‹ Messéniennes et poésies diverses: 13:e édChapitre 19 sur 27 · L'ATTENTE · texte numérisé non relu

L'ATTENTE

J-<'ausobe a chassé les orages:

D'un voile de poarpre et d'azur , Elle pare un ciel sans nuage; L'onde roule un cristal plus pur.

Sur un gazon bnmide encore.

Aux premiers regards du soleil , La rose, se hâtant d'cclore, Ouvre un calice plus vermeil.

POÉSIES Un zéphir plus doux la caresse; Les oiseaux soiit plus amoureux; La vigne, avec plus de tendresse, Embrasse l'ormeau de ses noeuds.

Dans ces retraites solitaires, Tout s'embellit de mon espoir:

Frais gazons, beau ciel, onde claire, Saurieï-voas qu'elle vient ce soir?

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AU VALLON D'ARGENTOL.

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fiETRiiTE d'Argentol , vallon tranquille et sombrey Qu'habitent le travail , la paix et le bonheur, Que j'aime k respirer ce reste de fraichcur, A l'ardMr 4es étés échappé sous Um ombre!

Le ïéphirc se plait dans tes longs peupliers;

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iS€ POÉSIES

Ces monts , où deux forêts balancent Icnr verdure. Environnent ton sein d'une double ceinture.

Courbez -vous sur mon front, rameaux hospitaliers. Source fraiche où ma main recueille une onde pure, Reviens par cent détours aux bords que tu chéris; Poursuis, que ton murmure en charmant mes oreilles Se mêle au bruit léger de cet essaim d'nbrflles Qui vole en bourdonnant sur les buissons fleuris. Des chênes ébranlés mutilar#les racines , Puissent les noirs torrents, dont le cours inégal ■

Dans un lit de gravier gronde au pied des collines. Ne jamais obscurcir ton paisible cpstal !

Puissentle dieu des champs et ses n3miiphes divines, Ecarter loin de toi le chasseur inhumain , Quand l'oreille aux aguets , sortant du bois voisin , La biche au pied léger, ou le chevreuil timide, Vient se désaltérer à ta source limpide.

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DIVERSES. 1Î7

Ah ! si jamais le ciel , soigoeui de mes plaisirs, Fixe ma vie errante au milieu de ces plaines, Je veux que leur enceinte enferme mes désirs, Que mon travail soit libre ainsi que mes loisirs : J'j veux couler en paix desjours exemptsde peines. Quand l'ardent Si riu s blanchit l'azur des ciefix, Quel bonbeur de fouler des herbes verdoyantes , Ou dans les nuits d'hiver quand un vent pluvieux Vient battre à coups pressés les viires frémissantes. De rêver k ce bruit qui vous ferme les yeux .' Si je meurs eutouréde riantes images.

Je ne veux pour tombeau que ces gazons épais. Les passants fatigués de quelques longs voyages , Pourront s'y reposer sous des peupliers frais ; Mon ombre écartera de leur couche tranquille L'insecte malfaisant, le reptile odieux:

Un regret, un soupir, en quittant ces beaux lieux,

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He pairont au-delà mes soins et moii asyle.

Voilà mes seuls.désirS: puissent-ils plaire aux dieux! O vallon fortuné, paisibles promenades.

Tout ce faste imposant que Paris va m'offiir , Ces palais , ces jardins et leurs tristes nayades , Du bescin de vous voir ne me sauraient guérir; Entre vos monts altiei-s, au bruit de vos cascadesy Que ne m'estil donné de vivre el de mourir !

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