‹ Messire du Guesclin;Chapitre 7 sur 102 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

L'homme qui parle là parle en homme sincère ; Il n*est pas pour Marcel.

LE PASSEUR

Certes non!

Je le croi; Mais il n'est déjà plus pour nous, ni pour le roi.

LE PASSEUR

Je suis pour mon pays et contre tous les traîtres.

LE DAUPHIN

Ah ! fièvre du soupçon comme tu les pénètres ! ' Comme ils ont bientôt fait d'absorber ton poison, Et comme, avec leur cœur, tu troubles leur raison !

(Au passeur.)

Quel intérêt aurais-je à trahir, folle tête.^

Est-ce que le pilote appelle la tempête.^

Est-ce que les bergers vont attirer les loups?...

Ahl quand ils sont vaincus, que les peuples sont fous!

lo MESSinE DU GUESCLIN.

LE PASSEUR

Chassez l'Anglais alors et délivrez la France !

LE DAUPHIN

Alors, que cette barque aide à ma délivrance. Arrache à son tombeau la royauté qui meurt.

COMTE D*AUXERRE

Si tu veux nous sauver, à tes rames, rameur.

(Les rumeurs augmentent et se rapprochent peu à peu.) LE DAUPHIN.

Réfléchis, insensé, qui me traites de lâche ! Ne viens-je pas braver, pour accomplir ma tâche. Pour aller jusqu'au bout de mes devoirs sacrés. Ton refus qui me livre h la mort?

LE PASSEUR

Vous vivrez!

{M va chercher ses rames, les jette dans la barque, la détache et fait signe aux hommes de monter.)

Et si VOUS rassemblez une armée h Vincennc, J'en suis; mais il vous faut un bien bon capitaine.

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