L'ATTENTE
J-<'ausobe a chassé les orages:
D'un voile de poarpre et d'azur , Elle pare un ciel sans nuage; L'onde roule un cristal plus pur.
Sur un gazon bnmide encore.
Aux premiers regards du soleil , La rose, se hâtant d'cclore, Ouvre un calice plus vermeil.
POÉSIES Un zéphir plus doux la caresse; Les oiseaux soiit plus amoureux; La vigne, avec plus de tendresse, Embrasse l'ormeau de ses noeuds.
Dans ces retraites solitaires, Tout s'embellit de mon espoir:
Frais gazons, beau ciel, onde claire, Saurieï-voas qu'elle vient ce soir?
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AU VALLON D'ARGENTOL.
SecunuD «oduum imhre jUTintg KqnL Hoc Piihi coDlîngit I Tibdi
fiETRiiTE d'Argentol , vallon tranquille et sombrey Qu'habitent le travail , la paix et le bonheur, Que j'aime k respirer ce reste de fraichcur, A l'ardMr 4es étés échappé sous Um ombre!
Le ïéphirc se plait dans tes longs peupliers;
^Coogle
iS€ POÉSIES
Ces monts , où deux forêts balancent Icnr verdure. Environnent ton sein d'une double ceinture.
Courbez -vous sur mon front, rameaux hospitaliers. Source fraiche où ma main recueille une onde pure, Reviens par cent détours aux bords que tu chéris; Poursuis, que ton murmure en charmant mes oreilles Se mêle au bruit léger de cet essaim d'nbrflles Qui vole en bourdonnant sur les buissons fleuris. Des chênes ébranlés mutilar#les racines , Puissent les noirs torrents, dont le cours inégal ■
Dans un lit de gravier gronde au pied des collines. Ne jamais obscurcir ton paisible cpstal !
Puissentle dieu des champs et ses n3miiphes divines, Ecarter loin de toi le chasseur inhumain , Quand l'oreille aux aguets , sortant du bois voisin , La biche au pied léger, ou le chevreuil timide, Vient se désaltérer à ta source limpide.
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DIVERSES. 1Î7
Ah ! si jamais le ciel , soigoeui de mes plaisirs, Fixe ma vie errante au milieu de ces plaines, Je veux que leur enceinte enferme mes désirs, Que mon travail soit libre ainsi que mes loisirs : J'j veux couler en paix desjours exemptsde peines. Quand l'ardent Si riu s blanchit l'azur des ciefix, Quel bonbeur de fouler des herbes verdoyantes , Ou dans les nuits d'hiver quand un vent pluvieux Vient battre à coups pressés les viires frémissantes. De rêver k ce bruit qui vous ferme les yeux .' Si je meurs eutouréde riantes images.
Je ne veux pour tombeau que ces gazons épais. Les passants fatigués de quelques longs voyages , Pourront s'y reposer sous des peupliers frais ; Mon ombre écartera de leur couche tranquille L'insecte malfaisant, le reptile odieux:
Un regret, un soupir, en quittant ces beaux lieux,
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He pairont au-delà mes soins et moii asyle.
Voilà mes seuls.désirS: puissent-ils plaire aux dieux! O vallon fortuné, paisibles promenades.
Tout ce faste imposant que Paris va m'offiir , Ces palais , ces jardins et leurs tristes nayades , Du bescin de vous voir ne me sauraient guérir; Entre vos monts altiei-s, au bruit de vos cascadesy Que ne m'estil donné de vivre el de mourir !