‹ Messéniennes et poésies diverses: 13:e édChapitre 7 sur 27 · LA MORT DE JEANNE D'ARC · texte numérisé non relu

LA MORT DE JEANNE D'ARC

diLENCE au camp! la vierge est prisonnière; Par un injuste arr£t Bedfort croit la flétiîr : Jeune encore, elle toncbe à son heure dernière.... Silence Au campi la vierge va périr.

Des pontifes divins , vehdns à la' puissance , Sous les subtilités des dogmes ténébreux

Ont accablé son innocence.

Les Anglais commandaient ce sacrifice affreux : Un prêtre en cheveux blancs ordonna le supplice; Et n'est au nom d'un dien par lui calomnié.

D'un dieu de vérité, d'amour et de justice.

Qu'un prêtre fut perfide, injuste et sans pitié.

Dieu, quand tonjour viendra, quel sera le partage

Des pontifes persécuteurs 7 Oseront-ils prétendre au céleste héritage De l'innocent dont ils ont bu les pleurs ?

Ils seront rejetés, ces pieux imposteurs, Qui font servir ton nom. de complice à leur rage. Et t'offrent pour encens la vapeur du carnage.

A qui réserve-t-on ces apprêts meurtriers?

Pour qui ces torches qu'on excite?

MESSENIEMWE. 55

L'airain sacré trentbla et *'agittt».

P'où vient ce bruit lugubre? oA courut ces guerriers Pont la foule i longs flots roule et se prânpite 7

La joie éclate Hur leurs traits , Sans doute l'honneur les enflamme; Ils vont pour on assaut fonner leurs rangs épais : Non , oes guerriers sont des Anglais Qui vont voir mourir une Emune.

Qu'il; sont nobles dans leurs courroux!

Qu'il est beau d'insulter un bras chargé d'entrayesl La voyant sans défense, ils s'écriaient, ces braves :

Qu'elle meure; elle a contre nous Des esprits infernaux suscité la magie...

Ulches! que lui Teprochea-vons?

D'nn courage inspiré la bt^uite énergie,

L'amour da nom français , le m^ris do danger.

Voilà sa magie et ses ch'annes ;

En fall^■il d'autres que des armes Pour combattre, poor vaincre et punir l'étranger?

Du Christ avec ardeur Jeanne baisait l'image; Ses longs cheveux épars flottaient au gré des vents : Au pied de l'échafauil, sans changer de visage,

Elle s'avançait à pas lents. - Tranquille elle ymonta; quand, débout sur le faîte, Elle vit ce bûcber qui l'ollait dévorer, Les bourreaux en suspens , la fiâmme déjà prête. Sentant son cœur faillir, elle baissa la tête. Et se prit A'pleùrer.

Ah! plenre, fille infortunée! ' Ta jetmesse va se flétrir

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