‹ Message [microforme]Chapitre 8 sur 49 · SOL · texte numérisé non relu

SOL

« EF, Hixcxs.

«4 James Beaty, jr., Eer.

dans

e foralsser l'hier.

e, j'ai sation y5, au nt, JC pera, eu vocat, léfinie sonnes

, que ée à Sa >onverlors en parti à on que > reçus Montle dans but de reprise

rous êtCS il faut d'aller à He un es négoavoir la , quelle Clomatéresser les protreprise,

# cs %

PE

rs

«4 J'admets sans hésitation que au moment où les propositions frites par l'entremise de « M, McMullen ont été soumises, j'ai été très-anxieux, mais seuleme . pour des raisons publi- 4 ques, que les négociations passassent en d’autres mains. Après avoir empêché, comme je & croyais alors l'avoir fait, que cette communication fût faite à Sir Æ/ugh Allan, je me décidai & à lui faire connaître ce qui se passait. En conséquence, je lui donnai les noms des Américains & qui m'avaient fait cette communication non officielle, mais je ne puis certainement pas avoir « engagé Sir Æugh Allan À se mettre en rapport avec eux. Je ne savais même pas alors que Sir Augh Allan était prêt à prendre part à l’entreprise, mais j'avoue avoir été d'opinion “ que plusieurs des noms américains pouvaient être acceptés sans objection, et que Sir Æugh Alian avait autaut de chances que tout autre capitaliste canadien de s'assurer de la coopé- “ ration anglaise et canadienne.

“ M. MeMullen tait allusion à une entrevue ou à des entrevues qui ont eu lieu avec des © banquiers distingués de New-York, entrevues antérieures, je pense, à ma première commu- & nication à Sir Æugh Allan, dans le mois d'août 1871. Durant ma courte visite à New- York, en août 1871,—qui, je le ferai remarquer, était tout à fait étrangère à l'affaire du Pacifique, — j'ai vu les messieurs déjà mentionnés et je crois leur avoir suggéré que Sir Hugh Allan serait un meilleur intermédiaire entre les capitalistes américains qui seraient disposés à seconder l'entreprise et le gouvernement canadien, que HMeWullen et ses anis de Chicago. En disant que les messieurs qui avaient soumis le projet au gouvernement n'avaient pas la position qu'il était désirable qu'ils eussent, je n'ai agi que dans les intérêts des Canadiens. J'étais en route pour le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-icosse lorsque ces conversations eurent lieu à New-York, et je n'ai certainement donné aucune adresse à Sir ZZugh Allan. A mon retour, je lui présentai une liste de noms, et il fit la remarque que plusieurs de ces noms lui étaient connus de réputation.

& La seconde mention que fait de moi M. A/cAullen, dans sa lettre, est à propos de l'assemblée du conseil, le 5 octobre 1871, lorsqu'il dit : “Il devint immédiatemeni évident qu’ils ne s'accordaient pas parfaitement entre eux.” Comment cela devint-il évident, c'est ce que M. MeMulien aurait de la difficulté à faire voir, car au meilleur de ma connaissance, à l'exception de Sir John Macdonald, aucun membre du gouvernement ne prononça une “ parole, Sir John demanda à Sir Hugh Allan s'il avait quelque proposition à soumettre ; Sir Ælugh Allan demanda si le gouvernement était prêt à prendre en considération la proposition qu'il pourrait faire. Sir John ayant fait une réponse négative, Sir Æugh dit qu'il ne croyait pas opportun de faire aucune proposition.

“Je ne me souviens pas d'avoir tenu ancune conversation particulière avec M. McMullen, et il n'est pas possible, à mon avis, que j'aie pu discuter avec lui les opinions üe Sir Œeorge Ë, Cartier. Il faut se rappeler que durant toui ce temps et plusieurs mois ensuite, et de fait jasqu’après la elôture de la session du parlement de 1872, les vues des promoteurs du “ projet du Pacifique et du gouvernement étaient tout-à-fait opposées. M. McMullen et ses amis, tant avant qu'après leur association avec Sir Æugh Allan, faisaient tous leurs efforts (et en cela ils n'étaient pas à blâmer) pour obtenir du gouvernement que la construction du chemin de fer fût confiée à leur compagnie, tandis que le gouvernement ne pensait sérieusement qu’à acquérir le plus de rensciwnements possibles, dans le but de pouvoir soumettre au parlement un projet qui fût acceptable aux capitalistes, sans être trop o1.éreux pour le Pays.

“ L'on prétend qu'après le retour de Sir Æugh Alan d'Angleterre, j'ai dit quelque chose ‘au sujet Les annonc:s pour soumissions, alin d'éviter le blâme.

« Je dois déclarer en premier lieu que je n'ai jamais fait aucune communication autorisée à Sir Augh Allan, et je ne me rappelle pas que le sujet des annonces demandant des soumissions ait jamais été pris en considération par le gouvernement. Si Sir AÆugh Allan demandait avec instance une action immédiate, rien ne devait être plus naturel pour moi que de lui faire entendre que le gouvernement ne pouvait pas agir et s'engager par contrat sans que le projet eût été auparavant soumis au parlement. Je puis avoir dit qu'il fau & drait demander des soumissions, non-seulement dans le but de connaître les conditions des & capitalistes, mais aussi pour savoir si d’autres offres ne seraient pas faites. Je ne puis me “ rappeler les détails de ces conversations, mais je suis certain d’avoir simplement exprimé

es To

‘“ mes opinions personnelles et d'avoir fait voir l'impossibilité de rendrefune décision immé- « diate, Ceci n'était pas dû, comme l'affirme M. MeMullen, “ aux exigences de la situation “ politique, ” mais seulement à la nécessité d'obtenir le concours du parlement dans tout

“ projet que le wouvernement proposerait en définitive. “La seule allusion à mon adresse qui Soit de plus contenue dans la lettre de M. JeMullen «“ se rapporte à de prétendues transactions monétaires.

« Je déclare solennellement que je n'ai jamais demandé et jamais obtenu, soit par

& emprunt ou don, wucune somme d'argent de Sir Hugh Allan ov d'aucune personne en son

& mom, ou d'aucune autre personne en rapport avec le chemin de fer du Pacifique ; que Sir & Hugh Alan n'a jamais essayé de connaître mes espérances, et que je n’ai jumais, directe-

“ ment ou indirectement, demandé ou obtenu d'argent relativement à ce projet.

« M. MeMullen affirme que j'ai exigé nou-seulement une somme d'argent pour moi,

& mais une situation pour mou fils avec un sulaire de pas moins de $2,000 par année, Je n'ai

& jamais fait une telle demande, mais j'ai, dans uuc occasion, dit à Sir Zlugh Allan, comme « je l'avais dit à d’autres amis, que s'il connaissait quelque emploi pour le plus jeune de mes « fils, je serais bien aise qu'il s’en occupât. Je n'avais pas alors la moindre idée qu'on pût & donner un emploi dans une compagnie dont l'existence n'était probable que dans un temps & indéfini et certainement éloign£. Sir Æugh me répondit que sans doute lorsque la com- “ pagnie du Pacifique serait formée, il n'aurait aucune difficulté à lui trouver de l'emploi ; et

& l'affaire s'est terminée à. C'était longtemps avant les disputes qui se sont élevées entre les

“ compagnies rivales ; et depuis ce temps, j'ai résolu que personne de ma famille n'aurait “ d'emploi dans une telle compagnie, et j'ai fait part de cette résolution à M, Abbott. Dans & l'intervalle, mon fils a obtenu un emploi différent, et cela sans avoir recours à Sir Z/ugh

& Allan, Je puis ajouter que lorsque cette conversation a eu licu, le plus jeune de mes fils,

“ qui avait une charge dans la Guyanne Anglaise, était en congé et visitait sa famille. Je

&“ voulais le voir résigner son emploi et demeurer en Canada, et j'entrepris de lui trouver une

& place convenable. J'ai parlé de mon fils à plusieurs amis de Montréal, où je désirais le Ë + 3 + = À? + ei + SE) “ voir s'établir, et j'en parlai aussi à Sir Hugh Allan ; mais je ne me suis jamus mniginé que

‘je risquais par là d'être accusé de vendre mon appui au projet du chemin de fer du Pacifique.

« Je désire déclarer, en terminant, que le gouriraement canadien n'a jrmais été, en & qucune manière, impliqué dans aucun arrangement pussé entre Sir Hugh Allan et ses as- « sociés américains. Dès le commencement il y a eu, de la part de plusieurs membres du “ cabinet, une très-forte opposition à l'introduction de l'élément américain. Pour ma part, &“ bien que je ne fusse pas opposé à l'introduction des Américains, j'ai toujours été sous l’im- ‘ pression que M. MeMullen était une source de faiblesse. Je déclare, de plus, et positive- (6 ment, que le gouvernement nu jumais entuiné de négociations dns le but de donner la “ charte du chemin de fer du Pucifique pour des considérations pécuniaires. Les diverses &“ conditions de la charte ont été discutées sur leurs mérites, et Sir ilugh Allan et ses amis “ Jes plus intimes furent plus d’une fois obligés de céder sur les points qu'ils désiraient faire &“ accepter. Le gouvernement à travaillé honnêtement à opérer la fusion des deux compa- & gnies canadiennes, à l’exclusion des Américains; et, n'ayant pas réussi, il a incorporé une & compagnie “anadienne, dans laquelle l'influence de Sir Augh Allan n'était certainement pas

‘ prépondérante.

«Je suis, ete.

« N, HINCKS.”

(Zacluse No 2 dans l No 197. — 15 août 1873.)

« CHARTE POUR LA CONSTRUCTION DU CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE, AVEC DOCUMENTS

Page 1