‹ Messire du Guesclin;Chapitre 48 sur 102 · ACTE II. — SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II. — SCÈNE IV

DE CAOURS

Jo voudrais partager un espoir aussi doux ; Mais après le hasard, moi je ne crois qu*en vous, Et c'est tout justement, seigneur, ce qui me navre. De vous voir attaché vivant h ce cadavre.

La dynastie est morte, et vous qui valez tant...

Je vaudrai donc bien plus en la ressuscitant.

DE CA.OURS

En tout cas, à quoi bon une attaque aussi prompte? La lettre de Marcel vaut qu'on en tienne compte. Qu'on attende. J'ai peur qu'à tout précipiter Vous déchaîniez le mal que vous voulez dompter; Car, Paris pris, Marcel nous échappe et s'évade ; Ses partisans et lui se font batteurs d'estrade ; Los Jacques se rallient à ce meneur puissant ; Et voilà le pays mis à feu et à sang.

Cependant le Roi meurt ; la France à l'aventure Va comme au gré des vents un vaisseau sans mâture ; Les Flamands d'un côté ; de l'autre les Anglais :

Deuil, ruine, désastre, effondrement complets! Tandis que...

Taudis quc.*^

DE CAOL'RS.

Si, d'àme moins hautaine.

Vous mettez, vous le noble et vaillant capitaine. Votre main dans la main de Marcel, il est pris! Et ce soir-là c'est vous qui gouvernez Paris.

Admirable projet!

DE CAOURS

Plus admirable encore î Vous sauvez le pays du mal qui le dévore.

Tous se rallient à vous dans un tel désarroi... Ah! si vous le vouliez... c'est vous qui seriez roi!

Es-tu fou, malheureux? Oh oui! je veux le croire, Pour ton propre intérêt et pour ma propre gloire ;

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