ACTE II. SCÈNE IV
Alors quo ce pays n'a plus ni foi, ni loi,
Ce n'est pas un prévôt qu'il lui faut, c'est un roi.
DE CAOURS
Ce roi peut ii'ôtro pas un prince héréditaire.
DU GUESCLI!!.
En efieti ce peut être un prince d'Angleterre.»* Un prince de Navarre cncor mieux?
DE CAOURS
Je croyais Avoir détruit en vous ces soupçons inquiets.
Mais aussi quels propos me tenez-vous, que diantre P Si le pouvoir royal nous groupe et nous concentre. C'est justement autour de cette hérédité Qui fait du premier rang le rang incontesté.
DE CAOURS
Hugues Capot n'est pas l'héritier de son père.
DU CUESCLIS.
Fait exceptionnel et non règle ordinaire!
o» MESSIRE DU GUESGLIN.
DE CAOUR8.
Pcpin lo Bref n'est pas fils de Ghildéric Trois. Les usurpations sont les berceaux des rois.
DU GLESCLIN.
Les berceaux de ces rois, dont vous citez rhistoirc. S'élèvent radieux sur un pavois de gloire ; Et pas un de ces fiers sauveurs de nation N'était fils de l'émeute et de l'invasion.
DE CAOURS
Qui vous dit que ce soit à Marcel que je pense I*
DU GUESGLIN.
Je vous dis, moi, qu'il faut ne penser qu'à la France^ Et que mon devoir est, en cette extrémité, De sauver lo royaume avec la royauté.
DE CAOURS
Faites, mais vous aurez, je crois, beaucoup à faire; A moins que le hasard...
DU GUESGLIX.
Dieu m'aidera, j 'espère.