‹ Messages [microforme]Chapitre 15 sur 19 · MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART · texte numérisé non relu

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(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)

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1653 East Main Street

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La terre, pour vous, c'est votre famille que vous possèderez par la douceur et l’affabilité.

Si cette vertu n'exclut pas la fermeté, si elle aide au contraire, et très puissamment, à maintenir autour de vous la rigoureuse observation de tous les devoirs, elle arrête les promptitudes et les impatiences ; elle empêche les reproches trop amers, les paroles trop vives et trop blessantes ; elle écarte les querelles de ménage ; elle éloigne la discorde, ennemie de l'union des cœurs et de la paix des âmes ; elle maintient la réciprocité parfaite des affections ; elle augmente l'estime, la confiance, l'amour ; elle tempère la sévérité du commandement et rend l'obéissance plus facile et plus douce ;' elle fait chaque jour plus vif et plus profond l’attachement familial, signe manifeste du bonheur qui se goûte au foyer.

L'humeur acariâtre d'une femme, même douée par ailleurs des plus belles qualités, suffit à rendre sa maison insupportable ; rien n'étant plus difficile à endurer que la compagnie habituelle d’une personne au caractère revêche ou boudeur.

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Au contraire, la douceur, ce que nous appelons ici la bonne humeur, fait pardonner bien des défauts, à cause de la sympathie qu’elle commande, et de cette atmosphère de douce et pénétrante gaieté qu'elle répand dans la maison.

Pratiquez une sage économie,

La mère de famille doit être une excellente ménagère, et pour cela se montrer laborieuse et rangée.

La femme forte, dit l'Écriture, ne mange pas son pain dans l'oisiveté ; bien au contraire, levée avant le jour, elle a bientôt fait son ménage, mis toutes choses en ordre, et Pourvu à tous les besoins,

La propreté est le cachet distinctif de sa maison, et en est le principal attrait. Riche ou pauvre, rien n'empêche qu'elle ne tienne tout en si parfait état que l'on admire le talent avec lequel elle sait donner

à son intérieur l'aspect le plus riant et le plus agréable.

Vous êtes, de par votre vocation, l’auxiliaire de votre époux, selon le mot de l'Écriture Sainte.

Rendez-lui ce service qu'il a le droit d'attendre de vous, et qui consiste à bien administrer l'argent qu'il gagne par son travail, et qu’il destine au soutien de sa famille.

À vous d'en faire une judicieuse distribution, et de n’en laisser rien perdre par votre négligence.

C'est encore l'Esprit-Saint qui dit que la femme forte “ a cherché la laine et le lin, et elle les a travaillés avec des mains intelligentes ; ” done “elle ne craindra pas pour demain la rigueur en temps de neige, parce que tous ceux dont sa maison se Ccmpose sont pourvus de doutles vêtements ”.

Ta bonne ménagère considère toutes choses comme faisant partie de ce pain quotidien que l’on demande au bon Dieu et qu'il donne communément

par le moyen du travail.

Aussi, habile à tout utiliser, ne laisse-t-elle rien

se gaspiller, et cultive-t-elle, avec succès, l’art de recueillir Les restes Pour empêcher qu'ils se perdent, selon le conseil de Notre-Seigneur.

Ceci est ua puissant encouragement pour le père ; l'économie faite Par son épouse le fera travailler avec plus d'ardeur, et lui fera conserver pour sa famille tous les fruits de ses fatigues.

La cuisine joue un rôle important pour rendre agréable le foyer domestique.

Soignez-en tous les détails, de manière à pov ‘oir, Sui une table bien dressée, avec une nappe bien Propre, dans une vaisselle irréprochable de netteté, servir aux vôtres des aliments bien sains, bien apprêtés, suffisamment variés, et qui fournissent la nourriture agréable et fortifiante, possible dans tous les ménages où l'on 8agne sa vie. “ Dis-moi quelle soupe tu manges, et je te dirai qrelle femme tu as ” dit un proverbe.

Formez vos enfants à l'amour du travail ; suivez de très près la conduite et les progrès de ceux qui sont encore à l'école ; accoutumez vos jeunes filles à

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pelez-vous que tout ce qui touche à la tenue et à la gouverne d’une maison ne saurait être indigne d’une

jeune fille, même très riche ou très instruite,

C'est pour elle, au contraire, la marque de la véritable distinction que de savoir faire, par elle-même, ces travaux de couture, de tricot, d'art culinaire, et même de balayage qui sont la part réservée à la femme dans les préoccupations matérielles du ménage,

Evitez pour vous-mêmes et pour vos enfants les dépenses inutiles, de pure vanité, et qui n’ajoutent rien au confort et à l'agrément de la maison.

Tenez-vous en garde surtout contre cet engouement pour tel meuble dispendieux, absolument

superflu, dont le paiement parait facile parce que le délai en est prolongé, mais qui, la plupart du temps, à la suite de la maladie ou du chômage, finit par imposer des sacrifices trop lourds, et souvent des pertes considérables,

En un mot, travail, économie, bon ordre et pro-

preté parfaite, voilà ce qui fait la bonne mat. tresse de maison.

Veillez et surveillez.

La vraie mère chrétienne étant l'ange gardien visible de sa famille, ne saurait jamais fermer les Yeux sur ce qui se passe dans sa maison, ni sur ce que font les siens au dehors.

Il ÿ a tant de choses qui, à l'improviste, peuvent être des dangers pour la santé du corps ou pour la vie de l'âme.

Veillez attentivement, d'une façon charitable, discrète, mais très ferme, sur toutes les personnes et les choses qui pénètrent dans votre demeure.

Veillez sur les COMpagnons que fréquentent vos enfants ; sur leurs jeux, sur leur langage, sur les

habitudes qu'ils tendent à contracter, sur leurs lectures,

Connaissez bien leurs penchants, leurs défauts

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