‹ Messéniennes et poésies diverses: 13:e édChapitre 3 sur 27 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

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MES'SÉNIENNES.

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PREMIÈRE

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• J'ai prifèii la forme de l'clcgic,

■numn Uti-uii^eiu ont lauvent cboiug pooc

s* millieiin de* nuioiu. Ce>t lind qne Tjttit ,

âigïei , iTut dicril en pirtk lea goerrei dei

M Heu^nleiu ; Callino* , ceDei qui de

• «ou temps affligèrent l'Ionie ; Himoense , la bataille qne

• lei Smymèeni Unèrenl à Gjgit , roi de Lydie. -

' (AjiAcBaaMt, eli.xt, p. 3i-)

Toot le monde a la , dans le Voyage d'Anachergù , le* Régies lor lu malhean de 11 Heuàûe; j'ai crn pouvoir emprunter 1 Bvtlideniy le tîire de Hiuininnu , pour qiudifier on genre de poésies aalîoiialn ijb'ou n'a pas encore essayé d'iotrodnira dini notre littérature.

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«"MESSISHJKKHIÏ .

PREMIERE

LA BATAILLE DE WATERLOOtO.

Ils ne sont pliu, laisses ea pais leur madrée Par d'injustes clameurs ces bravn outragés, A se justifier n'ont pas voulu descendre; Hais un seul jour les a vengés :

Ils sont tous morts pour vous défendre.

(ij C(tle âsgiefol oompoij* an moi* de joUlel iSiS.

8 PREMIÈRE

Malheur à vous si vos yeux iabumuias

N'ont point de pleurs pour la patrie!

Sans force contre vos ëfaagrins, Contre le ma! commun votre ame est aguerrie.

Tremblée; la mort peut-être étend si

Que dis-je? quel Français n'a répandu des larmes

Sur nos défenseurs expirants ?

Prât à revoir les rois qu'il regretta vingt ans, Quel vieillard n'a rougi du malheur de nos armes ? En pleuranPces guerriers par le destin trahis. Quel vieillard n'a senti s'éveiller dans son ame Quelque reste assoupi de cette antique Bamme

Qui l'enibrasait pour son pays!

Que de leçons, grand Dieu! que d'horribles images L'hbtoirc d'un seul jour présente aux yeux des rois !

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MESSÉniENNE. g

Clio , sans que la plume échappe de ses doigts , Pourra-t-elle en tracer les pages î

dcbes moi ces soldats sous le nombre accablés, Domptés par la fatigue , écrasés par la foudre, Ces membres palpitants dispersés sur la poudre ,

Ces cadavres amoncelés!

Éloignes de meï yeux ce monument funeste

De la fareiir des nations :

O mortt épargne ce qui reste.

Varus! rends-nous nos légions!

Les coursiers frappés d'épouvante, Les chefs et les soldats épars , Nos aigles et nos étendarids Souillés d'une fange sanglante, Insultés par les léopards.

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10 PAEHIEHE

Les bleues mouramt sur les chars , Tout se presM sans ordre, et la foule incertaine, Qui se tounnente en vains efforts, S'a^te, se heurte, se traîne,' Et bùsie après soi dans la plaine, Du sang, des débris et des morts.

Parmi de& taurbiUons de flamme et de fumée, O douleurl quel spectade à mes yeux vient s'olTiir? Le bataillon sacré, seul devant une année.

S'arrête pour mourir.

C'est en vain que, surpris d'une vertu si rare, ' Les vainqueurs dansleurs mains retiennent le trépas; Fier de le conquérir, il court, il s'en empare: La G&anz , avait-il dit, mmbt bt xb sb bbhd pas.

On dit qu'en les voyant couchés sur la poussière ,

MESSËNIENNE. ii

D'unre^>ect douloureux (rappé par tant d'exploits, L'ennaai, l'œil fixé sur leur face guerrière, Les regarda sans peur pour la première fois.

Les voilà ces héros si long-temps iavincibles ! Us menacent fincor les vainqueurs étounésl Glacés par le trépas, que leurs yeux sont terribles! Que de hauts faits écrits sur leurs fronts siUonnésl Ils ont bravé les feux, du soleil dltalie ,

De la Castille ils ont franchi les monts ; Et le Nord les a vus marcher sur les glaçons Dont l'étemel rempart protège la Russie.

Ils avaient tout dompté....Le destin des combats

Leur devait, après tant de gloire, Ce qu'aux Français naguère il ne refusait pas: Le bonheur de mourir dans un jour de victoire.

Ah I ne les pleurons pasi sur leurs fronts triomphants

la PREMIÈRE

La palme de l'honneur n'a pas été flétrie; Pleuronssur nous. Français, pleurons sur la patrie: L'orgueil et l'intérêt divisent ses enfants.

Quel ùècle en trahisons fut jamais plus fertile i L'amour du bien commun de tous les coeurs s'exile : lia timide amitié n'a plus d'épanchements ; On s'évite , on se craint ; la foi n'a plus d'asile , Et s'enfuit d'épouvante au bruit de nos serments.

O vertige fatal I déplorables querelles Qui livrent nos foyers au fer de l'étranger!

Le glaive étincelant dans nos mains infidèles. Ensanglante le sein qu'il devrait protéger.

L'ennemi cependant renverse les murailles

De nos forts et de nus cités ; La foudre tonne encor, au mépris des traités.

L'incendie et les funérailles Épouvantent encor nos hameaux dévastés; D'avides proconsuls dévorent nos provinces; Et, sous l'écharpe blanche, ousous 1» trois couleurs, Les Français, disputant pour le cbtnx de leurs princes, DétrAnent dès drapeaux et proscrivent des fieurs.

Des soldats de la Germanie

J'ai vu les coursiers vagabonds Dans nos jardins pompeux errer snr les gazons. Parmi ces demi-dieux qu'enfanta le génie.

J'ai vu des bataillons, des tentes et des cliars , Et l'appareil d'un camp dans le temple des arts. Faut-il, muets tànoins, dévorer tant d'outrages? Faut-il que le Français , l'olivier dans la main , Reste insensible et froid comme ces dieux d'airain

Dont ils insultent les images?

i4 PREHIÈRE

Nous devons tons' nos maux k ces divisions .

Qoe nonnit iiob« intoUra&ce.

11 est tmips âtranoler aa bonheur de la Fraoee Cet or^esl onfbnigeiix denos opimons.

Ëtouflbiifl le flambeau des guerres intestinei. Sotdats, le ciel proMnce , SI relève les lu : Adoptez les couleurs du héros de Bovines, £d donnant une larme aux drapeaux d'Austerlitz.

France , réveille-toi I qu'un courroux unanime Enfante des guerriers autour du souverain!

Divisés, désarmés, le vainqueur nous opprime : Présentons4ui la paix, les armes à la main.

Et vous, peuples si flen du trépas <le nos braves, Tous, les témoins de' notre deiùE, Ne croyea pas, dans votre orgueil,

HE5SËNIENNE. tS

Que, pour être vaiocus , les Français soient esclaves. Gardez-vous d'irriter nos vengeurs à venir; Peut-être que le Ciel, lassé de nous punir,

Seconderait notre courage ;

Et qu'un autre Geimanicus Irait demander ccHupte aux Genaains d'un autre ige

De la défaite de Vams.

^Coogle

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