SCÈNE I
GUILLAUME, posant à terre un sac de semence qu'il apporte
sur l'épaule.
L’automne est venue, les dernières feuilles volent au souffle humide du vent, et voici novembre, avec ses brumes, qui ramène l’époque des grandes semailles. Ah ! si la pluie tombait, si la terre enfin, épaissie et forte, se gonflait de vie !
Demain, au lever du soleil, je serai là, j’ensemencerai une fois encore ce champ de cailloux, cette terre
stérile que mon travail s’entête à féconder... Et que de peine toujours ! et quel besoin d’éternel espoir 1