MES AGES
mie, soutenus par la piété, concourent à donner l’ai-
sance et le bonheur.
Ils veulent, eux, diminuer plutôt qu'augmenter
cet impñt cruel prélevé sur le salaire de l'époux,
sur les pleurs de l'épouse, sur le
sang des familles, par le tyran de l'intempérance.
Ils ne sont ni Peureux, ni indifférents.
Sans se laisser arrêter par de
8 Considérations d’nmitié, de fausse
Pitié, de Partisannerie, où même d'intérêt Personnel, ils savent parler avec
franchise, et remplir leur devoir ave
€ énergie et constance. Ils ont le jugement droit ; ils savent done que ce qui
appauvrit les familles ne saurait enrichir une popu-
Commerce
Où une paroisse, c'est vers la ruine morale et même matérielle.
lation, et que si la boisson fait marcher le dans un village
Ils veulent le bon ordre publie, et conserver À
leur paroisse où à leur municipalité le renom de
paix, de labeur honnête, de respect mutuel et de bon
accord, qui est la base du crédit moral d'une lation, et dont In tempérance essentielles,
popuest une des conditions
©2 Le 2]
Ceux-là, les hommes de bon sens, religieux autant que dévoués aux vrais intérêts des familles, chercheront plutôt à restreindre la vente des liqueurs, et ne la confieront, autant que cela dépendra d'eux, qu'à des citoyens irréprochables, ayant le sentiment du devoir, et capables d'étouffer sous les dictées de la conscience le misérable penchant de l’avarice.
Seulement Les auberges nécessaires, et toutes très respectables : c'est la devise des bons citoyens,
Qui l’emportera ?
Nous vous conjurons par tout ce que vous avez de plus cher ; pour l'amour du bon Dieu, au nom des familles, au nom des âm 8, et pour votre propre salut, entendez-nous, écoutez-nous, croyez-nous.
C'est pour le bonheur de chacun, c'est pour le bien général.
Puissiez-vous, tous sans aucune exception, comprendre si bien, et si bien remplir votre devoir, que
nous puissions nous dire qu'après tout, dans chacune des paroisses de notre diocèse, il n’y a nas deux Camps, mais un seul, celui de Notre-Seigneur ; que tous nos citoyens sont décidément rangés autour de la Croix ; qu'il n’en reste aucun pour soutenir la vilaine cause de l'intempérance, et alors, à la grande joie de l'Église au grand soulagement des familles,
il n'y aura partout que les auberges strictement nécessaires, et toutes seront parfaitement tenues à la satisfaction des autorités religieuses et civiles.
C'est le vœu de notre cœur, et dans le ferme espoir de le voir se réaliser au près et au loin, nous
appelons sur vous tous, les bénédictions de Notre- Seigneur.
Valleyfield, 1er mars 1908.