‹ Messages [microforme]Chapitre 16 sur 19 · LJ L · texte numérisé non relu

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naissants, pour vous appliquer à les corriger ; formez-les, par la parole et par l'exemple, au respect et à l’obéissance dus spécialement au père, et dont ils vous reviendra pour vous-mêmes une affection plus vive et plus profonde,

Soyez auprès de votre mari et de vos fils les apôtres déterminés de la tempérance, et efforcez-vous de les détourner de tout ce qui pourrait les exposer à contracter le vice lamentable de l'ivrognerie.

En résumé, si vous voulez, en attendant les joies du ciel, posséder sur la terre le bonheur compatible avec les épreuves inévitables de cette vie, servez bien et faites bien servir le bon Dieu ; travaillez, et inspirez autour de vous l'amour du travail joint

à uae judicieuse économie : soyez vigilantes et

connaissez les sentiers de votre maison ; Vous mériterez alors qu'on vous applique ces paroles de l’Esprit-Saint : “ Ses fils se sont levés et l'ont proclamée

bienheureuse ; son époux s'est levé à son tour et l'a comblée d'éloges ” (1).

Pour vous aider dans la poursuite de cet idéal de la femme chrétienne, nous appelons sur vous, et sur vos familles, les bénédictions les plus abondantes de Notre-Seigneur, invoqué par l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie.

Valleyfield, 1 janvier 1904.

(1) Prov., XXXI, 26,

AUX PRÈTRES ÉDUCATEURS

VEC le mois de septembre s'opérera la rentrée des classes Pour toutes nos maisons d'éducation.

Dans les écoles primaires et académiques, les couvents, les collèges, les séminaires et les universités elles-mêmes, on inaugurera une nouvelle année scolaire qui verra se renouveler le dévouement tradi. tionnel de ceux qui, à des titres divers, mais avec

un zèle égal et infatigable, se consacrent à la grande cause de l'éducation.

Des milliers d'enfants et de jeunes gens reviendront se &rouper autour de leurs professeurs, sous l'égide de l’Église, Pour subir la douce et forte

influence de son action éducatrice exercée par ceux que leur vocation spéciale ou l'appel honorable des supérieurs a désignés pour cette fin.

Dans notre province de Québec, c'est un bienfait inestimable que nous ne saurions trop apprécier, un privilège a peu près unique au monde, que la jeunesse studieuse, à toutes les phases de sa formation morale et intellectuelle, se trouve placée sous la direction immédiate de la religion.

Ce privilège, qui n’est que l'application d’un droit strict, et que nous sommes à même de conserver indéfiniment, a été conquis à force de sacrifices généreux et constants au moyen desquels les familles catholiques ont pu, depuis l'origine du pays

jusqu'aujourd'hui, malgré l'exiguité ordinaire de leurs ressources, faire élever leurs enfants, non seulement dans la connaissance et la pratique de leurs devoirs religieux, mais encore de manière à leur procurer dans la société, suivant leur vocation respective, le rang et les avantages auxquels ils avaient le droit de prétendre. :

Pour l'Église elle-même, pour ses évêques, ses

prêtres et ses religieux enseignants, c'est assurément une compensation très grande offerte à leur dévouement de constater que, à tous les degrés de l'échelle sociale nos concitoyens ont été élevés par eux, leur doivent en très grande généralité le bienfait de l'éducation, et conservent pour la plupart, jusqu'à la fin de leur carrière, l'empreinte profonde laissée dans ‘eurs âmes par cette formation religieuse.

Là est le secret de la conservation parmi nous de la foi et des traditions catholiques ; et là est pareiilement toute la base de nos espérances pour l’aveair,

Il nous semble que cette double pensée doit par elle seule suffire à soutenir le courage et l’ardeur de tous ceux qui parmi nous sont à même, à raison de leurs fonctions ordinaires, de travailler à la noble cause de l’éducation, d'exercer quelqu’action sur la jeunesse des écoles de tous genres.

Ceci s'applique d'une manière particulière aux

prêtres qui, chargés d’un ministère paroissial, sont

par là même en mesure de s'intéresser activement

aux écoles en mettant à profit tous les droits qui leur sont encore reconnus.

La visite fréquente de ces écoles, l'enseignement personnel du catéchisme, les encouragements et les avis donnés selon le besoin aux instituteurs et aux élèves, la surveillance même des études profanes, tout peut devenir aisément œuvre de zèle sacerdotal au grand avantage des maîtres et des enfants.

Ceux-ci, se sentant l'objet direct de la sollicitude pastorale, ne sauraient manquer d'éprouver en retour un amour plus grand pour l'Église, une reconnaissance plus vive pour le prêtre, une ardeur plus grande pour la piété et la vertu.

Aussi, l'expérience est-elle là pour le dire, la population d’une paroisse dont les écoles sont suivies de près et prennent une bonne part du ministère pastoral, sera toujours plus religieuse et d'une conduite générale plus facile,

Les parents sont d'autant plus dociles et plus respectueux pour le prêtre que celui-ci se montre plus dévoué à leurs enfants, et rien n’est en soi plus touchant, plus édifiant que de voir à l'œuvre un véné.

rable prêtre reproduisant en sa personne, par l'intérêt qu'il témoigne aux enfants, un des exemples les plus sublimes que nous ait laissés notre modèle à tous, Jésus-Christ.

Mais nous avons actuellement en vue un objet plus déterminé, et aussi, plus élevé dans l’ordre de l'éducation.

Tout en proclamant le mérite de l'œuvre éducatrice pour tous ceux qui s'y adonnent par une libre préférence ou par les exigences de leur ministère habituel, nous portons notre pensée sur ce groupe nombreux de prêtres séculiers qu'un choix honorable et des aptitudes spéciales ont conduits dans les divers collèges et séminaires de notre province, pour y diriger les jeunes gens qui ont entrepris de faire ce qu'on est convenu d'appeler un cours d’études.

Nous n'entendons faire ici de comparaison, sous aucun rapport, entre un genre de ministère et un autre.

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