AUX FRANÇAIS
; EROUT, niiines sacres de mes concitoyens !
Venez ; inspirez-les, ces vers où je vons cliante
002 Vnv. SEMATÏSK
OehoMt, inorts immortels, héroïques soutiens De la li])erté triomphante!
Rrnlant , désordonné, sans frein dans son essor, Connue nn penple en eonrronx qn'nn même eri sonlève,
One eet hymne vers vous s'élève
De votre sang qni f'nnie eneor !
Qnels sont done les malhenrs qne ce jonr nons apporte?
— Cenx que nons présageaient ses ministres et lui.
— Quoi! malgré ses sermens! — Il les rompt aujourd'hui.
— Le ciel les a reçus — Et le vent les emporte. —Mais les élus du peuple?... — Il les a cassés tous.
- — Les lois qu'il doit défendre? — Esclaves comme nous.
— Et la pensée ? — Aux fers. — ^ Et la liberté ? — Morte.
— Quel était notre crime ? — En vain nous le cherchons.
— Pour mettre en interdit la patrie opprimée,
I)i: l'A Kl s.
Son (lioil? — C'fsl le pouNoir. - Sa laisoii? — Une iiiiiut*. — lia notre est un peuple : niarclious
Ils maicliaient , ils coulaient sans armes,
Ils n'avaiejit pas eneor trappe, On les tue ; ils eriaient : le monanpie est trompé! On les tue... o fureur! JVnir du sani;, ([uoi ! des larmes! De vains eris pour du sani> 1 — Ils sont moits les premiers : Aengeons-les, ou mourons. — Désarmes! — Où les prendre'
— Dans les mains de leurs nieurtriei\s : A (pii (lonn<' la mort c'est la mori (|u il faut l'cndrc.
V eni^eajiee ! j)lace au drapeau noir !
Passaiî;e. citoyens! place au\ débris funèbres Oui reçoivent dans les ténèbres Les sermens de leur désespoir!
Porté par leurs bras mis , le cadavre s a\ancc.