TYRTÉE
Tels , vomis par ton sein sur la plaine azurée ,
S'avançaient ces; serpens hideux , Se dressant, perçant l'air de leur langue acérée, De leurs anneaux mouvans fouettant Tonde autour d'eux , Quand la triste Ilion les vit sous ses murailles, A leur triple victime attachés tous les deux , La saisir, l'enlacer de leurs flexibles nœuds ,
L'emprisonner dans leurs écailles.
Tels et plus terribles encor.
Ces deux esquifs de front fendent les mers profondes
De vos rames battez les ondes , Allez, vers ce vaisseau cinglez d'un même essor.
li' incendie a glissé sous la carène ardente ;
Il se dresse à la poupe, il siffle autour des flancs ;
De cordage en cordage il s'élance, il serpente,
Al'X (iKKCS fi:,
l^n\('l()|>j)(' les mais de ses rrpiis hi iihiiis : De sa lanj^ue de Iru , (|iii s allouer a l<*iii- ( imr , Saisit leurs |)a\ illons eonsuinés dans les airs . lit, j)()ui- la (l('\()ier, einhiassant la \ietinie Avec ses inàts loiiijxis, ses ponts, ses Hanes oiiNerts, Ses ioudres, ses Jioeliers engloutis pat* les mers . S'enloïK^e en giondant dans rabiine*.
Ah 1 |)uisses-tu todjours triompher et piinii! Ce sont mes vœux, ô Grèee, et, devançant l'histoire , Jadis l'heureux Tyitée eut prédit ta vietoiie. Alors c'était le temps clier à ton souvenir, Oii les amans des filles de mémoire,
* Conslanlin Canaris, coiimiaiidaiU de deux hrillols, rciul ainsi coniplc do son t'\iM'diii(»n de Ténôdos. « J'arrivai (M1 rade sons pavillon ottoman; ol)li;it' do passoi' ontro la ti'rro ot Ion vaissoanx luros,j(' no pus jctor mes ^i'a|)|)ins an\ hossoiiN i\e l'amiral; alors jo prolilai du nionvomon! de la va^iio ponr l'airo ontrci' mon hoanpi'o dans nn de ses sahonls ; ol , dos qu'd t'id ainsi (>n^ago , j'v mis lo Ion . «mi criant an\ Tnros : l'o/rv voilà bnités coinine à Chio! Im terreur S(» répandit aussitôt parmi eux , je discendis dans mon oaml avoi- mo^ nmlolniN. sans aueim dan^;er , ear Pennend ne tira pas UH*'me nn coup de fnsil. >.
PoL'^rRvii.i.K, llisioiif lit' la niji'mUittioii ilc lu dm t-, liv. viu.