‹ Messéniennes, et Chants populairesChapitre 34 sur 65 · TROIS JOURS · texte numérisé non relu

TROIS JOURS

D'autres répul)licaiiis, contre l'Rspagne ariiiés. En nommant Bolivar chantent leur délivrance. Tel un jeune palmier, pour féconder ses sœurs , Fleurit et livre aux vents ses parfums voyageurs : Tel ce naissant empire; et l'exemple qu'il donne, Répand autour de lui comme un parfum sacré , Qui vers les bords voisins s'exliale et les couronne Des immortelles fleurs dont lui-même est paré.

« i) Liberté, dit-il , sors de ce doux sommeil

« Qu'à Tombre de mes lois tu goûtes sur ces rives,

(( Et que pour s'affranchir l'Ejirope à ton réveil

(c Secoue , en m'appelant , ses mains longtemps captives !

(c D'un regard de tes yeux réchauffe ces cœurs froids ,

(( Engourdis sous un joug dont ils aiment le poids.

« De tout pouvoir injuste éternelle ennemie,

(c Va donc, fille du ciel , va par-delà les mers,

« Va , toi qu'ils croyaient morte, et qui n'es qu'endormie,

(c Briser les fers rouilles de leur vieil univers ! »

DK CHHISTOPlIi: CULOMi;.

(Colomb se ranimait à cette noble voix.

Terre ! s'écria-t-on , terre ! terre ! . . . il s'éveille ;

Il court : oui , la Noilii, c'est elle, tu la vois.

La terre !... o doux spectacle! ô transports ! o merveille

() généreux sanglots qu'il ne peut retenir I

Que dira Ferdinand, l'Euiope, l'avenir?

II la donne à son roi cette terre féconde ;

Son roi va le payer des maux qu'il a soulïeils :

Des trésors, des honneurs en échange d'un monde,

Un trône , ah ! c'était peu !.. que reçut-il ? des fers.

LK VAISSKAr

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Narlps:

AU Jes Hots hahmcrc, une hiinnir le£>ère, Hier jii'avait portr sur rv vaste vaisseau,

•Ce vaisseau devait portera Conslanlinople M. Slrallonl Canning , aml.assade.ir d* Vn- «leterre, et le bruit courait alors que la mission de ce di,.lou.aie avait pour but l'alïranchissemeni de la Grèce.

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