‹ Messire du Guesclin;Chapitre 76 sur 102 · ACTE m. — SCÈNE VIII. l · texte numérisé non relu

ACTE m. — SCÈNE VIII. l

PATHEL, i part.

Je devine k présent.

JEAN GOTON

Pardonne, camarade, J'aî d'un doîgt trop brutal touché ton cœur malade. Mais d*un seul mot Payncl va te tranquilliser.

(A Payncl.)

Julienne est venue ici pour l'épouser, Dis-le-lui.

Mais d'abord il faut savoir pour dire.

DE HAUNT.

Ton refus de parler tend mon doute encor pire. Paynel, je suis un homme; et mieux vaut un coup droit, Que ces mille tourments où périt mon sang- froid.

Oui, c'est vrai I J'agis mal et mon silence est lâche. Oui, double est mon devoir comme double est ma tâche.

l34 MESSIRE DU GUESGLIKf.

Jo la dolivro aussi rien qu'en le délivrant.

Mo taire c'est mentir. Sache, écoute, comprend.

— Ah I pauvre agonisant que ma rudesse achève ! —

Enterre ton espoir, ensevelis ton rêve;

Moi-môme à ton bonheur je vais sonner le glas :

N'aime plus Julienne, elle ne t'aime pas.

DE MA.UNT

Si fort que soit mon cœur, la douleur est plus forte. Ah I misère de moi I toute ma vie est morte I . . . Mais non I dans mon malheur il me reste un recours. L'obstacle entre elle et moi, c'est GaoursI...

Page 1