PRE RP
ou .
à mms
Il est aussi à souhaiter que les parents s’enquièrent de temps à autre de la conduite, du travail et des succès de leurs enfants.
C'est pour les renseigner sur ces divers points que, dans presque toutes les institutions, on leur
donne des bulletins sur lesquels sont inscrites les notes méritées.
Ces bulletins ne doivent pas rester lettre morte : il importe que les parents en prennent connaissance, et qu'il sen servent pour stimuler et encourager
leurs enfants, et au besoin les réprimander et les exhorter à mieux faire,
De plus, il leur faut bien reconnaître que la perfection n'est guère le partage des écoliers ; qu'ils sont même souvent remplis de défauts peu graves à leur âge, mais qui demandent à être corrigés si on
ne veut pas qu'ils deviennent des vices impossibles à déraciner.
Pour cela, le maître, dépositaire de l'autorité Paternelle, emploie les moyens à sa disposition ; il use quelquefois de la rigueur,
Ce n’est pas Pour son plaisir qu’il en vient à cette
extrémité, mais pour remplir un devoir qui l'oblige
‘être sévère à l'égard d'un enfant paresseux ou indocile et susceptible de s’amender.
Il veut lui faire du bien en le punissant.
C'est en ceci surtout que le concours des parents doit être assuré à celui qu'ils ont chargé d'élever leurs enfants.
Les parents intelligents et soucieux de leur responsabilité le comprennent ; leurs enfants ayant eu à subir une punition ou une humiliation n'ont garde d'aller s’en plaindre à un père qui se contentera de répondre que le maître à bien fait, et que s'ils veulent éviter le châtiment, ils n'ont qu'à travailler et à se bien conduire.
Malheureusement, tous n’ont pas cette clairvoyance,
Dans leur amour aveugle, et leur orgueil, certains
Lars
Re ne RE era UT e mm d cop:
her
te. * NE KP x
parents prétant aux plaintes exagérées et injustes de leurs enfants une oreille trop facile, ne craignent pas de se rendre même à l’école pour invectiver le maître, lui reprocher amèrement sa conduite, et cela en présence du coupable qui n'en sera que plus intraitable tout en perdant peu à peu le respect dû à ses supérieurs.
Que les parents sachent donc témoigner aux mandataires qu'ils ont eux-mêmes choisis toute la confiance et la sympathie dont ils ont-tant besoin dans l'accomplissement d’une œuvre déjà si ardue, si difficile, et ne craignons pas de le dire, si peu appréciée et si peu rétribuée.
Les fonctions de l'instituteur sont d'un ordre très élevé ; elles confinent même au ministère sacerdotal ; le maître, pour les remplir avec fruit, doit à
tout prix posséder le respect de ses élèves et même celui de leurs parents.
Ceux-ci sont obligés de faire comprendre à leurs enfants qu’ils doivent à leurs maîtres la soumission et la déférence : ne pas souffrir qu'ils en parlent d'une manière irrespectueuse, et s'interdire à euxmêmes toute critique, tout blâme qui pourraient
diminuer chez leurs enfants, l'estime à laquelle les
maîtres ont droit, et dont ils ont besoin pour accomplir leur œuvre.
Valleyfield, septembre 1901.