‹ Messire du Guesclin;Chapitre 6 sur 102 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

COMTE d'aUXERKE.

Tais -toi.

JACQUES BUREAU

Cette barque est à vous, compagnon ?

LE PASSEUR, absorbé.

Oui. Pourquoi?

LE DAUPHIN

A S- tu quelque pitié du royaume de France .!>

LE PASSEUR, les yeux toujours fixés sur le Dauphin.

Aussi grande pitié que grande est sa souffrance.

LE DAUPHIN

Prends tes rames alors, sauveur inespéré I Tout ce que tu voudras je te Taccorderaî, Si tu peux... si tu veux, car tu le peux sans peine, Nous débarquer tous trois cotte nuit à Vincenne.

LE PASSEUR

Monseigneur, mes deux fils combattaient à Poitiers. A rbeure même où vous, le Dauphin, vous... partiez.

Tous deux faisaient au roi rempart de leur bravoure : Tous deux sont morts. Cherchez ailleurs qui vous secoure.

(Gomme il se dispose à rentrer le comte d'Aoxerre l'arrête par le bras.) COMTE d'aUXERRE..

Monseigneur est parti sur l'ordre du roi Jean Qui sauvait le Dauphin pour sauver le Régent.

LE PASSEUR

Allons donc ! il a fui comme un lâche.

COMTE d'aUXERRE.

Blasphème !

Cet ordre de départ, je l'ai porté moi-même.

JACQUES BUREAU

Qu'oses- tu dire là?

LE DAUPHIN

Ce que dit tout Paris.

C'est ainsi que Marcel égare les esprits, Qu'il tisse peu à peu la trame qui m'enserre.

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