lui (M. Blake) suppose qu'ils de. vralent produire un ordre en conseil où tout serait réolé, ({üres.) Mais ceux qui connaissent un peu les cours de justice savent que les friudes ne se découvrent pas ainsi, De telles choses sont généralement cachées, et on a souvent trouvé des hommes pour jurer et pour dire que des papiers faux étaient authentiques; mais là justice rapproche ces deux choses, et quand elle voit un homme avec des documents lui assurant quelque grand profit d'un côté et une quantité de chèques d'un autre, elie les juge conjointement.
“ Les reçus ot les traites avaient été faits par des hommes d'affaires, Sir Hugh savait Qu'il avait affaire à des roués ct Par Cons'quent il fit ses cond° ‘ans et coucha tout par écrit, Le principal acteur regrette sans doute aujourd'hui cette pré. ation extrême, mais la Ciuse de la vérité et de la Justice en a profité grandement.
“ L'on entend souvent dire que les homines politiques se ressemblent tous, et que quand le ministère serait renversé l’autre suivrait son exemple, mais il est heureux de dire que la vertu publique n'est pas abaissée jusqu'au point de dire pareil chose en pub'ic, Cette opinion est pourtant répétée privément, ct elle devrait être méprisée par tout Uanidien qui apprécie le £ouvernement resp'ons ible,
‘ On peut nous dire : # vous ferez la corruption,” mais n’avons-nous pas fait tout en notre pouvoir de notre côté pour rendre la Corruption difficile, sinon imposisle 2—N'avons-nons pas essayé de faire passer une loi qui nous donnerait une justice investisitrice et peu dispendieuses sur ces faits, ct n'a-t-on pas exprimé le doute de savoir si cela pourrait s'adapter aux usages du pays? (Applaudisemerts,) Quel esprit large peut douter que cette prétention n'était avancée que pour continuer le système qui à jusqu'ici prévalu ? Quipourrait s'empêcher d’avoir honte en lisant les divisions sur les pétitions d'élections ? Il ne veut pas planer l'Oruteur, parce que, comme M. Mactenste, il veut oublier les fautes des officiers et ne veut aceusar que la lai,
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Parce qu'un homme illettré avait écrit son nom Æobertson au lieu de Robinson, la pétition contre ,/, 22. Cumerou avait été rejetée, et il y avait une foule de décisions semblables qui ont empêche les pétitions d'élections d'être sonmises mên e à un aussi pauvre tribunal qu’un comité d'élection, et c'est pourtant cette loi infâme que le xouvernement a refusé de modifier.
“ Quel aurzit été le résultat des élections si l'or d'Aan n'avait pus été répandu dans tout le piys ?
# [lest parfaitement connu qu'il y a partout des personnes vénales, des indifférents et des hommes prêts à sacrifier l'intérêt du pays pour de l'argent, Dains les comtés où l'opinion n'était pas bien tranchée, il était aisé de la changer en achetant les hommes vénaux, les indifférents et les entrepreneurs locaux. Sans l'argent d'Aun, personne ne peut douter que la composition du parlement eût été bien différente. Parmi les membres, tous ne sont pas également compromis par la eonduite criminelle du ministère; quelques-uns peuvent n'avoir pas compris que, an crime de cor1ompre leurs comtés, ils ajoutaient celui de trahir leur pa trie ; muis ceux qui le savaient s’opposeront tant qu'ils pourront à l'enquête, paree que leur faute n’est pas beaucoup moindre que celle de ceux qui l'ont commise; mais lorsqu'il voit qu'avec un parlemert même élu de ceite manière, la moitié des membres ont adopté une démarche aussi résolue que celle qu'ils ont adoptée pour affirmer les droitsde la chambre, il a encore confiance dans l’indépendance des représentants du peuple. Le parlement pourri plus tard reprendre l'enquête et reconstituer le tribunal parlementaire. Mon ami devrait alors renouveler la motion qu’il a faite, et eile aurait un bien autre acceuil que celui qu'elle a eu cette après-midi,
“ Il espère que ceux qui ont pensé que c'était le désir d’une opposition factieuse de faire siéger le parlement en même temps que le comité, s’apercevront que tout ce qui a eu licu depuis aurait été évité et que l'enquête serait maiatenant complète. Il espère qu'il y aura une enquête faite, non par les accusés, non par des juges nommés par Ceux qui sont au banc des criminels, (rires,) mais par des juges choisis par le parlement pour faire preuve indifféremment de l'innocence ou de k. culpabilité des accusés (applaudissements), mais pour faire une preuve complète, ‘[l s’inclinorait devant ce tribunal, mais non pas devant trois personnes, quelles qu’elles puissent être, qui seraient nommées par ceux dont il s'agirait de décider l’innocence ou la calpabilité. Il ne veut pas abandonner le droit qu'à la chambre de faire ce procès. Il veut maintenir le mode de procès décidé par les communes, qui doit n'être pas interrompu, et qu'on doitreprendre au plus vite. (Il prend son siége au milieu d’un ton nerre d’applaudissements.)
“M, Zuntington dit qu’il est des occasions qui font naître l’éloquence, de grandes occasions qui font les hommes grands, tel que le résultat de la grande mesure que nous avons à discuter, et telle que la vivacité des sentiments qui se laisse apercevoir, Il n’est pas nécessaire de faire un long discours, mais cependant on doit comprendre qu'il s’agit ici d'une grande question. Il ne reste plus à considérer si le contrat a été vendu, mais si ce pays doit être ou non wouverné par le parlement. Il désire parler de la couronne avec respect, mais il ne veut pas retourner au temps de Néron, où le dépositaire de l’autorité jouait dn violon lorsque la ville était en flammes. Il y a des époques où les événements sont si importants que la cause de la vérité doit être placée au-dessus de tout homme, quel que soit le rang élevé qu'il occupe, Il leur a dit en parlement ce qu’il pourrait apporter à l'appui de ces graves accusations, si on lui en donnait la facilité. Il savait qu’il pouvait alors prouver ses accusations ; sans cela, il n'aurait pas compromis sa réputation en les proférant; mais lorsqu'il s’est levé à cette époque pour faire son devoir, pour deman ler que des moyens fussent pris pour empêcher les téinoins d'être influencés et les documents d'être enlevés, s’il leur avait dit alors que le ministère, ne pouvant sortir Ge la fausse position dans laquelle il s'était mis, en appellerait à la prorogation ; s'il leur avait dit que peut-être ces documents importants pourraient être égarés ; que lorsqu'on parlerait à M. Abbott des traites tirées sur lui, il se prévaudrait de son titre d'avocat de la compagnie du chemin de fer du Pacifique, et que sir John A. Macdonald, lui-même, pourrait répondre qu'il n'avait pas à divulguer les affaires de l'Etat ; s'il avait dit tout cela, il aurait été accueilli par des éclats de rire. (Applaudissements et rires.)
“ Si on lui accordait une heure d'examen oral, il pourrait expliquer et confirmer, de la manière la plus évidente, toute ia preuve écrite qui a déjà été publiée. On a dit qu'il s'était
mêlé d’une affaire indigne, parce qu'il s'était procuré des secrets, et que par conséq n’est pas digne de s'asseoir à la table d’un chevalier. (Appliudissements.) Il aurait dû attendre, pour avoir des preuves, que les personnes accés lui donnassent un cer leur propre culpabilité ! (Rires.) Que doit-on penser d'hommes qui, dans la presse, sc & , d’un tel argument? Ayant done fait son devoir avec lil: d'hommes de tous les pat{ cur-général ER disent qu'il ne doit pas être écrasé, que peut-il demander de plus ou de moins, si! it reçus d homn l'affaire soit examinée à fond par la chambre des communes elle-même, (AppHhu'asemblée S a]J0 ments.) Il a toujours cru que l'enquête n'aurait pas lieu, tant que le ministère pourraïl}r:€ soir une asset cher. (Applaudissements.) Il n'a jamais cru que sir Francis Hincks avouerait avoir ff personnes, fut à cause de son âge avancé, dé l'argent à des perspectives d'avenir, Mackenzie. “ Quand Sir John A. Macdonald l'appelait ‘un homme”, et que, se plagant la maiy ft salle était litf cœur, il déclarait qu'il n’y avait pas l'ombre de vérité dans les accusations qui avaient éninistère qui aval mulées, croit-on qu’il aurait comparu devant un comité et dit qu'un tiers avait en sa On parla du gon sion des documents qui prouveraient toutes les accusations portées contre lui et qu'ittre exerce dans essayé de détruire ces documents? (Applaudissementx) Croit-on qu'il aurait parlé ter l'investigation le comité du télégramme dans lequel il demandait 10,000 autres piastres, affirmant en Il fut proposé pa temps que si on lui accordait cette somme, il n’en demanderiit pas davantage ? (ApplQue dans l'opini sements.) Les circonstances ont, dans cette question de délai, constamment favorisé laumbre des comm tère, mais la providence, au contraire, lui a toujours été opposée. Aujourd'hui, roustolation révoltant la providence d’un côté et la prorogation de l’autre ; et si nous défendons nos propres t. nul doute que la providence remportera la victoire. (Applaudissements.) 11 remercie elroposé par le L les hommes de talent qui se sont joints à lui pour mener cette affaire à bonne fin ; — he(Que dans l’opini qui ne sont pas tous du même parti auquel il appartient, mais qui lui ont énergigæinstituer et pour prêté leur concours. Il y a en vérité autant de ccnservateurs que de libéraux quise semes, et que ces profondément humiliés en pensant que les prérogatives de la couronne ont été traînéession qu'ils ont n la boue pour mettre à l'abri des hommes qui se sont rendus coupables des plus grands & droits, les privi contre la liberté du peuple. Rhanbre des co € Sir John À. Macdonald a toujours été en faveur d’une commission royale, # rendiquer ses dr chambre n’a pas voulu se rendre à ce désir. Cependaut les honorables membres ont la pri D'éloquents et p qu'ils recevront cette bénédiction, et nul doute qu’il tarde beaucoup à Sir John À. detwright, Vhon. nald de prouver sa propre culpabilité. (Applaudissements.) Ils doivent voir, néamoins, q ( roudge (Hants Francis Hincles ne s’est pas avancé avec beaucoup d’empressement lorsqu'il a été appelé àfl'oung, 4/etté, A témoignage; mais, devant cette commission bénie, il trouvera sans peut-être son ag La séance à été Il ne le c'oit pas. Sir Hugh, d’après son opinion, quand il sera appelé devant la comm Plusieurs déput dira qu'ilne peut s'incriminer lui-même. Les commissaires diront comme lui, et l8s à l'assemblée, honorable monsieur se frottera alors les mains et dira qu'il n’avait jamais pensé à cela, &robation. en est excessivement chagrin. (Applaudissements.) Il a déclaré dans le parlement Chaque député pouvait prouver les accusations qu'il avait portées, et il dit encore que, quoiqu’un outragt que possible, e sager ait été fait au parlement, le parlement pourra enfin vider entièrement cette que (Applaudissements frénétiques.) “M. Dorion dit qu’au lieu de prononcer un discours, il suggérera qu'un ajourneme lieu jusqu’à sept heures, et de nommer un comité qui sera chargé de préparer les résol qui devront être adoptées.
“ Il ne dira qu’un mot du bill des serments. A qui la faute si les témoignages n'o encore été rendus sous serment ?
‘ C’est la faute äe ceux qui ont, comme cela ne se fait jamais habituellement, enx bill des serments en Angleterre, même avant l’ajourcement du parlement, car on l’a it que depuis plusieurs années les bills n'ont été envoyés en Angleterre que trois mois # session, et après que tous les actes eussent été imprimés et reliés et envoyés en mêm Cependant, il y a deux actes, l’un du parlement fédéral et l'autre de celui d'Ontario, quoique sujets à la même objection, n'ont jamais été désapprouvés jusqu’à prérent. désaveu a dû, par conséquent, être obtenu par quelque influence,-il ne la aommera ; le but de dérober à la justice les hommes qui avaient deshonoré le nom canadien. de prérogative qui doit être emplo; é pour protéger la liberté des citoyens a été emp: jourd’hui pour l’enchaîner, et cet acte créera dans tout le pays une excitation à lai
le par conséq 97
Il aurait
ent un cer == = la presse, sc $ —
tous les paitt cur-général ne $ aèr oro e moins, si! vit reçus d'hommes non qualifiés pour l’aviser. ne. (AppHhu'asemblée s’ajourne ensuite à 7 heures, ère pourraïtl € soir une assemblée très-nombreuse et des plus enthousiastes, composée de membres 1erait avoir fi# Personnes, fat tenue dans la salle du comité des chemins de fer, sous la présidence \Wackenzie.
tait littéralement remplie, et tous ont montré la plus wrande indignation conavait foulé aux pieds les droits constitutionnels du peuole,
emmeur-général comme ayant ontrepassé la prerogative royale qui, au à une enquête, aurait dû être employée
attendait guère eu prorogeant le parlement, suivant eh éelà les avis
açant la maitla1 salle étau jui avaient éhinistère qui avait en sa {On parla du gouv Jui et qu'ittre exercée dans le but de dérober le ministère aurait parlé fer l'investigation.
affirmant en Il fut proposé par M. Cauchon, secondé par M. ils, et résolu : age? (ApplQue dans l'opinion de cette assemblée, la prorogation du parlement, en ne donnant pas it favorisé ldimbre des communes l'opportunité de poursuivre l'enquête qu'elle avait entreprise, est rd’hui, pougiolation révoltante des priviléges et de l'indépendance: dx parlement et des droits du nos propres t: + Il remercie elroposé par le Dr. Forbes, secondé par M. Crtiwright, et résolu : ne fin ; — heQue dans l'opinion de cette assemblée, c’est à la chambre des communes qu'il apparont énergiq@instituer et poursuivre une enquête relativement aux aceusations dirigées contre les aux quise semes, Ct que CCS dernicrs, en enlevant l'enquête aux communes pour la confier à une t été traînéession qu'ils ont nommée eux-mêmes et qu'ils contrôlent, pour les juger, ont effroutément plus grands & droits, les pi iviléges et l'indépendance du parlement, et qu'il sera du dvoir impérieux ube des communes, dès qu'il lui sera permis de se réunir, de prendre des mesures rendiquer ses droits et reprendre l'enquête parlementaire. 1bres ont la pri D'éloquents et patriotiques discours ont été prononcés par MM. anchon, Mitix, Forir John À. Autwright, lhon. 4. J. Smith, Isaac Burpee, MeDonell ({nverness), Cuuninghan, r, néamoins, q Goudge (Hants), Fiset, le sénateur Letellier de St. Just, Christie, Eym 1, Vhon. 1 été appelé àï'oung, Jetté, Auglin et Mackenzte. être son ad La séance à été levée à dix heures et demie. >vant la comm Plusieurs députés qui avaient embrassé auparavant le parti du gouvernement étaient me lui, et lës à l'assemblée, et pas un d'eux n’a été mécontent des procédés où n’a exprimé aucune ensé à cela, @robation.
le parlement Chaque député présent à promis de souux iqu'un outragt que possible, et nul doute que cela causer ent cette qui
sion royale,
ttre cette grave question à ses comimettants a une grande agitation dans tout le Canada. ?
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‘moignages n°0
uellement, enx , car on l’a it e trois mois # yés en mêm
| d'Ontario,
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