ACTE I. SCÈNE IV. 3l
DE CAOUnS.
Messirc. .
DU GUESCLIS.
Votre trouble à tous deux suffit à m'en instruire; Mous en reparlerons plus tard. Mais pour l'instant, Cet étranger apporte un message important; Domptez votre colère et faites bon visage.
(A Jacques Bureau.)
Entrez céans, monsieur le porteur de message.
(A Nicolas Paynel.)
Veille au dehors, Paynel.
(A Olivier de Maunj et Raoul de Gaours, qui font un mouvement pour sortir.)
Et VOUS, restez, seigneurs.
(A Jacques Bureau.)
Ce sont mes lieutenants les plus chers, les meilleurs, Sans qui je ne peux rien, par qui tout m'est possible, Que la mission soit belliqueuse ou paisible ; Vous voudrez bien, seigneur, ne vous étonner pas Qu'ils aient part au conseil ayant part aux combats. Celui-là c'est Mauny, mon enfant, mon élève, A qui j'ai mis en main la lance avec le glaive.
Sa MESSIRE DU GUESGLIN.
Un vrai Breton; cet autre est sire Jean Goyon. Nul ne sait mieux que lui pousser un bataillon ; Tous deux ont déjà fait la dernière campagne Et leur jeune valeur est chère à la Bretagne ; Ce troisième allié d'hier et de toujours, C'est le seigneur Raoul de Gaours...
JACQUES BUREAU
De Caours?
DU GUESGLIN.
Le nom vous est connu?
JACQUES BUREAU
Beaucoup,
(A mi-voix).
Et trop peut-être.
DU GUESGLIN.
Ne savoir que son nom ce n'est pas le connaître ; Il le rendra meilleur quand il l'aura porté, Et je me fais garant de sa fidélité.
Vous pouvez donc parler avec toute assurance.