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AUX MÈRES DE FAMILLE

Nos chères sœurs,

OUS vous offrons, au commencement de

cette nouvelle année, nos meilleurs souhaits de bonheur.

Le bonheur, pour une femme, et surtout pour une mère, cela veut dire : rendre heureux tous ceux qui vivent à son foyer, dont elle est l'ange gardien visible. Vous souhaiter le bonheur, c'est donc vous souhaiter tout ce qu'il vous faut avoir et pratiquer pour remplir cette belle mission de répandre le

bonheur autour de vous. Comment y parviendrezvous ?

Avant tout soyez très pieuses.

La piété qui, selon saint Paul, est utile à tout, est particulièrement nécessaire à la femme pour alimenter son dévouement, soutenir son courage, calmer parfois ses angoisses, consoler souvent ses tristesses et ses deuils.

C'est en Dieu, et en Dieu seul que vous devez chercher, que vous trouverez infailliblement l'appui et la force dont vous avez tant besoin.

Soyez pieuses pour vous-mêmes ; C'est-à-dire vivez dans la présence habituelle de Dieu ; élevez souvent vers lui votre cœur ; offrez-lui vos pensées et vos actes, et faites tout en vue de lui plaire en accomplissant sa sainte volonté.

Puis, faites régner le bon Dieu dans votre maison, et dans le cœur de tous ceux qui l’habitent.

Formez dès le plus bas âge, vos euiunts au goût et à la pratique de la piété ; ils s'y prêtent avec

tant de joie ; ils aiment tant à joindre dans les

vôtres leurs petites mains pour réciter avec vous leurs prières au petit Jésus.

À vous de voir à ce qu'aucun membre de la famille, ni le père ni les jeunes gens, ne s'éloigne avant d'avoir fait pieusement sa prière du matin ; rassemblez-les tous, au bon moment, pour la prière du soir en commun.

C'est déjà une garantie sérieuse que la bénédiction du ciel reposera sur votre maison.

Ne permettez pas que l’on manque d'assister à la sainte messe le dimanche et les jours de fête ; comme toute bonne famille catholique y tient ordinairement, faites en sorte que la vôtre aît son banc dans l’église, afin d'assister ensemble aux offices paroissiaux, surtout à la grand'messe à laquelle se donnent le prône et l'instruction,

Rien de plus éditiant que de voir le père à la tête d’un banc bien rempli, et donnant à tous l'exemple de la régularité des devoirs religieux.

A vous de garder cette tradition du foyer cana-

dien.

Assurez-vous de même que tous remplissent leur

devoir pascal, bien plus, qu'ils fréquentent, à des dates suffisamment rapprochées,

les sacrements de pénitence et d'eucharistie.

Conservez les pieuses coutumes du Benedicite et des grâces à chaque repas ; de la récitation de l'Angelus au son de la cloche ; et aussi, lorsque, le dimanche, vous gardez la maison avec quelquesuns de vos petits enfants, unissez-vous, au moment où l’on sonne le Sanctus et l'élévation, à ceux qui sont à l'église, et comme on faisait naguère dans

toutes les familles, agenouillez-vous quelques instants pour adorer en esprit le divin Sauv

eur qui descend sur l'autel,

Comme cela est beau !

Entretenez chez vous les dévotions spéciales les plus propres à conserver la vraie piété, surtout celle à la sainte Famille, dont l'image est devant vos Jeux, et qui est le modèle de la vôtre.

La femme qui craint Dieu, et qui le sert bien, dit l’Écriture, est digne de toute louange.

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