‹ Messire du Guesclin;Chapitre 40 sur 102 · ACTE II. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE II

COMTE D*AUXBRRE.

Mais nos troupes à nous.*^ car enfin je suppose Que notre armée aussi doit faire quelque chose; Et, tout en estimant vos gens au plus haut prix. Ce n'est pas avec eux que vous tiendrez Paris.

DU OUESCLtN.

Assurément, seigneur, et même, je vous jure;' Qu'après une journée à prévoir assez dure, ■ ' ' Soit pour en rester là, soit pour pousser plus loin. Vos renforts vers le soir nous feront grand besoin. > Mais cela no fait pas qu^otant toute formée, Il faille un si long temps pour ranger votre armée. Mes batailleurs et moi vous donnons un jour plein. .

JACQUES BUREAU

Six mille hommes, Mauny, Caours et Du Ciuesclin ! Ce n'est pas là bouchée à broyer en une heure.

Et c'est de quoi casser bien des dents, que je meure !

LE DAUPHIN

lis ont raison, d'autant que dans l'ordre du camp (chaque homme est à sa place et chaque arme à son rang.

76 MESSIRE DU 6UESCLIN.

DU GUESCLIIf.

Seulement si le prince admet mon entreprise, Il n'est de coup de main que les coups de surprise. Personne dans le camp n'en doit donc rien savoir.

Qu'il en soit fait en tout selon votre vouloir. Bon chevalier, de qui Télan que rien ne lasse. Hardi dans sa sagesse est sage en son audace,

' ,. . DU GUESCLIR.

En outre^ vos bontés m'cncouragcant ainsi.

Je voudrais convoquer mes lieutenants ici.

Dans le donjon, afin d'y régler à nous quatre Certains points de détails qui restent à débattre, Tels que l'heure, le tour de marche... et l'imprévu; Car d'aller voir Paris au risque d'être vu.

C'est trois fois imprudent et cent fois inutile; D'abord j'alarmerais les guetteurs de la ville. Et puis pour déchaîner mes Bretons endiablés Ma présence suffit, et ce seul mot : « Allez ! »

LE DAUPHIN

Cette salle est à vous jusqu'à ce soir, mon homme ;

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