ACTE II. SCENE IV
Et demain, tous los vrais soldats seront contents. Bataille I Entendez- vous? Bataille!
DE Ci OURS, froidement.
Oui, j'entends.
Mais pour qui? Contre qui?
DU 6UESGLIN.
Que dites- vous, beau sire?
DE CiOURS.
Ce que, précisément, j'étais venu vous dire.
J'ignorais ce détail du combat de demain ;
Mais c'est pour vous parler que j'étais en chemin.
Ah I ah I le vieux levain navarrais se révèle.
DE CAOURS
Ne me soupçonnez pas, je vous suis très fidèle; Seulement laissez-moi vous parler sans détours, Et ne vous fâchez pas de mon libre discours.
Si vous la prévoyez» ma colère est certaine. .
8o MESSIRE DU GUESGLIN.
DE CAOUnS.
Il faut la maîtriser un peu, mon capitaine.
D'abord pour ménager mon réel dévoùment, Puis, pour ne pas me faire aflront impunément, Vous Tunique héros dont j'ai Tàme occupée.
Vous le seul contre qui ma main n'a pas d'épée.
DU GUESCLI5.
Mais qui m'affirme à moi que, rien qu'à l'écouter. Votre libre discours ne doit pas m'insulter?
DE CAOuns.
Vous insulter? non pas. Vous irriter? peut-être. Mais, pour vous rassurer, laissoz-moi vous promettre, Qu'ici comme partout, demain comme toujours.
Où Du Gucsclin ira, là marchera Gaours.
DU GUESGLIN.
Alors domain, guidant la colonne d'attaque, Gaours s'emparera do la porte Saint-Jacque.
DE GAOURS.
J'obéis si c'est l'ordre et suis prêt s'il le faut; Mais vous-même, psut-ètre, ajournerez l'assaut.